Partez le temps d’une journée et laissez-vous guider par l’association Connaissance de l’art contemporain à travers un voyage inédit, entre rêve et imaginaire, mythologie et poésie, au cœur du Parc naturel régional des Landes de Gascogne.
Depuis 2009, la Forêt d’Art Contemporain se consacre à produire et diffuser une collection d’œuvres contemporaines dans un environnement naturel créant ainsi un dialogue entre la création artistique et la nature. Aujourd’hui, ce sont plus de 27 œuvres qui sont accessibles à tous, sous la forme d’un itinéraire s’étendant du Sud Gironde à la Haute Lande. Tantôt monumentales, tantôt discrètes, découvrez à travers ces propositions de parcours initiatique, les œuvres qui peuplent ce musée à ciel ouvert.
Suivez Christian Pallatier co-fondateur de connaissance de l’art contemporain et directeur de BAG galerie, dans la forêt des Landes. Les Grandes Excursions se déroulent une journée par mois : 13 mai, 10 juin et 1 juillet 2023 de 10h à 16h30.
Vous pourrez également bénéficier de l’option « pique-nique » un déjeuner libre de gluten et biologique proposé par BAG boulangerie.
13 mai : Découvrez quatre oeuvres de La Forêt d’Art Contemporain, tout au long de cette journée qui vous mènera de Garein à Pontenx-les-Forges en passant par Commensacq, Vous serez plongé au coeur de la Haute Lande avec la visite du musée de Graine de forêt, du site remarquable de Bouricos et la présence d’Isabelle Loubère qui vous contera les légendes d’autrefois.
10 juin : Découvrez cinq oeuvres de La Forêt d’Art Contemporain, tout au long
de cette journée qui vous amènera de Pompéjac à Captieux en passant par Bourideys, Luxey et Sore. Vous serez plongé en Sud Gironde et bénéficierez de la présence de l’artiste Yves Chaudouët et de la compagnie de danse Bella&côme.
1 juillet : Découvrez cinq oeuvres de La Forêt d’Art Contemporain, tout au long de
cette journée qui vous mènera de Bélis à Brocas en passant par Vert et Garein. Avec la présence de l’artiste Christophe Doucet.
par Thomas Doustaly
» BAG, pour Bakery Art Gallery, est un drôle d’endroit façon couteau suisse. On y vient côté boulangerie – bio et sans gluten – pour acheter du pain à la farine de riz et sarrasin, une chocolatine ou un gâteau. De l’autre, côté galerie, pour admirer des œuvres d’art contemporain, de Laurent Goldring récemment, ou de l’artiste congolais Mega Mingiedi Tunga bientôt.
Sylvie Pallatier, boulangère et pâtissière, et son mari Christian Pallatier, historien d’art, ont investi cet hôtel particulier du XIXe siècle du quartier Saint-Michel, classé aux monuments historiques. C’est dans l’espace café, sous un lustre de Murano ou sur la terrasse côté cour que leurs deux mondes se réunissent le mieux : devant un thé ou un jus de fruit frais, on déguste un cannelé sans lactose léger comme une plume après la visite de l’exposition. «
Thomas Doustaly, Bordeaux, le meilleur du « Monde », Le Monde, 19 mars 2023.
Sonja Jokiniemi, Portrait, 2021
Sonja Jokiniemi
In figures of writing
14.04__17.06.2023
vernissage
__vendredi 14 avril 2023
__de 17h30 à 21h30
__en présence de l’artiste et Johanna Råman, directrice de l’Institut finlandais à Paris
Institut finlandais – Café Maa // Paris
__exposition collective Imagine Everyday! Outsider Art Finland avec deux nouvelles oeuvres textiles conçues par Sonja Jokiniemi__du 14.04 au 13.07
__vernissage__jeudi 13 avril de 18h30 à 20h30__en présence des artistes
BAD+ Art Fair // Bordeaux
__des oeuvres de Sonja Jokiniemi seront également à découvrir sur notre stand au Hangar 14
__du 04 au 08.05
Ce printemps, concomitamment à son exposition à l’Institut finlandais à Paris, nous accueillons Sonja Jokiniemi, artiste textile, chorégraphe et scénographe finlandaise récemment présentée au HAM -Helsinki Art Museum- dans la grande exposition Dance! Movement in the Visual Arts 1880–2020.
