MONÔME

01.05.2022

LINE-UP

Amohs X Davs // Live // 12h30 – 14h30

Oph // DJ Set // 14h30 – 16h30

Soum-Soum // DJ Set Hybrid // 16h30 – 18h30

Amentia // Live // 18h30 – 20h00 

 

MONÔME :

EXPRESSION ALGÉBRIQUE À UN SEUL TERME.

OCCUPATION ÉPHÉMÈRE FESTIVE ET MONOCHROME À LA BAKERY ART GALLERY 

Au niveau -1 de la galerie,  plongée dans l’installation/concerts de l’Azurium  : 

AMENTIA

Pour Amentia, la musique est un déferlement d’émotions. Forts de leur formation classique et de plusieurs années de pratique du jazz à Strasbourg, respectivement en tant que pianiste et percussionniste, Raphaël et Etienne font le saut dans l’électronique pour former Amentia, un duo qui révèle une passion pour les mélodies envoûtantes et les synthés old school.

Un désir résolu de beauté qui s’enracine dans leur large goût musical, allant du jazz et du blues à la musique classique et au rock psychédélique. 

 

Découvrir sur Soundcloud

Instagram : @amentia.music

SOUM-SOUM

De la chaleur des percussions à l’acidité de riffs techno, Soum-Soum c’est la rencontre terriblement dansante de Bobbi Watson et Mathilde Guimard. Mêlant DJ set et percussions live, ce duo hybride vous invite à partager sa transe contagieuse. 

 

Instagram : @soum_soum.music

OPH

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AMOHS X DAVS

Amohs c’est une escapade improvisée sur synthétiseur modulaire. Un projet musical live qui oscille joyeusement entre ambient, dub, acid et house techno. 

Davs, lui, viendra avec son bouteillium pour l’occasion. 

 

Découvrir sur YouTube

Instagram : @_amohs

Au niveau 0 de la galerie, immersion dans le microcosme du Terrarium :

Compagnie Appellation d’Origine Incontrôlée

« Performance pour trois humain-e-s et une matière noire, Terrarium est un milieu où se perd peu à peu toute distinction entre l’habitant et l’habité. 

Le monochrome noir devient ainsi  lieu de métamorphoses incessante des formes.  

Cet écosystème rhizomatique est animé par une composition sonore à la frontière entre organique et mécanique, performée en live. »

 

Installation activée tout au long de l’après-midi

 

Instagram : @compagnieaoi

 

LE COLLECTIF

 

L’Azurium est un laboratoire imaginatif. 

Une pépinière artistique qui foisonne et fourmille. 

Un espace éphémère festif ouvert à toustes.

 

Il rassemble en son sein des musiciens – live modulaire, dj sets, musique acoustique – des architectes/scénographes, des graphistes, un développeur en jeu vidéo, des plasticiens, un philosophe, une metteur en scène, une tatoueuse et des photographes. 

L’Azurium a vocation à produire des évènements singuliers et interdisciplinaires pour proposer à son public de plonger dans des espaces-temps atypiques le temps d’une après-midi, d’une soirée ou d’un weekend… 

Construites autour de scénographies mêlant architecture réelle et digitale, ces œuvres s’articulent autour d’une recherche artistique plurielle –  dj sets, live, spectacle vivant, mapping, installations plastiques… – pour offrir des expériences esthétiques et musicales originales. 

 

Instagram : @l_azurium

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Ouverture des portes : 12h // jauge limitée

Entrée prix libre (liquide uniquement) + adhésion à l’association Azurium (5 euros) // Buvette sur place (liquide et CB)

CONTACT :

Compagnie Appellation d’Origine Incontrôlée (AOI)

compagnieaoi@gmail.com

+33771104050

SEMAINE TERRARIUM 

26.04___30.04.2022

Installation et diffusion sonore du 26 au 30 avril 2022  // 11h-19h
Performance Terrarium et rencontre le 29 et 30 avril 2022  // 21h – réservation obligatoire sur HelloAsso (tarif : 5€ // 30 places)

