MONÔME
01.05.2022
LINE-UP
Amohs X Davs // Live // 12h30 – 14h30
Oph // DJ Set // 14h30 – 16h30
Soum-Soum // DJ Set Hybrid // 16h30 – 18h30
Amentia // Live // 18h30 – 20h00
MONÔME :
EXPRESSION ALGÉBRIQUE À UN SEUL TERME.
OCCUPATION ÉPHÉMÈRE FESTIVE ET MONOCHROME À LA BAKERY ART GALLERY
Au niveau -1 de la galerie, plongée dans l’installation/concerts de l’Azurium :
AMENTIA
Pour Amentia, la musique est un déferlement d’émotions. Forts de leur formation classique et de plusieurs années de pratique du jazz à Strasbourg, respectivement en tant que pianiste et percussionniste, Raphaël et Etienne font le saut dans l’électronique pour former Amentia, un duo qui révèle une passion pour les mélodies envoûtantes et les synthés old school.
Un désir résolu de beauté qui s’enracine dans leur large goût musical, allant du jazz et du blues à la musique classique et au rock psychédélique.
Instagram : @amentia.music
SOUM-SOUM
De la chaleur des percussions à l’acidité de riffs techno, Soum-Soum c’est la rencontre terriblement dansante de Bobbi Watson et Mathilde Guimard. Mêlant DJ set et percussions live, ce duo hybride vous invite à partager sa transe contagieuse.
Instagram : @soum_soum.music
OPH
AMOHS X DAVS
Amohs c’est une escapade improvisée sur synthétiseur modulaire. Un projet musical live qui oscille joyeusement entre ambient, dub, acid et house techno.
Davs, lui, viendra avec son bouteillium pour l’occasion.
Instagram : @_amohs
Au niveau 0 de la galerie, immersion dans le microcosme du Terrarium :
Compagnie Appellation d’Origine Incontrôlée
« Performance pour trois humain-e-s et une matière noire, Terrarium est un milieu où se perd peu à peu toute distinction entre l’habitant et l’habité.
Le monochrome noir devient ainsi lieu de métamorphoses incessante des formes.
Cet écosystème rhizomatique est animé par une composition sonore à la frontière entre organique et mécanique, performée en live. »
Installation activée tout au long de l’après-midi
Instagram : @compagnieaoi
LE COLLECTIF
L’Azurium est un laboratoire imaginatif.
Une pépinière artistique qui foisonne et fourmille.
Un espace éphémère festif ouvert à toustes.
Il rassemble en son sein des musiciens – live modulaire, dj sets, musique acoustique – des architectes/scénographes, des graphistes, un développeur en jeu vidéo, des plasticiens, un philosophe, une metteur en scène, une tatoueuse et des photographes.
L’Azurium a vocation à produire des évènements singuliers et interdisciplinaires pour proposer à son public de plonger dans des espaces-temps atypiques le temps d’une après-midi, d’une soirée ou d’un weekend…
Construites autour de scénographies mêlant architecture réelle et digitale, ces œuvres s’articulent autour d’une recherche artistique plurielle – dj sets, live, spectacle vivant, mapping, installations plastiques… – pour offrir des expériences esthétiques et musicales originales.
Instagram : @l_azurium
INFORMATIONS PRATIQUES :
Ouverture des portes : 12h // jauge limitée
Entrée prix libre (liquide uniquement) + adhésion à l’association Azurium (5 euros) // Buvette sur place (liquide et CB)
CONTACT :
Compagnie Appellation d’Origine Incontrôlée (AOI)
+33771104050
SEMAINE TERRARIUM
26.04___30.04.2022
Installation et diffusion sonore du 26 au 30 avril 2022 // 11h-19h
Performance Terrarium et rencontre le 29 et 30 avril 2022 // 21h – réservation obligatoire sur HelloAsso (tarif : 5€ // 30 places)
« Performance pour trois humain-e-s et une matière noire, Terrarium est un microcosme où se perd peu à peu toute distinction entre l’habitant et l’habité.
La musique performée en live anime cet étrange rhizome, entre harmonies organiques et mécaniques.
Le monochrome noir devient lieu de métamorphoses incessante des formes.
Le visiteur est invité à s’immerger dans cet écosystème fluctuant. »
Conception/Mise en scène : Alice Vogt ; De et Par : Clémence Boucon, Léa Marcelle Gressier et Bastian Sinsé ; Création Sonore/Musique live : Thomas Germanaud ; Scénographie : Justine Puech ; Assistanat à la mise en scène et travail corporel : Camille Guillaume ; Conseil dramaturgique : Mathieu Garling ; Oeuvre textile colorée : Julia Blain ; Régie lumière : Louis Joly.
