La Bakery Art Gallery a le plaisir de vous convier à la rencontre dialogue autour de l’exposition 1400°.

18h30__19h30 // Gallery side – le bar restera ouvert jusqu’à 21h00
Cette soirée propose un temps d’échange et de réflexion autour du projet. Valérie Blaize présentera le projet 1400° : ses origines, ses intentions et ses modalités de mise en œuvre. Jean-François Bourlard reviendra sur sa pratique de la céramique (« Raku Punk »). Au cours d’une discussion avec l’historien d’art et commissaire d’exposition Christian Pallatier, les artistes évoqueront leurs processus de travail et la mise en regard de leurs œuvres. Pensée comme un espace de dialogue, cette rencontre dépasse le champ de la céramique pour aborder la dimension pluridisciplinaire du projet.

Réalisé dans le cadre du Nikon Film Festival, le court-métrage « L’œuvre » de Marion Pussey propose une réflexion contemporaine sur notre manière de percevoir l’art. À travers une mise en scène épurée, le film explore la pluralité des regards portés sur une même œuvre, révélant les écarts d’interprétation, les incompréhensions, mais aussi la richesse des lectures individuelles.
Le tournage s’est déroulé à la Bakery Art Gallery. Ce choix de décor confère au film une authenticité particulière, en capturant non seulement les œuvres, mais aussi l’atmosphère propre à la galerie.
Le film a été réalisé pendant l’exposition de BARBARA SCHROEDER // At the Centre of their Shadow // 16.10.2025 – 29.11.2025. Cette immersion directe dans l’exposition permet d’ancrer la narration dans une expérience concrète, où l’œuvre exposée devient à la fois sujet, objet et catalyseur de réactions.
À la croisée du cinéma et de l’exposition, ce projet illustre pleinement le dialogue entre création audiovisuelle et art contemporain, tout en mettant en lumière la Bakery Art Gallery comme un lieu de production, de diffusion et d’expérimentation artistique.
Du 21 février au 28 mars 2026, l’exposition Impressions urbaines de Blandine Galtier déploie un paysage sensible et fragmenté à travers les séries Instants, Les campagnes hallucinées et Archéologie du blanc, réunissant estampes et matrices dans un dialogue brut entre trace, matière et mémoire urbaine.

« Enfant, je voyageais en admirant les cartes que faisait
mon grand-père géomètre.Les courbes de niveaux et les légendes de géologie furent mes premières rencontres avec le paysage et la ligne. »
– Blandine Galtier
Blandine Galtier travaille sur l’empreinte, celle de la mémoire mais aussi celle des gestes. Celui de l’homme sur ses territoires et son propre geste sur le métal en tant que graveuse. Blandine Galtier pose un regard de spectatrice sur les paysages urbains et industriels, les observe et les trouve beaux. C’est cette beauté et poésie qu’elle révèle à travers ces estampes.

« Iron Landscape 2 », Blandine Galtier, 2024.

« J’aurais pu choisir comme outil d’expression le pinceau ou le crayon. Je cherchais la complexité du process de mise en œuvre d’un chantier, la précision des gestes. »
– Blandine Galtier
« Adour », Blandine Galtier, 2024.
// Ne manquez pas cette proposition artistique à la Bakery Art Gallery ! //
Bakery Art Gallery accueille pour la première fois une résidence publique de production et l’installation d’un four éphémère sur la terrasse de BAG. 1400° est un projet de recherche et de création réunissant trois artistes autour d’un événement accidentel : la défaillance électrique d’un four céramique survenue le 26 novembre 2024, lors d’une cuisson dans l’atelier de Valérie Blaize.
Alors que le pyromètre indiquait 1240°C, le four semblait peiner à atteindre la température programmée de 1270°C.
Pensant ses pièces sous-cuites, l’artiste interrompt manuellement la cuisson. En réalité, à la suite d’un dysfonctionnement électronique, le four était monté à plus de 1400°C jusqu’à s’auto-détruire, lui et l’ensemble de son chargement.
Ce décalage entre donnée mesurée et réalité thermique révèle une perte de contrôle radicale : la machine échappe à sa fonction, le protocole de cuisson devient fiction et la matière est livrée à une intensité imprévue.
Valérie Blaize (1979) plasticienne céramiste travaille à partir de l’irruption de l’imprévu et de la part sauvage de la matière. Son approche, nourrie par une pratique quotidienne du dessin et développée dans l’installation, explore la trace, la faille et les tensions qui fissurent la surface. Le détournement d’objets occupe une place centrale dans son travail. L’artiste en révèle le potentiel latent en les re-contextualisant. Elle les confronte à leur environnement d’exposition, invitant parfois le public à les activer ou les déplacer.
Xomin Sourgens (1979) photographe, travaille principalement en argentique, le plus souvent en noir et blanc. Il accorde une grande importance à la post-production et à l’archivage de séries inscrites dans un temps long. Marquée par l’errance et la mobilité, son approche explore des paysages et des espaces empreints de solitude et de dépouillement. À travers une contemplation sobre et silencieuse, l’artiste construit des images où s’articulent mémoire, territoire et temporalité.
Jean-François Bourlard (1970) potier sculpteur se concentre sur la matière et ses limites par la performance de cuisson et l’installation. Il s’intéresse aux forces générées par le feu et aux interactions entre matières fusibles et réfractaires : faïence et grès, porcelaine et émail. Craquelures, fusions, déformations et accidents deviennent des composantes essentielles de son langage plastique. Son travail met en jeu l’impermanence des formes et les processus de transformations qui traversent la matière.
À partir de cet incident, à la fois catastrophe matérielle, accident technique et moment de bascule, le projet interroge ce que le four raconterait de sa folle nuit. Que produit une température hors norme sur la structure des émaux, sur la résistance des terres, sur les équilibres chimiques ? Que devient la notion d’échec lorsque la destruction génère des formes imprévisibles, irréversibles parfois ?
La matière poussée à ses limites physiques enregistre la violence du processus : amalgames, déformations, effondrements, vitrifications extrêmes. La destruction devient un opérateur plastique, un révélateur !