« Performance pour trois humain-e-s et une matière noire, Terrarium est un microcosme où se perd peu à peu toute distinction entre l’habitant et l’habité.
La musique performée en live anime cet étrange rhizome, entre harmonies organiques et mécaniques.
Le monochrome noir devient lieu de métamorphoses incessante des formes.
Le visiteur est invité à s’immerger dans cet écosystème fluctuant.
 »

Conception/Mise en scène : Alice Vogt ; De et Par : Clémence Boucon, Léa Marcelle Gressier et Bastian Sinsé ; Création Sonore/Musique live : Thomas Germanaud ; Scénographie : Justine Puech ; Assistanat à la mise en scène et travail corporel : Camille Guillaume ; Conseil dramaturgique : Mathieu Garling ; Oeuvre textile colorée : Julia Blain ; Régie lumière : Louis Joly.

CONTACT :

Compagnie Appellation d’Origine Incontrôlée (AOI)

compagnieaoi@gmail.com

+33771104050

Gilbert Shelton couverture Aloha N°3 juin 1971, Amsterdam

GILBERT SHELTON

Comix, psychédélisme et underground, freaks et phacochères : un itinéraire graphique dans la contre-culture étasunienne.

24.03__17.04.2022

Vernissage inaugural le jeudi 24 mars à 17h30 chez BAG_Bakery Art Gallery.

Journée en présence de Gilbert Shelton le jeudi 7 avril chez BAG_Bakery Art Gallery.

Un double événement organisé par l’École supérieure des beaux-arts de Bordeaux et l’Université Bordeaux Montaigne chez BAG_Bakery Art Gallery. En partenariat avec l’Escale du Livre, les Presses Universitaires de Bordeaux et Agence littérature cinéma audiovisuel, Agence culturelle de la Nouvelle- Aquitaine.

Exposition //

Une exposition chez BAG de comix et revues underground originaux, américains et européens, des années 1960 & 1970. L’exposition est consacrée à la première diffusion de Gilbert Shelton dans des revues, de 1968 au milieu des années 1980, aux États-Unis et en Europe. Elle vise aussi à donner à saisir cette première diffusion dans une recontextualisation axée sur l’histoire contemporaine américaine, qui marque le travail de Shelton, et celle du développement de la free press, tant aux États- Unis qu’en Europe.

Collections de Jean-Paul Gabilliet et Pierre Ponant, avec des prêts exceptionnels de Gilbert Shelton.

Journée d’étude //

Le vendredi 8 avril 2022 de 9h à 18h

Amphi 1, IUT Bordeaux Montaigne – Place Renaudel, 1 rue Jacques Ellul, Bordeaux

Avec : Gilbert Shelton, et Jean- Charles Andrieu de Levis, Jean-Paul Gabilliet, Olivier Josso, John Lalor, Jean-Pierre Mercier, Pic, Pierre Ponant, Camille de Singly.

Dans le cadre de l’Escale du livre. Actes publiés aux Presses Universitaires de Bordeaux / École supérieure des beaux-arts de Bordeaux (sortie prévue en décembre 2022).

Gilbert Shelton couverture Zap Comics N°6, 1978

Gilbert Shelton couverture Rip Off Comix N°1,1977

Gilbert Shelton //

Né en 1940 au Texas, Gilbert Shelton quitte les États-Unis définitivement en 1984, en plein cœur des années Reagan, pour s’installer en France, quelques années avant son célèbre compatriote Robert Crumb. Tous les deux ont porté, dans les années 1960, une révolution dans le champ des comix et de la Free Press. En créant une bande dessinée pour adultes, libérée des attendus moraux des comics pour enfants, attentifs à d’autres sujets, d’autres questionnements, et finalement d’autres valeurs, en la diffusant par d’autres biais (fanzines photocopiés vendus dans la rue, par exemple), ils dessinent un mouvement qui sera qualifié d’« underground » et de contre-culture dans ces années 1960 et 1970 marquées par la libération sexuelle, l’antimilitarisme, la défense de l’écologie.
Parmi les auteurs underground, Shelton se spécialise dans l’humour et la comédie, avec en vedettes les Freak Brothers, trio de Pieds Nickelés hippies en quête perpétuelle de paradis artificiels, l’insupportable chat de Fat Freddy, Wonder Wart- Hog, le super-phacochère qui tourne en ridicule tous les super- héros ardents défenseurs de la bannière étoilée, et le groupe de rock calamiteux des NotQuiteDead…
Du mensuel Actuel de Jean-François Bizot à Real Free Press aux Pays-Bas, OZ au Royaume-Uni, El Vibora en Espagne, l’Europe accueille avec enthousiasme tout au long des années 70 et 80 les bandes dessinées et les illustrations de Gilbert Shelton, devenu au xxie siècle avec son vieux comparse Crumb l’autre « papy de l’underground »!