Gilbert Shelton couverture Aloha N°3 juin 1971, Amsterdam
GILBERT SHELTON
Comix, psychédélisme et underground, freaks et phacochères : un itinéraire graphique dans la contre-culture étasunienne.
24.03__17.04.2022
Vernissage inaugural le jeudi 24 mars à 17h30 chez BAG_Bakery Art Gallery.
Journée en présence de Gilbert Shelton le jeudi 7 avril chez BAG_Bakery Art Gallery.
Un double événement organisé par l’École supérieure des beaux-arts de Bordeaux et l’Université Bordeaux Montaigne chez BAG_Bakery Art Gallery. En partenariat avec l’Escale du Livre, les Presses Universitaires de Bordeaux et Agence littérature cinéma audiovisuel, Agence culturelle de la Nouvelle- Aquitaine.
Exposition //
Une exposition chez BAG de comix et revues underground originaux, américains et européens, des années 1960 & 1970. L’exposition est consacrée à la première diffusion de Gilbert Shelton dans des revues, de 1968 au milieu des années 1980, aux États-Unis et en Europe. Elle vise aussi à donner à saisir cette première diffusion dans une recontextualisation axée sur l’histoire contemporaine américaine, qui marque le travail de Shelton, et celle du développement de la free press, tant aux États- Unis qu’en Europe.
Collections de Jean-Paul Gabilliet et Pierre Ponant, avec des prêts exceptionnels de Gilbert Shelton.
Journée d’étude //
Le vendredi 8 avril 2022 de 9h à 18h
Amphi 1, IUT Bordeaux Montaigne – Place Renaudel, 1 rue Jacques Ellul, Bordeaux
Avec : Gilbert Shelton, et Jean- Charles Andrieu de Levis, Jean-Paul Gabilliet, Olivier Josso, John Lalor, Jean-Pierre Mercier, Pic, Pierre Ponant, Camille de Singly.
Dans le cadre de l’Escale du livre. Actes publiés aux Presses Universitaires de Bordeaux / École supérieure des beaux-arts de Bordeaux (sortie prévue en décembre 2022).
Gilbert Shelton couverture Zap Comics N°6, 1978
Gilbert Shelton couverture Rip Off Comix N°1,1977
Gilbert Shelton //
Né en 1940 au Texas, Gilbert Shelton quitte les États-Unis définitivement en 1984, en plein cœur des années Reagan, pour s’installer en France, quelques années avant son célèbre compatriote Robert Crumb. Tous les deux ont porté, dans les années 1960, une révolution dans le champ des comix et de la Free Press. En créant une bande dessinée pour adultes, libérée des attendus moraux des comics pour enfants, attentifs à d’autres sujets, d’autres questionnements, et finalement d’autres valeurs, en la diffusant par d’autres biais (fanzines photocopiés vendus dans la rue, par exemple), ils dessinent un mouvement qui sera qualifié d’« underground » et de contre-culture dans ces années 1960 et 1970 marquées par la libération sexuelle, l’antimilitarisme, la défense de l’écologie.
Parmi les auteurs underground, Shelton se spécialise dans l’humour et la comédie, avec en vedettes les Freak Brothers, trio de Pieds Nickelés hippies en quête perpétuelle de paradis artificiels, l’insupportable chat de Fat Freddy, Wonder Wart- Hog, le super-phacochère qui tourne en ridicule tous les super- héros ardents défenseurs de la bannière étoilée, et le groupe de rock calamiteux des NotQuiteDead…
Du mensuel Actuel de Jean-François Bizot à Real Free Press aux Pays-Bas, OZ au Royaume-Uni, El Vibora en Espagne, l’Europe accueille avec enthousiasme tout au long des années 70 et 80 les bandes dessinées et les illustrations de Gilbert Shelton, devenu au xxie siècle avec son vieux comparse Crumb l’autre « papy de l’underground »!
Conception graphique & scénographie de l’exposition. Réalisées dans le cadre du programme « Intercycles » de l’école supérieure des beaux-arts de Bordeaux, par des étudiants des cycles 1 et 2 Design. Avec un pilotage assuré par les enseignants en Design Franck Houndégla, Didier Lechenne, Pierre Ponant, Camille de Singly et Jean-Charles Zébo.