Cette exposition présente des œuvres de dessin et de textile de Sonja Jokiniemi de 2017 à 2023, qui incarnent la quête artistique plus longue sur la narration, les systèmes linguistiques et la relationalité haptique. Les dessins ont été un moyen de composer des performances sur scène, de réfléchir sur les stratégies de communication non verbale en travaillant avec de nombreuses personnes autistes, ainsi que de faire partie des performances elles-mêmes. Une grande partie du travail de Jokiniemi tourne autour de cette idée de langages alternatifs : comment les choses et les matériaux parlent et comment trouver des systèmes d’expression où les mots deviennent moins proéminents ou simplement absents.
Plus récemment, les traditions textiles, le partage intergénérationnel des connaissances et le travail féministe sont devenus de plus en plus apparents dans la production des œuvres textiles ainsi que dans leur processus de fabrication. Jokiniemi s’intéresse à l’ordinaire, à la classe ouvrière, au travail manuel et à la représentation des identités et des expressions féminines. Les dernières œuvres textiles ressemblent à des textiles domestiques, qui se débusquent d’eux-mêmes, essayant d’évoquer un sens de l’incontrôlé, du désordre et du mal par rapport à ce que devraient être des objets décoratifs généralement utilisables. Elle y griffonne ensuite des figures de ses dessins, qui traitent des disproportions, des dislocations et des accentuations. Ces figures se camouflent en partie et s’exhibent en partie dans le cadre de l’histoire du tissu.
Sonja Jokiniemi, Blab 3 with Rya Rug, 2020
Sonja Jokiniemi
Sonja Jokiniemi (née dans la ville de Kuopio en Finlande) est à la fois chorégraphe, interprète et artiste. Jokiniemi est basée à Helsinki, en Finlande, et à Lausanne, en Suisse. Elle est diplômée du programme d’arts du spectacle du théâtre DAS à Amsterdam et d’une licence en danse contemporaine au Laban Centre à Londres. Elle a également suivi une formation en art-thérapie expressive à l’Institut Inartes d’Helsinki en 2020.
Les œuvres de l’artiste se situent à la croisée des arts : entre performances, dessins et textiles. Ses dessins jouent un rôle important dans la scénarisation de ses performances et font partie intégrante des conceptions scéniques et des installations. Son travail implique principalement une exploration narrative, avec pour objectif de comprendre les systèmes linguistiques et leur interaction tactile – faisant référence à diverses manières de communiquer, à la création de connaissances, ainsi qu’à la réorganisation des valeurs linguistiques et perceptuelles.
Jokiniemi se passionne pour l’exploration des expériences humaines qui sont complexes et chaotiques, ainsi que pour les sensations corporelles, qui servent de paysage pour réfléchir aux relations entre les choses et les êtres, aussi bien les relations ordinaires qu’étranges. Récemment, Jokiniemi s’est davantage intéressée au travail manuel, aux traditions artisanales et à la transmission de connaissances entre les générations. Cette évolution a conduit à la création de pièces combinant à la fois art textile et art de la danse.
« Dans mon travail, j’engage la pratique du dessin, des acteurs humains et non humains, de la fabrication textile, des questions de langage et de communication et d’exploration des corps et des sensations comme une manière de penser autour des réseaux de choses et d’êtres ; leurs relations ordinaires et étranges. Je m’intéresse aux modes alternatifs de narration, aux objets et processus traditionnellement considérés comme de l’artisanat féminin. J’explore les modes de travail manuel et la relation haptique au monde environnant. »
Les travaux de Sonja Jokiniemi ont été soutenus par de nombreuses institutions dans le monde de l’art et du spectacle, tels que : STUK-A House for Dance, music and Image (BE), Zodiak Centre for Dance, Moving in November festival et Kiasma Contemporary Art museum (FI), MDT (SWE), BUDA Kunstzentrum (BE). Elle a récemment exposé au musée d’art HAM-Helsinki, au musée d’art de Oulu, à la galerie Ars Libera, au centre d’art contemporain Den Frie à Copenhague et au Musée Dr. Guislain à Gant. Jokiniemi a reçu trois bourses du Centre national de promotion des arts de Finlande (Taike) : une bourse artistique en 2017, en 2018-2020 et en 2021-2025.