Conception graphique & scénographie de l’exposition. Réalisées dans le cadre du programme « Intercycles » de l’école supérieure des beaux-arts de Bordeaux, par des étudiants des cycles 1 et 2 Design. Avec un pilotage assuré par les enseignants en Design Franck Houndégla, Didier Lechenne, Pierre Ponant, Camille de Singly et Jean-Charles Zébo.

Médiation Culturelle //

_Dimanche 3 avril : 11h – 15h par Cécile Kezeu (Ebabx)

_Mercredi 6 avril : 16h30 – 18h30 par Juliana Lozano & Marie-Charlotte Mézière (Ebabx)

_Dimanche  10 avril : 13h – 15h par Juliette Zeys, Angela Verardo (UBM) & Cécile Kezeu (Ebabx)

_Mercredi 13 avril : 17h – 19h par Juliette Zeys & Otxoa Fernandino (Ebabx)

_Dimanche 17 avril : 11h – 15h par Cécile Kezeu (Ebabx)

 

RENCONTRE GILBERT SHELTON //

Le jeudi 7 avril 2022 

Dans le cadre de l’exposition « Gilbert Shelton », la Bakery Art Gallery a eu l’honneur de recevoir l’artiste ce jeudi 7 avril 2022.
Au programme rencontres, échanges et signatures tout en savourant un verre de vin et notre pain BAG.
Un moment de convivialité en présence des plus grands fans de Gilbert Shelton et des différentes structures partenaires.
Merci à Gilbert Shelton et son épouse pour leur présence et d’avoir contribué à rendre cette soirée inoubliable.

 

Nicolas Trespallé, Hippie, Hippie, Hourra!,

Junk Page, avril 2022.

Céline Musseau, Gilbert Shelton, le « papy de l’underground »,

Sud Ouest, 9 avril 2022.

Liberté, Égalité, Fraternité, 2020. Édition non limitée, numérotée 1 sur l’infini. Couverture de survie, 45 x 35 x 5 cm.

FRANÇOIS MANGEOL

 

Les enfants perdus
 

28.01___20.03.2022

Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 28 janvier // 17h-22h
Rencontres avec l’artiste le samedi 29 janvier  // 16h-19h
Art Brunch avec l’artiste le dimanche 30 janvier // 13h-15h (réservation obligatoire)

L’exposition Les enfants perdus rassemble une trentaine d’œuvres originales et multiples autour des grands thèmes de prédilection de François Mangeol : l’universalité, la spatialité, la temporalité. Dans le roman Peter Pan de J. M. Barrie paru en 1902, le héros et sa petite troupe d’enfants turbulents cherchent à éviter les responsabilités, une excellente raison de ne pas grandir. Cette peur phobique de la mort – thanatophobie -, génère une anxiété et un dangereux repli sur soi lié à l’état dépressif. Selon l’auteur, rien ne changera tant que les enfants seront “innocents et sans coeur”. Et pour nous, qu’en est-il ? Resterons-nous paralysés par la peur du lendemain ou réussirons-nous à surmonter le sentiment de trahison qui domine aujourd’hui ? 

Sur 200m2, l’exposition  interroge notre expérience du temps en proposant une déambulation-méditation au cours de laquelle les visiteurs se confrontent à l’expérience de Mini-Appartenant*, sérigraphie sur carton d’un plan d’appartement de 2m2 (2x1m, l’emprise d’une personne allongée sur le sol), déchiffrent un alphabet inspiré des colombages dont l’ossature est faite des bandes VHS du dessin animé Peter Pan, expérimentent une œuvre numérique battant au rythme du coeur de l’artiste (NFT), s’inquiètent d’un panoptique qui les reflète ou les observe, jouent avec des mots et des livres… Un art conceptuel aux formes poétiques et autobiographiques.