Médiation Culturelle //
_Dimanche 3 avril : 11h – 15h par Cécile Kezeu (Ebabx)
_Mercredi 6 avril : 16h30 – 18h30 par Juliana Lozano & Marie-Charlotte Mézière (Ebabx)
_Dimanche 10 avril : 13h – 15h par Juliette Zeys, Angela Verardo (UBM) & Cécile Kezeu (Ebabx)
_Mercredi 13 avril : 17h – 19h par Juliette Zeys & Otxoa Fernandino (Ebabx)
_Dimanche 17 avril : 11h – 15h par Cécile Kezeu (Ebabx)
RENCONTRE GILBERT SHELTON //
Le jeudi 7 avril 2022
Dans le cadre de l’exposition « Gilbert Shelton », la Bakery Art Gallery a eu l’honneur de recevoir l’artiste ce jeudi 7 avril 2022.
Au programme rencontres, échanges et signatures tout en savourant un verre de vin et notre pain BAG.
Un moment de convivialité en présence des plus grands fans de Gilbert Shelton et des différentes structures partenaires.
Merci à Gilbert Shelton et son épouse pour leur présence et d’avoir contribué à rendre cette soirée inoubliable.
Nicolas Trespallé, Hippie, Hippie, Hourra!,
Junk Page, avril 2022.
Céline Musseau, Gilbert Shelton, le « papy de l’underground »,
Sud Ouest, 9 avril 2022.
Liberté, Égalité, Fraternité, 2020. Édition non limitée, numérotée 1 sur l’infini. Couverture de survie, 45 x 35 x 5 cm.
FRANÇOIS MANGEOL
28.01___20.03.2022
Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 28 janvier // 17h-22h
Rencontres avec l’artiste le samedi 29 janvier // 16h-19h
Art Brunch avec l’artiste le dimanche 30 janvier // 13h-15h (réservation obligatoire)
L’exposition Les enfants perdus rassemble une trentaine d’œuvres originales et multiples autour des grands thèmes de prédilection de François Mangeol : l’universalité, la spatialité, la temporalité. Dans le roman Peter Pan de J. M. Barrie paru en 1902, le héros et sa petite troupe d’enfants turbulents cherchent à éviter les responsabilités, une excellente raison de ne pas grandir. Cette peur phobique de la mort – thanatophobie -, génère une anxiété et un dangereux repli sur soi lié à l’état dépressif. Selon l’auteur, rien ne changera tant que les enfants seront “innocents et sans coeur”. Et pour nous, qu’en est-il ? Resterons-nous paralysés par la peur du lendemain ou réussirons-nous à surmonter le sentiment de trahison qui domine aujourd’hui ?
Sur 200m2, l’exposition interroge notre expérience du temps en proposant une déambulation-méditation au cours de laquelle les visiteurs se confrontent à l’expérience de Mini-Appartenant*, sérigraphie sur carton d’un plan d’appartement de 2m2 (2x1m, l’emprise d’une personne allongée sur le sol), déchiffrent un alphabet inspiré des colombages dont l’ossature est faite des bandes VHS du dessin animé Peter Pan, expérimentent une œuvre numérique battant au rythme du coeur de l’artiste (NFT), s’inquiètent d’un panoptique qui les reflète ou les observe, jouent avec des mots et des livres… Un art conceptuel aux formes poétiques et autobiographiques.
Les enfants perdus illustre la crise de l’imagination que traverse ce début de siècle tourmenté. Après des lustres de progrès technologiques, économiques et scientifiques, le futur engendre désormais plus de craintes que d’espoir. N’est-il pas temps de grandir ? Nous n’en finissons pas de tirer les leçons du passé et d’anticiper les catastrophes, sans jamais réussir à nous dégager d’un présent obsédant, point de fuite de nos perspectives d’avenir. Limité à l’imaginaire et à ses projections, ce parcours interroge le temps de ceux qui, désorientés face à ce début de XXIème siècle, rêvent du Neverland de Peter Pan, migrent vers des pays imaginaires, grandissent un masque sur le visage, dorment à la belle étoile… Cette expérience se conclut par un jeu de mots « allumer le FEU de joie» que les visiteurs emportent et une lapalissade, “La vie c’est mortel”. Partir à la recherche des enfants perdus est la plus belle façon d’ouvrir l’année du centenaire de Marcel Proust (1871-1922).
* Mini-Appartenant, 2x1m, sérigraphie sur carton, 50 ex. numérotés et signés & Impression sur serviette de plage à la palette de peaux de la plus claire à la plus bronzée, BAG_Bakery Art Gallery, Bordeaux, 2022. À l’occasion de l’exposition, seront réalisés par le laboratoire de boulangerie des sablés “Visa“, ainsi qu’un journal de l’exposition avec une œuvre reproduite au verso.