Institut finlandais
L’institut finlandais est une plateforme indépendante et pluridisciplinaire entre la Finlande et la France. En collaboration avec différentes institutions internationales du milieu créatif, l’Institut finlandais propose un riche programme d’évènements culturels au sein de l’institut et hors de ses murs. À travers son programme, l’institut souhaite étudier comment participer à la promotion d’un discours international dans les domaines du design, de la mode, de la gastronomie, du cinéma et du spectacle vivant entre autres
BAD+ Art Fair
Des oeuvres de Sonja Jokiniemi seront également à découvrir sur notre stand à BAD+ Art Fair.
__du 4 au 7 mai 2023
__Hangar 14 à Bordeaux.
Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la programmation L’expérience de la liberté : l’espace, le corps, la danse
qui se tient à la Bakery Art Gallery depuis le 12.01 (Trente Trente, Laurent Goldring, Modulab) et jusqu’au 18.06.2023.
L’invitation de Sonja Jokiniemi avec le partenariat de l’Institut finlandais prend là tout son sens, au moment où la Finlande demande son adhésion forcée à l’OTAN. Dans la danse, l’alignement postural (neutre ou actif) préserve des blessures. L’invasion barbare de l’Ukraine le 24 février 2022, contraint la Finlande à abdiquer sa politique historiquement non-alignée. Le pays partage 1340km de frontières avec la Russie et craint désormais pour son intégrité. Le re-découpage forcé des territoires européens incite à s’engager et à repenser « l’expérience de la liberté ». Des espaces, des corps et la danse comme médiation pour retisser le lien avec notre humanité : c’est le cœur du travail de Sonja Jokiniemi.
Du 5 au 8 avril 2023, BAG accompagne la résidence de l’artiste Mega MINGIEDI, dans le cadre du projet TELEMA. Ce partenariat avec l’association MC2a préfigure l’installation, rue du Mirail, du futur Institut des Afriques en 2025. L’exposition dont le commissariat est assuré par Franck HOUNDÉGLA, regroupera les œuvres in-progress des artistes Barbara ASEI DANTONI, Danièle BOKINO, Christophe DOUCET, Isidore KRAPO, Alice RAYMOND, Natacha SANSOZ et Corinne SZABO.
__mercredi 5 avril
__18h-20h : performance et inauguration de l’installation conçue par Mega MINGIEDI TUNGA et les artistes associés au projet
__jeudi 6 avril
__11h-19h : visite libre de l’installation
__15h-17h : table ronde, » Passages entre art et géographie » , animée par Marina Duféal et Sylvain Guyot, enseignant·es-chercheur·es en Géographie à Université Bordeaux Montaigne / membres de l’UMR 5319 Passages
Un homme et une femme, tous deux membres d’une Unité Mixte de Recherche (UMR) du CNRS, Passages, membres du Département de Géographie de l’Université Bordeaux Montaigne, l’un Professeur, l’autre Maitresse de Conférences, viendront évoquer leurs travaux de recherche entre art et géographie pour l’un, cybergéographie pour l’autre en mobilisant non pas un format classique de présentation (le diaporama) mais celui d’une prise de parole avec des objets de leurs choix. Tous deux font le pari que ces artefacts incarneront leurs démarches, pensées, engagement dans la recherche et déclencheront le dialogue avec les artistes et les personnes présentes.