Quilles d’enfournement agglomérées,
Photographie @ Valérie Blaize
1400° explore la dimension narrative de l’accident : oublier le dysfonctionnement pour en faire le point de départ d’une fiction transdisciplinaire où s’entrelacent enquête technique, mémoire matérielle et projection imaginaire. Le four n’est plus seulement un outil, il devient protagoniste, témoin et acteur d’un événement qui reconfigure les rôles entre contrôle et hasard, intention et imprévu.
Une première semaine de résidence à la Fabrique Pola a été consacrée à l’”autopsie” du four et de son contenu, documentée par des photographies, des empreintes, des notes et des relevés. Cette phase d’observation minutieuse a permis d’identifier les mutations de la matière et d’analyser les traces laissées par la surchauffe.
Ce temps de réflexion collective a ouvert des hypothèses plastiques, performatives et visuelles qui ne documentent pas seulement un accident, mais en prolongent les effets. Les productions présentées à la Bakery Art Gallery résultent de ce processus.
1400° s’inscrit dans une démarche plastique, documentaire et conceptuelle où l’événement technique devient un moteur narratif, une archive vivante, un matériau artistique interrogeant notre rapport au contrôle, à la limite et à l’impermanence des formes.
// Pour prolonger l’expérience, rendez-vous à la Bakery Art Gallery ! //

Sève Montverdo et Tapaï Rezine, duo d’artistes, présentent « Apnée ? Lucidité ! », une exposition où dialoguent peinture et gravure. Leurs regards singuliers convergent, leurs visions se croisent et se répondent, fixant les mêmes horizons sensibles et engagés. Ensemble, ils témoignent de la catastrophe et s’imaginent la représenter sur les parois d’une grotte après l’anthropocène. Cette dystopie picturale est une invitation à entrer dans leur univers politico-poétique.
La fabrique de nuages, une esthétique de la pollution de Sève Montverdo questionne les enjeux écologiques, les bouleversements climatiques et sociétaux en cours, quand Les Dieux Déguisés de Tapaï Rezine interpèlent sur les mouvements migratoires et la destinée humaine.
Leurs thématiques récurrentes proposées au travers d’une sélection d’une trentaine de toiles trouvent ici l’aboutissement d’un processus engagé il y a trois ans. C’est aussi l’occasion de dévoiler pour la première fois le triptyque à quatre mains à l’origine de cette série et dont l’élément central, trait d’union entre les deux ateliers, marque une synthèse de leurs visions. Il devient alors difficile d’isoler leur travail pour un spectateur qui aurait compris l’imbrication idéologique intime du duo.

BAKERY ART GALLERY accueille BLAZERS / BLASONS qui présentera l’intégralité de ses collections de blasons et de dossards d’artistes. Ce projet en regroupe actuellement 307 dont le dernier né est celui réalisé pour l’affiche de l’exposition BBB (Blazers / Blasons / Bakery… ou Bordeaux) par Fanette Mellier.
Depuis 2016, BLAZERS / BLASONS invite des artistes à concevoir un blason ou un dossard réalisé en broderie mécanique. Il s’agit d’une carte blanche ou d’une invitation à rejoindre une collection thématique.
S’inscrivant dans une démarche globale et au long cours, Blazers/Blasons envisage la création au sens large : là où se confrontent et se confortent des savoir-faire dans un rapport exiguë entre l’art contemporain, le design, l’illustration, l’artisanat, la mode…
Ce projet est mené par Le Collectif La Valise, actuellement composé des artistes/éditeurs Samia Oussadit et Pascal Leroux. Il est accompagné par Fanette Mellier artiste et graphiste.
En replaçant l’héraldique dans le champ de l’art, La Valise met en exergue l’idée que le blason n’appartient à personne, ni figé par le temps. Il s’agit d’un support, d’une image conceptuelle avant tout. Et comme le rappelle Michel Pastoureau, les armoiries agissent comme « des codes sociaux […] révélant deux aspects de ceux qui en font usage : l’identité et la personnalité ». Si la question identitaire est aujourd’hui particulièrement fragile, Blazers / Blasons ouvre une voie poétique et sociale en la soumettant à divers champs contenus dans la création contemporaine.