Les enfants perdus illustre la crise de l’imagination que traverse ce début de siècle tourmenté. Après des lustres de progrès technologiques, économiques et scientifiques, le futur engendre désormais plus de craintes que d’espoir. N’est-il pas temps de grandir ? Nous n’en finissons pas de tirer les leçons du passé et d’anticiper les catastrophes, sans jamais réussir à nous dégager d’un présent obsédant, point de fuite de nos perspectives d’avenir. Limité à l’imaginaire et à ses projections, ce parcours interroge le temps de ceux qui, désorientés face à ce début de XXIème siècle, rêvent du Neverland de Peter Pan, migrent vers des pays imaginaires, grandissent un masque sur le visage, dorment à la belle étoile… Cette expérience se conclut par un jeu de mots « allumer le FEU de joie» que les visiteurs emportent et une lapalissade, “La vie c’est mortel”. Partir à la recherche des enfants perdus est la plus belle façon d’ouvrir l’année du centenaire de Marcel Proust (1871-1922).

* Mini-Appartenant, 2x1m, sérigraphie sur carton, 50 ex. numérotés et signés & Impression sur serviette de plage à la palette de peaux de la plus claire à la plus bronzée, BAG_Bakery Art Gallery, Bordeaux, 2022. À l’occasion de l’exposition, seront réalisés par le laboratoire de boulangerie des sablés “Visa“, ainsi qu’un journal de l’exposition avec une œuvre reproduite au verso.

FRANÇOIS MANGEOL //

Il vit et travaille à Bordeaux. Il est diplômé de l’École d’art et design Saint-Étienne.

Son travail est présent dans les collections internationales publiques et privées : Fonds National
d’Art Contemporain FNAC-CNAP ; du MAMCO à Genève, Suisse ; du Kaiser Kunstmuseen Krefeld, Allemagne,
Collection IMAGO MUNDI de Luciano Benetton, Italie, collection de la fondation Jan Michalski, Suisse…

Des expositions individuelles de son travail ont été organisées à l’Institut français à Milan, Italie, à
la Mannerheim Gallery, à la galerie Domeau & Pérès et à la galerie ALB, Paris, dans différents musées
et centres d’art français et européens.

Il a participé à de nombreuses expositions collectives et biennales comprenant la Art Paris Art Fair, la foire
Bienvenue en France, ARCO Madrid, la SwabArt Fair à Barcelone en Espagne, la DesignArt Tokyo au Japon…

MINI-APPARTENANT, 2008-2022 

Mini-Appartenant interroge les limites de l’espace public/privé d’une population privée de logement. Non réductible, les 2m² d’emprise au sol que prend un corps allongé dans l’espace public propose un choix au visiteur, l’enjamber ou marcher dessus, comme si de rien n’était. 

Lors de la Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2008, François Mangeol rencontre Michel Philippon, commissaire d’exposition. À son invitation, il réalise une sérigraphie sur carton disponible pour le public. Suite à cette exposition, trois d’entre elles seront exposées au MAMCO de Genève à la demande de Christian Bernard, directeur et conservateur, et intégreront les collections. BAG édite une nouvelle série de 50 exemplaires signés et numérotés par l’artiste au prix de 100 euros.

 

À l’occasion de l’exposition Les enfants perdus à la Bakery Art Gallery, l’artiste propose un nouvel exemplaire, en adaptant les dimensions de l’œuvre à celles de la galerie. Une serviette de bain au motif de “Mini-Appartenant” (160x80cm) est éditée en 10 couleurs de bronzage. À la verticale, on devine le bas du maillot et les cheveux longs d’une femme de dos – pour mieux la voir, pivotez cette feuille à l’horizontal.

 

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Annonce : Vends 1 Gde pièce 2m², 1 ch. Rdc plein Sud (à orienter). Grande entrée, Espace cuisine, Coin salon, Isolation sol-terrasse, Proche commerces. État d’usage. À localiser. Vendu au prix du m2 de la localité de son lieu de vente. 