__vendredi 7 avril
__11h-19h : visite libre de l’installation
__10h-12h : atelier animé par SO Coopération : Les Objectifs de Développement Durable (ODD) en pratique
Dans un monde globalisé et face aux urgences multiples, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a proposé 17 Objectifs mondiaux de Développement Durable (ODD) à atteindre d’ici 2030. Il s’agit d’un plan d’action pour les populations, la planète, la prospérité, la paix tout en mettant en œuvre des partenariats à toutes les échelles. Les créations artistiques et culturelles sont un levier majeur pour faire passer des messages pour la réalisation de ces objectifs universels. SO Coopération propose un atelier qui permettra d’échanger sur les enjeux liés aux ODD et d’explorer comment se les approprier. Ce sera aussi l’occasion de discuter de la question des frontières car les ODD interrogent les frontières entre les acteurs, les secteurs, le Nord et le Sud et l’universalité des combats.
__20h30 : Rocher de Palmer : concert « Les mamans du Congo & Rrobin »
__samedi 8 avril
__11h-19h : visite libre de l’installation
TELEMA, mot lingala, langue parlée en République Démocratique du Congo, signifie « LÈVE-TOI ».
Le projet TELEMA est né dans la foulée de la Restitution à l’Afrique de son patrimoine matériel et immatériel.
Il se propose, en invitant en résidence en Nouvelle-Aquitaine l’artiste plasticien cartographe Mega Mingiedi (RDC), de poser la question des frontières de l’Afrique, leurs origines et la réflexion qu’elle nous suggère :
– Comprendre le territoire, avant que les frontières tracées par la conférence de Berlin (1885) n’oblige les africains à se plier aux directives occidentales.
– Remettre en question les frontières de l’Afrique, c’est revisiter l’Histoire, celle des peuples, leurs langues, la terre et le sous-sol du continent qui leur appartient.
– Concevoir, proposer une carte représentative des frontières naturelles, des réalités sociologiques, anthropologiques, culturelles, artistiques et des enjeux d’aujourd’hui.
« Le travail de l’artiste interroge le monde qui l’entoure proche ou lointain, qu’il regarde depuis sa ville où il a grandi et choisi de vivre. Ainsi je vis et travaille à Kinshasa, mes récits graphiques entre cartographie et dessin artistique racontent la ville monde en particulier celle de Kinshasa avec 17.000.000 d’habitants, mais aussi d’autres villes du monde et imaginaires.
L’artiste rapporte la manière dont l’imaginaire circule, dont les gens façonnent l’urbain, le pratiquent ou le chantent. Mon travail témoigne de l’intensité de Kinshasa, ville si dure qui est aussi, un royaume d’une joie extrême.
Les évènements de notre temps les chaos vécus venus de l’Afrique, les prises de conscience en Occident liées à la colonisation ainsi que d’autres secteurs, celles de l’art et de la restitution des objets d’art nous intéressent.
Comment redonner à l’Afrique de nouvelles configurations frontalières. Mon travail d’artiste et ma pratique de la cartographie aideront à la compréhension du monde africain de demain à travers les perspectives de nouvelles frontières proposées par l’artiste, dans le cadre du projet TELEMA.
Afin de répondre aux ODD (objectifs de développement durable) je me suis focalisé sur 5 points essentiels choisis parmi les 17 attendus:
1. Éducation de qualité
2. Réduire des inégalités
3. Égalité entre les sexes
4. Protection des enfants
5. Paix, justice, et institutions efficaces
Pour finir je ne suis pas un artiste sectoriel parce que les problématiques des frontières ne concernent pas que la R. D. Congo, c’est un phénomène global ».
L’idée est de produire une installation en deux volets :
– L’une traduisant mes idées sur les nouvelles perspectives des frontières africaines par un dessin diptyque comprenant les problématiques liées à des régions qui veulent être autonomes, refusent la nation dit conventionnelle tels des pays « normaux ».
L’installation sera accompagnée de lots de caisses en bois et de témoignages individuels sur la thématique:
– L’autre, le work shop. Le travail va être confronté, échangé et partagé avec les étudiants et les lycéens dans le but de vivre ce projet dans un contexte d’échange et trouver ensemble, dire, inventer nommer… le résultat de ce processus.