FRANÇOIS MANGEOL //
Il vit et travaille à Bordeaux. Il est diplômé de l’École d’art et design Saint-Étienne.
Son travail est présent dans les collections internationales publiques et privées : Fonds National
d’Art Contemporain FNAC-CNAP ; du MAMCO à Genève, Suisse ; du Kaiser Kunstmuseen Krefeld, Allemagne,
Collection IMAGO MUNDI de Luciano Benetton, Italie, collection de la fondation Jan Michalski, Suisse…
Des expositions individuelles de son travail ont été organisées à l’Institut français à Milan, Italie, à
la Mannerheim Gallery, à la galerie Domeau & Pérès et à la galerie ALB, Paris, dans différents musées
et centres d’art français et européens.
Il a participé à de nombreuses expositions collectives et biennales comprenant la Art Paris Art Fair, la foire
Bienvenue en France, ARCO Madrid, la SwabArt Fair à Barcelone en Espagne, la DesignArt Tokyo au Japon…
MINI-APPARTENANT, 2008-2022
Mini-Appartenant interroge les limites de l’espace public/privé d’une population privée de logement. Non réductible, les 2m² d’emprise au sol que prend un corps allongé dans l’espace public propose un choix au visiteur, l’enjamber ou marcher dessus, comme si de rien n’était.
Lors de la Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2008, François Mangeol rencontre Michel Philippon, commissaire d’exposition. À son invitation, il réalise une sérigraphie sur carton disponible pour le public. Suite à cette exposition, trois d’entre elles seront exposées au MAMCO de Genève à la demande de Christian Bernard, directeur et conservateur, et intégreront les collections. BAG édite une nouvelle série de 50 exemplaires signés et numérotés par l’artiste au prix de 100 euros.
À l’occasion de l’exposition Les enfants perdus à la Bakery Art Gallery, l’artiste propose un nouvel exemplaire, en adaptant les dimensions de l’œuvre à celles de la galerie. Une serviette de bain au motif de “Mini-Appartenant” (160x80cm) est éditée en 10 couleurs de bronzage. À la verticale, on devine le bas du maillot et les cheveux longs d’une femme de dos – pour mieux la voir, pivotez cette feuille à l’horizontal.
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Annonce : Vends 1 Gde pièce 2m², 1 ch. Rdc plein Sud (à orienter). Grande entrée, Espace cuisine, Coin salon, Isolation sol-terrasse, Proche commerces. État d’usage. À localiser. Vendu au prix du m2 de la localité de son lieu de vente.
MINI-APPARTENANT, 2008-2022
Sérigraphie avec impression en blanc sur carton, 200 x 100 cm.
Série de 50 exemplaires numérotés et signés + 10 EAiowh,
Éditée par Bakery Art Gallery, Bordeaux.
Un grand merci à Anna Maisonneuve du journal Sud Ouest.
MAISONNEUVE Anna. A la BAG, les jeux de piste de François Mangeol. Sud Ouest. 05 février 2022, p.25.
NICOLAS DAUBANES
Vernissage inaugural le jeudi 21.10.2021 de 17h à 22h en présence de l’artiste
Rencontre avec Nicolas Daubanes le 9.11.2021 à 19h
« J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croisement de ce qui va advenir. Mon travail s’inscrit dans la durée, il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégage-ment de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’intensité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique. »
Nicolas Daubanes réalise un travail autour du monde carcéral (dessins, installations, vidéos) issu de résidences immersives dans les maisons d’arrêt, depuis près de 10 ans. Depuis ses dessins à la limaille de fer aux monumentales installations de béton saboté au sucre, Nicolas Daubanes s’intéresse au moment combiné de la suspension et de la chute : il s’agit de voir avant la chute, avant la ruine, l’élan vital. La limaille de fer, matière fine et dangereuse, volatile, utilisée dans les dessins et walldrawings, renvoie aux barreaux des prisons, et par extension à l’évasion. Le béton chargé de sucre est inspiré du geste vain des résistants pendant la seconde guerre mondiale pour saboter les constructions du Mur de l’Atlantique. Temporaire et fugitif.
Pour cette exposition à la galerie BAG, Nicolas Daubanes a produit 6 nouveaux dessins illustrant des espaces sous contrôle : bunkers et palombières. Viennent s’y ajouter des dessins illustrant la chute de la Tour de Babel, des paysages saisis près du camp du Struthof en Alsace, de la montagne au lac de Serre-Ponçon… Silencieux, apaisés, ils se placent en disruption avec une sirène allemande remilitarisée et impossible à activer sous peine de briser les oeuvres et toutes les vitres du bâtiment.