MINI-APPARTENANT, 2008-2022
Sérigraphie avec impression en blanc sur carton, 200 x 100 cm.
Série de 50 exemplaires numérotés et signés + 10 EAiowh,

Éditée par Bakery Art Gallery, Bordeaux.

Un grand merci à Anna Maisonneuve du journal Sud Ouest.

MAISONNEUVE Anna. A la BAG, les jeux de piste de François Mangeol. Sud Ouest. 05 février 2022, p.25.

NICOLAS DAUBANES

Vernissage inaugural le jeudi 21.10.2021 de 17h à 22h en présence de l’artiste

Rencontre avec Nicolas Daubanes le 9.11.2021 à 19h

« J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croisement de ce qui va advenir. Mon travail s’inscrit dans la durée, il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégage-ment de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’intensité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique. » 

Nicolas Daubanes réalise un travail autour du monde carcéral (dessins, installations, vidéos) issu de résidences immersives dans les maisons d’arrêt, depuis près de 10 ans. Depuis ses dessins à la limaille de fer aux monumentales installations de béton saboté au sucre, Nicolas Daubanes s’intéresse au moment combiné de la suspension et de la chute : il s’agit de voir avant la chute, avant la ruine, l’élan vital. La limaille de fer, matière fine et dangereuse, volatile, utilisée dans les dessins et walldrawings, renvoie aux barreaux des prisons, et par extension à l’évasion. Le béton chargé de sucre est inspiré du geste vain des résistants pendant la seconde guerre mondiale pour saboter les constructions du Mur de l’Atlantique. Temporaire et fugitif.

Pour cette exposition à la galerie BAG, Nicolas Daubanes a produit 6 nouveaux dessins illustrant des espaces sous contrôle : bunkers et palombières. Viennent s’y ajouter des dessins illustrant la chute de la Tour de Babel, des paysages saisis près du camp du Struthof en Alsace, de la montagne au lac de Serre-Ponçon… Silencieux, apaisés, ils se placent en disruption avec une sirène allemande remilitarisée et impossible à activer sous peine de briser les oeuvres et toutes les vitres du bâtiment.  

Né en 1983 (FR). Vit et travaille à Marseille. Nicolas Daubanes a exposé dans de nombreuses institutions : la Villa Arson, les Abattoirs (FRAC Occitanie Toulouse), le FRAC Occitanie Montpellier, le MRAC Sérignan… Ses œuvres font partie de collections privées et publiques notamment les FRACs Occitanie Montpellier, Provence-Alpes-Côte-d’Azur…

Nicolas Daubanes est lauréat du Prix Yia 2016, du Grand Prix Occitanie d’art contemporain 2017 et du Prix Mezzanine Sud les Abattoirs 2017, du Prix des Amis du Palais de Tokyo, 2018. En 2019, 2020 il bénéficie d’expositions personnelles au FRAC Provence-Alpes-Côte-d’Azur, au Château d’Oiron et au Palais de Tokyo. En 2021, il est lauréat du Prix Drawing Now. En 2022, il présentera un solo show au Drawing Lab, ainsi qu’une grande installation au Centre Pompidou Metz.

 

 

R.C.I (Ration de Campagne Individualisée) 2021 21.5 x 15.5 x 10.5 cm

31 exemplaires Édition Cneai =

Dans le cadre de la relocalisation du marché de Lacapelle-Biron (Lot et Garonne) sur son emplacement d’avant-guerre, sur la place principale du village, Nicolas Daubanes crée une boîte de rationnement intitulée R.C.I. (Ration de campagne individualisée). En résidence à l’association Pollen à Monflanquin, Nicolas Daubanes a mené le projet « Aujourd’hui », visant à faire revivre le marché disparu de la place de Lacapelle-Biron, où il avait lieu avant la déportation tragique des jeunes hommes du village durant la seconde guerre mondiale. L’artiste s’est plongé dans les détails de l’évènement historique et a mené une enquête auprès des habitants, pour leur permettre de se réapproprier cet espace. Par ce geste, Nicolas Daubanes ancre le devoir de mémoire dans le présent, notamment grâce à l’implication de jeunes tout au long du projet. La réhabilitation du marché sur la place du village s’accompagne de la réalisation d’un multiple réalisé en partenariat avec le CNEAI=. Il s’agit d’une boîte de rationnement évoquant celles du front. Dépliable, elle peut être exposée au mur. Elle est réalisée en 31 exemplaires. Comme sur les boites de survie, l’artiste place un coup de tampon rouge sur chaque boîte pour y inscrire le titre.