Mega Mingiedi
Né en 1976 à Kinshasa , Mega Mingiedi termine l’école des Beaux-Arts de Kinshasa , puis la haute Ecole du Bas Rhin jumelée entre Strasbourg et Mulhouse.
Vivant à Kinshasa, une ville caractérisée par une sorte d’instinct de survie au quotidien, animé par une liberté d’esprit dans les créations et doté d’une imagination accentuée unique dans sa manière de voir la vie, la ville et le monde, ses dessins, collages, graffs, installations et tant d’autres expressions , permettent à Mega Mingiedi de s’engager, d’avoir un langage et une position dans le monde de l’art. Il instaure dans son travail le concept de résidence comme mode de création qui lui permet de s’isoler, de créer et aussi d’observer avec recul les histoires et les faits de la socièté.
Co-fondateur du collectif Eza Possibles de Kinshasa, il participe à de nombreuses expositions et résidences dans des pays et villes différents.
» Mi-Cartographies, mi-mind maps ultra conceptuelles, dessins/ collages /graphes/installations, les travaux de Mega Mingiedi portent un regard tout à fait inédit sur l’espace urbain. Pour qui a travaillé avec lui , comme c’est mon cas , à Kinshasa et à Johannesbourg , il est impossible de regarder ces deux villes , d’y travailler , d’y vivre, comme on le faisait avant : le regard de l’artiste transforme radicalement celui de l’observateur. Cela est d’autant plus frappant pour qui s’intéresse aux théories actuelles de la géographie radicale, mise en exergue, notamment dans les travaux de théoriciens / praticiens tels Eyal Weizman et Teddy Cruz . L’oeuvre de Mega Mingiedi est en dialogue avec et enrichit leur production . Je n’entends pas par là que l’artiste a vu Weizman ou Cruz, mais qu’il répond, à travers son travail, à une riche gamme d’interrogations centrales à la réflexion actuelle sur la violence (économique, politique, sociale, spirituelle) et, simultanément, l’extraordonaire vitalité dont ces espaces sont le creuset.
Cette ouverture – et cette capacité à dialoguer sont le fait d’études approfondies en arts plastiques, d’abord à l’Academie des Beaux-Arts de Kinshasa , où l’artiste a acquis la rigueur qui caractérise son trait, puis à l’Ecole Superieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, où il a été exposé à toute une gamme d’approches – Scénographiques , performatives, de cartographies – qui lui ont apporté une base conceptuelle à la fois solide et complexe. C’est à partir de ce double socle et d’une réelle réflexion personnelle, engagée, qu’il a développé le vocabulaire innovant qui caractérise son travail. Dans ces deux contextes aussi -ABA de Kinshasa et ESAD à Strasbourg – il a appris la rigueur à laquelle je faisais précedement allusion – A une capacité de concentration qui ne peut qu’épater, l’artiste allie un réel intérêt pour les échanges approfondis : pour les conversations fouillées autour d’approches de thématiques, de structures, de possibilités physiques et philosophiques. «
Dominique Malaquais, chargée de recherche
Centre d’Etudes des Mondes Africains / CNRS
TELEMA est un projet MC2a – SO Coopération, auquel s’associe l’Institut des Afriques en partenariat avec la Cité Internationale des Arts.
Musée Ethnographique Universitaire de Bordeaux
EBABX – École supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux
BAG Bakery Art Gallery à Bordeaux
Lycée Michel de Montaigne à Bordeaux
Bidasoa Etorkinekin à Hendaye
Gare Mondiale à Bergerac
Réseau Aquitain de l’Histoire et de la Mémoire de l’Immigration (RAHMI)
Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la programmation L’expérience de la liberté : l’espace, le corps, la danse qui se tiendra à la Bakery Art Gallery du 12.01 au 18.06.2023.