Né en 1983 (FR). Vit et travaille à Marseille. Nicolas Daubanes a exposé dans de nombreuses institutions : la Villa Arson, les Abattoirs (FRAC Occitanie Toulouse), le FRAC Occitanie Montpellier, le MRAC Sérignan… Ses œuvres font partie de collections privées et publiques notamment les FRACs Occitanie Montpellier, Provence-Alpes-Côte-d’Azur…
Nicolas Daubanes est lauréat du Prix Yia 2016, du Grand Prix Occitanie d’art contemporain 2017 et du Prix Mezzanine Sud les Abattoirs 2017, du Prix des Amis du Palais de Tokyo, 2018. En 2019, 2020 il bénéficie d’expositions personnelles au FRAC Provence-Alpes-Côte-d’Azur, au Château d’Oiron et au Palais de Tokyo. En 2021, il est lauréat du Prix Drawing Now. En 2022, il présentera un solo show au Drawing Lab, ainsi qu’une grande installation au Centre Pompidou Metz.
R.C.I (Ration de Campagne Individualisée) 2021 21.5 x 15.5 x 10.5 cm
31 exemplaires Édition Cneai =
Dans le cadre de la relocalisation du marché de Lacapelle-Biron (Lot et Garonne) sur son emplacement d’avant-guerre, sur la place principale du village, Nicolas Daubanes crée une boîte de rationnement intitulée R.C.I. (Ration de campagne individualisée). En résidence à l’association Pollen à Monflanquin, Nicolas Daubanes a mené le projet « Aujourd’hui », visant à faire revivre le marché disparu de la place de Lacapelle-Biron, où il avait lieu avant la déportation tragique des jeunes hommes du village durant la seconde guerre mondiale. L’artiste s’est plongé dans les détails de l’évènement historique et a mené une enquête auprès des habitants, pour leur permettre de se réapproprier cet espace. Par ce geste, Nicolas Daubanes ancre le devoir de mémoire dans le présent, notamment grâce à l’implication de jeunes tout au long du projet. La réhabilitation du marché sur la place du village s’accompagne de la réalisation d’un multiple réalisé en partenariat avec le CNEAI=. Il s’agit d’une boîte de rationnement évoquant celles du front. Dépliable, elle peut être exposée au mur. Elle est réalisée en 31 exemplaires. Comme sur les boites de survie, l’artiste place un coup de tampon rouge sur chaque boîte pour y inscrire le titre.
R.C.I (Ration de Campagne Individualisée) est une boite en carton dépliable en édition limitée contenant une impression en quadri ainsi que des produits glanés sur le marché de Lacapelle- Biron (Lot-et-Garonne) : des pruneaux bio de la région, du pâté de canard, un carnet de notes fait main sur mesure par la libraire du village, du pollen ramassé dans la région et une fiole d’eau de vie, des « biscuits de guerre » fabriqués par BAG_Bakery Art Gallery.
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« S.A.I.P. » (Système d’Alerte et d’Information aux populations), sirène de camp militaire allemand et couvertures, 160 x 160 x 200 cm, 2018.
Vue de l’exposition « O.K.L.M. » (Au Calme), Château de Servière, Marseille, 2018. © Jc Lett.
« Nicolas Daubanes nous invite ici au repos. Ce repos qui s’impose à celui ou celle qui se retrouve loin de toute contrainte quotidienne. Il a vu cette parenthèse comme une mise en sourdine trop courte qui n’efface rien des angoisses, mais qui les transformeraient plutôt en bombe à retardement. Il y répond logiquement par une installation potentiellement explosive, comme pourrait l’être le retour à une vie dite normale. Une sirène militaire trouvée dans un surplus d’armée et réparée clandestinement côtoie des dessins de paysages dénués de toute présence humaine, réalisés sur des plaques de verre avec une poudre de métal projetée. Sur le sol de l’exposition des centaines de couvertures militaires, généralement amassées dans des situations d’urgence, sont prêtes à être utilisées. La sirène est branchée, et pourrait être activée à tout moment, malgré l’interdiction d’utilisation dont elle est frappée. Les dommages qu’elle pourrait causer en raison de sa puissance menacent de faire exploser les paysages sur verre contemplés longuement depuis l’hôtel. La mise à distance de l’anxiété du monde contemporain, son stress, a été pensé comme un cri que l’on étouffe ; cri que l’artiste compte raviver à la fin du PAC en activant la sirène après l’avoir ceinturée de couvertures. »
Extrait du Texte de Nathalie Desmet pour ESSE : Printemps de l’art contemporain, Marseille, 2018