 

R.C.I (Ration de Campagne Individualisée) est une boite en carton dépliable en édition limitée contenant une impression en quadri ainsi que des produits glanés sur le marché de Lacapelle- Biron (Lot-et-Garonne) : des pruneaux bio de la région, du pâté de canard, un carnet de notes fait main sur mesure par la libraire du village, du pollen ramassé dans la région et une fiole d’eau de vie, des « biscuits de guerre » fabriqués par BAG_Bakery Art Gallery.

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« S.A.I.P. » (Système d’Alerte et d’Information aux populations), sirène de camp militaire allemand et couvertures, 160 x 160 x 200 cm, 2018.

Vue de l’exposition « O.K.L.M. » (Au Calme), Château de Servière, Marseille, 2018. © Jc Lett.

S.A.I.P. (SYSTÈME D’ALERTE ET D’INFORMATION DE LA POPULATION) 2018

 

« Nicolas Daubanes nous invite ici au repos. Ce repos qui s’impose à celui ou celle qui se retrouve loin de toute contrainte quotidienne. Il a vu cette parenthèse comme une mise en sourdine trop courte qui n’efface rien des angoisses, mais qui les transformeraient plutôt en bombe à retardement. Il y répond logiquement par une installation potentiellement explosive, comme pourrait l’être le retour à une vie dite normale. Une sirène militaire trouvée dans un surplus d’armée et réparée clandestinement côtoie des dessins de paysages dénués de toute présence humaine, réalisés sur des plaques de verre avec une poudre de métal projetée. Sur le sol de l’exposition des centaines de couvertures militaires, généralement amassées dans des situations d’urgence, sont prêtes à être utilisées. La sirène est branchée, et pourrait être activée à tout moment, malgré l’interdiction d’utilisation dont elle est frappée. Les dommages qu’elle pourrait causer en raison de sa puissance menacent de faire exploser les paysages sur verre contemplés longuement depuis l’hôtel. La mise à distance de l’anxiété du monde contemporain, son stress, a été pensé comme un cri que l’on étouffe ; cri que l’artiste compte raviver à la fin du PAC en activant la sirène après l’avoir ceinturée de couvertures. »

 

Extrait du Texte de Nathalie Desmet pour ESSE : Printemps de l’art contemporain, Marseille, 2018