Dans le cadre du lancement de notre programme Édition/Éditions destiné à accroitre la visibilité des maisons d’édition françaises et européennes, BAG invite Modulab, galerie et atelier de création artistique à Metz. Ce sera l’occasion de découvrir leurs éditions et les oeuvres de Luc Doerflinger, Benoît de Mijolla et Benjamin Roi.
vernissage
__jeudi 9 mars 2023
__de 17h30 à 21h30
__en présence des artistes et Aurélie Amiot, directrice artistique de Modulab
Vue de l’exposition Glissando, remous et variations de Chloé Poizat – Sept 2023 | Photo: Benjamin Roi
Modulab
Fondée en 2011, l’atelier – galerie Modulab développe des outils de diffusion: expositions, publications, éditions d’art et s’engage auprès des artistes qu’elle soutient. Modulab renforce et réunit dans ce projet collectif, les compétences, modes opératoires et outils nécessaires à rendre visible le travail d’artistes de la scène émergente française qui engage une réflexion autour des pratiques du dessin et du multiple. Modulab confirme son projet artistique et assoit sa présence à la fois en région Grand Est mais également au niveau national et transfrontalier. Outre sa programmation d’expositions dans ses locaux, la galerie développe et contribue au développement de projets hors les murs : dans des lieux d’art contemporain institutionnels, mais aussi dans des espaces interstitiels et décalés. Modulab est présent sur des foires et évènements internationaux de proximité qui nous permettent de construire et développer des relations professionnelles durables et d’appréhender une pluralité d’écosystèmes (Drawing Now Art Fair, Art Paris, Luxembourg Art Week, Art-o-rama, Paréidolie Marseille). Fort de son expérience et de son rayonnement sur le territoire Grand Est, Modulab s’engage également en faveur de l’éducation artistique et culturel en construisant des projets singuliers dans le champ des arts visuels en lien avec sa programmation et à travers un réseau réactif d’artistes. Par ailleurs, Modulab édite et diffuse des multiples d’artistes dans le champ de l’estampe d’art et valorise ce travail au sein des collections publiques.
Luc Doerflinger, Armures III, 2022
Luc Doerflinger
Luc Doerflinger est né en 1966. Il est diplômé́ de l’École nationale d’art de Cergy. Son travail se présente sous la forme de peintures, d’installations lumineuses, de gravures et de dessins avec une attention particulière portée à la scénographie des images. Il aborde dans ses créations les dualités animalité / humanité, enchantement / désenchantement, réalité / fantômes et s’interroge sur le rapport que le peintre entretient avec la peinture. Ces travaux récents prennent la forme de grands assemblages d’images (dessins, estampes, peintures) dans lesquels des figures récurrentes agissent comme les protagonistes de récits en suspens.
Il a été montré par la galerie Maeght à Paris, Barcelone et San Francisco ; participé à l’exposition Le contemporain dessiné au Musée des Arts Décoratifs à Paris en 2016. Le centre d’art contemporain de Istres lui a consacré́ deux expositions personnelles en 2017 et 2018. Il est représenté par les galeries Modulab et Maeght qui diffusent régulièrement son travail lors d’évènements tels que Drawing Now Art Fair, Soon, Luxembourg Art Week, Art market San Francisco. La galerie Modulab l’a présenté en solo show à Art Paris Art Fair au Grand palais en 2020.
Benoît de Mijolla, Is there anybody out here ?, 2022-23
Benoît de Mijolla
Benoît de Mijolla est né en 1996 à Nancy. Il vit à Nancy et travaille à Metz. Diplômé de l’École Supérieure d’Art de Lorraine, en 2020. Il bénéficie actuellement d’un accompagnement par la galerie Modulab dans le cadre du disposition de soutien aux émergences de la région Grand Est. Le travail de Benoit de Mijolla s’articule autour du dessin et de la musique électronique. Ces deux pratiques, complémentaires dans son travail plastique, traduisent des gestes et un vocabulaire spécifique. Cette démarche s’inscrit dans une volonté en tant que plasticien de faire dialoguer les influences et les codes de cet univers musical dans le champ des arts visuels et graphiques. À travers le dessin, la sculpture, l’installation, la performance et le son, l’artiste expérimente des processus de travail. Il amasse et collecte des bribes d’images, d’archives, de scènes cinématographiques, de concerts, de clips musicaux, qu’il intègre ensuite dans son travail. Ces sources sont coupées, samplées, superposées, répétées. C’est par ces différentes opérations plastiques que l’artiste compose ses images.
La question de la ré-appropriation, également présente dans la musique à travers les techniques de « sampling » (1), est centrale dans son travail. À la fois comme citation ou amorce au travail plastique, elle me permet de maintenir un lien avec le réel. Allant jusqu’à redessiner ses propres dessins, l’idée de la boucle, « loop », alimente son processus créatif.
(1) Sampling : technique créative basée sur l’utilisation d’extraits sonores préexistants afin de créer une nouvelle composition
Benjamin Roi, An endless ecstasy, 2014
Benjamin Roi
Benjamin Roi est né en 1980. Il travaille entre Paris et Bruxelles.
» À certains égards la vérité de nos vies est fictionnelle. C’est dans le recul des récits que nous formons que s’expriment nos plus profondes vérités – des vérités plurielles, toujours plurielles, qui de l’instant fugace ne conservent que le goût, cette trace fantôme, obsédant sédiment qui traverse nos sens.
Dans ce mouvement, la neutralité vire, l’immobilité de l’horizon s’effondre comme de grandes vagues océaniques sur la digue qui sépare le potentiel de l’actuel. C’est là, dans ce lent fracas sans bruit que se construit l’Œuvre de Benjamin Roi.
Nourries de l’entrelacs de mouvements vidéo et de nuits sans sommeil, les images de l’artiste sont le produit d’univers virtuels grand public codés à la chaine. Pourtant, les sensations dont elles procèdent sont profondément organiques. Les œuvres de Benjamin Roi portent l’écho de visages connus, de voix tendres, entendues, de corps touchés, mais on n’y pénètre pas, elles nous filent entre les doigts comme file entre nos doigts le sable de la plage. On se promène, erre et se souvient par à-coup : l’écran de projection est un élément du monde, un élément dont l’effet mémoire dédouble le cheminement de l’esprit.
Ce souvenir est multiple, stroboscopique, hébété et contemplatif. Il est une copie sur une clé USB, fruit de la multiplication de l’identité, de sa dilution dans la dilution même du temps. Il appelle à une promenade, à prendre le temps de se laisser emporter.
Ainsi l’œuvre de Benjamin Roi dessine une porte à la surface du miroir, parfois tout simplement au creux de sa main, dans son téléphone, libre à soi de la franchir ou d’observer à son pas. De là naît la possibilité d’un récit, avec la part de jeu qui lui est propre. Le jeu de l’inconnu niché dans l’habituel, mais aussi tous les jeux qui un jour nous ont fait croire que les règles ne sont pas toujours les mêmes. — une voiture tombe, la chute dure longtemps, une voix off féminine parle, le bruissement dans les fougères se répète : rien ne presse. Le temps photographique a été absorbé par le temps informatique. Ce qu’il y a de concret en nous n’est qu’un picotement au bout des doigts, une longue fatigue oculaire lourde de réminiscences jaunes, vertes, rouges, bleues, une présence. » Benoît Blanchard
Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la programmation L’expérience de la liberté : l’espace, le corps, la danse qui se tiendra à la Bakery Art Gallery du 12.01 au 18.06.2023.
Laurent Goldring
27 minutes 23 secondes
____vernissage__le vendredi 3 février de 17h30 à 21h
____en présence de l’artiste
Bakery Art Gallery a le plaisir de présenter la première exposition monographique de l’artiste Laurent Goldring. Une quinzaine de photographies de mains et de corps et cinq vidéos seront présentées, avant que le Musée national d’Art Moderne ne consacre à l’artiste une salle dans le nouvel accrochage de la collection permanente du Centre Pompidou. On croyait savoir reconnaître les différentes parties d’un corps, mais il fait vaciller cette évidence. L’impression d’étrangeté provient des postures sans significations, de l’espace sans direction, des mouvements sans finalité ni aboutissement qui mettent tous les organes sur le même plan. Tous ces principes qui organisent la prise de vue convergent pour remettre en question des hiérarchies qui organisent le corps.
L’histoire de l’art (de l’image) surgit sous nos yeux, ici une déesse paléolithique, là une sculpture grecque, un moulage de Rodin, un détail de Géricault, plus loin Hans Bellmer, Henri Moore, Francis Bacon ou Berlinde de Bruyckere. Antonin Artaud nous parle du Théâtre de la cruauté, ou du Théâtre et son double, ici se joue le corps et son double, qui s’amuse de la monstruosité sans ombres, tout en profondeur. Des corps cacophoniques, des corps vivants qui s’opposent au démembrement de l’image, très légèrement animés dans les boucles vidéos. Laurent Goldring s’efforce moins de démontrer que de troubler et d’éveiller les curiosités, en entraînant les spectateurs sur des terrains aussi mal connus que peu fréquentés.
Laurent Goldring est né en 1957, à Paris, où il vit et travaille. Après des études de philosophie (École Normale Supérieure (Paris) et au City College (New-York)), il s’oriente vers un travail artistique, à la croisée des arts plastiques, de la vidéo, de la photographie et du cinéma. Ce travail est tout de suite remarqué : une exposition personnelle au Centre Pompidou en 2002 commissionnée par Christine Van Assche, des interventions dans de grandes institutions, des articles, textes et portraits dans des revues d’art réputées lui apportent une reconnaissance rapide*. Il fait aujourd’hui partie de prestigieuses collections publiques comme le Musée National d’Art Moderne où une salle de la collection permanente du nouvel accrochage du Centre Pompidou lui sera consacrée en 2023 (Sans titre acquis en 1989, Petite chronique de l’image (1995/2002) acquis en 2003, 24 images seconde acquis en 2013 et enfin dix vidéos datées de 2018 à 2022, acquises en 2022).
En lien avec le monde de la danse, ses images de corps ont influencé de nombreux chorégraphes et il a directement participé à la création de nombreux spectacles**. En 2016 et 2017, Le Palais de Tokyo montre une douzaine de vidéos de corps (Alter Ego), alors que le Bal (Paris) et Garage (Moscou), présentent des sculptures vivantes, performances à l’intérieur d’espaces sculptés ou tissés. En 2018-2019, il crée Fauteuils à Uzes danse et au Potager du roi, qu’il redéploie en 2020 dans le Hall monumental du FRAC Franche-Comté. En 2021, il termine un dessin animé expérimental avec Louise Lecavalier. Acquise en 2022, l’installation monumentale Cesser d’être un sera visible parmi un large spectre rétrospectif dans l’exposition personnelle de Laurent Goldring au FRAC Franche-Comté en 2024.
* Interventions dans les grandes institutions : FRAC Franche Comté (Cesser d’être un 2020 pour Dancing Machine), Musée des Beaux Arts de Lyon (2019), Kindl Berlin, Biennale de Venise (Der Bau et Collective Jumps, 2016), Garage, Moscou (Collective Jumps, 2016), Le Bal (Cesser d’être un, 2016), Jeu de Paume (Broken Loops, 2014), MOMA PS1 (La Rencontre, 2014), Fondation Gulbenkian (Sculpture mobile #4, 2002), Musée National d’Art Moderne (Expo N°26, 2002)…
** Spectacles : Xavier Le Roy, Blut et Boredom, Ectoderme et Self-Unfinished (1996-1998) ; Maria- Donata d’Urso, Pezzo 0 (uno et due) (2002). Il a cosigné avec Benoit Lachambre, Saskia Holbling, Louise Lecavalier les pièces rrr… (reading readings reading) (2001), Is you me (2008) et Squatting Project (2012-2016), avec Germana Civera, Figures (2008), avec Isabelle Schad, Unturtled (2009/2012), Der Bau (2013) et Collective Jumps (2014), et avec Eva Klimackova, Ouvrir le temps (2014).
Remerciements à la galerie Maubert (Paris)
Cette exposition s’inscrit dans le cadre de la programmation L’expérience de la liberté : l’espace, le corps, la danse qui se tiendra à la Bakery Art Gallery du 12.01 au 18.06.2023.