23.09__16.10.21 Vernissage jeudi 23 .09.2021 à 17:00 Exposition des diplômés DNSEP Design 2021 de l’ebabx école supérieure des beaux-arts de Bordeaux avec Alix Caumont, Jérémie Nardella, Justine Puech, Kexin Qi et Maria Luisa Rojano. Sur une proposition de Pierre Ponant dans une mise en espace de Denys Zhdanov et une conception graphique de Maria Luisa Rojano et Jérémie Nardella Horaires d’ouverture : du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 11h à 15h. EXIT Tel est l’intitulé que se sont appropriés les étudiants, aujourd’hui diplômés en art mention design, pour nommer l’exposition de leurs travaux, proposée aux regards d’un public plus large que le seul jury de professionnels qui a délibéré sur leur statut au mois de juin dernier. La sortie de l’école, tous les étudiants y aspirent avec cette envie d’apprendre et de continuer leur formation dans un vrai contexte professionnel. Un contexte qu’ils vont enrichir de leur personnalité, de leur vision et de leurs recherches. À la sortie, tout démarre, tout reste à apprendre. Cinq diplômes sont présentés, reflétant certains enjeux du design qui se déploient dans des pratiques situées et signifiantes, explorant par le graphisme, l’édition, le dessin ou la scénographie urbaine, les questions révélées par une actualité contemporaine en plein bouleversement. Économie globalisée, décroissance ou croissance, « gender studies », écosystèmes urbains, un questionnement inévitable aujourd’hui mais qui prend, peut-être un autre sens au sein d’un cursus d’une école d’art et de design qui peut générer des situations d’utopie. Alix Caumont L’approche d’Alix Caumont sur ces sujets est double. D’une part, il révèle, par l’observation dans le cadre d’un travail ponctuel de cariste dans un entrepôt de grande distribution, un habitat où l’individu vivrait comme dans un lieu de stockage. Un stockage de ses biens personnels et du quotidien. Ce lieu étant lui-même partie intégrante d’un ensemble, monumental, d’habitats collectifs. Chaque ensemble est intégré à une trame urbaine à l’échelle d’une cité sans limites. Les maquettes d’Alix Caumont nous confrontent à une certaine dystopie de nos comportements. Le second projet aborde un tout autre débat : celui où une pratique décroissante peut entraîner sa propre récupération par l’industrie du luxe, une des activités les plus florissantes du secteur boursier. D’autre part, Alix Caumont est un marcheur (au sens propre) et grand utilisateur de sneackers. Sa pratique et son observation l’amènent à réfléchir et à concevoir une économie du recyclage. Il conçoit ses chaussures à partir d’éléments pris à d’autres chaussures qu’il a démontées. Si l’enjeu d’une pratique écologique et démocratique conduit ce travail, il n’en pose pas moins la question du positionnement de l’objet conçu et du registre dans lequel il se situe, multiple ou pièce unique, marché global ou marché de l’art ? Jérémie Nardella revendique son appartenance à la communauté des gens du voyage. Par des installations de réalité virtuelle et augmentée, il nous entraîne dans une scénographie qui ressemble à une fête foraine. Nous entrons alors dans quatre mondes révélant chacun des désirs ou revendications propres. Le premier se met au service de la communauté Queer et de ses acteurs. Cette communauté souffrant d’un ostracisme quotidien s’est vu supprimer, par le confinement, les lieux qui lui permettent d’exister, les lieux de la nuit. Jérémie Nardella propose la conception et la réalisation de masques virtuels au moyen d’un smartphone permettant de mettre en scène sa propre transformation et d’aller l’exhiber, sans sortir de chez lui, dans un second espace virtuel inter-agissant avec d’autres lieux et corps au son de la musique. Communautés souvent décriées comme celles de « voleurs de poules », les gens du voyage subissent depuis des millénaires la méfiance et les insultes, si ce n’est leur extermination programmée, pour cause de leur non-sédentarisation. Dans un autre projet, Jérémie Nardella nous invite à un jeu de rôle où nous prenons la forme d’un lapin qui s’immisce dans les méandres de préjugés, souvent hostiles, de communautés fermées de la banlieue bordelaise. Le dernier monde qu’il nous propose d’explorer est une sorte d’itinérance sans fin, à travers des mondes oniriques, à la recherche d’un point géographique indéfinissable. Peut-être à l’image de cette communauté qui n’a jamais eu de revendications territoriales. Justine Puech Longtemps assimilée à un espace d’enfermement voire d’emprisonnement pour les femmes, la cuisine, en ce début du XXIe siècle, se voit radicalement changée non pas dans sa fonction, mais dans la façon dont on l’habite. La présence des corps ne répond plus à une seule et unique règle mais à de multiples questionnements. La hiérarchie sociale semble s’y estomper. Par la mise œuvre d’une recette somme toute assez conventionnelle, la blanquette de veau, Justine Puech tente l’exercice délicat de sa mise en scène. Elle s’adonne, le temps d’une préparation et d’une cuisson en direc, à une performance où le public se sent obligé de participer au débat. Un débat qui remet en cause certaines idées sur l’aliénation féminine par la cuisine. Dans sa cuisine, Justine Puech, par sa chorégraphie, met à distance la modernité et ses frasques technologiques pour ne laisser agir que le seul plaisir de la langue et du palais. Kexin Qi Kexin Qi nous présente deux scénographies urbaines. Elle nous invite, en plein cœur de Bordeaux, place des Quinconces, au-dessus du pôle d’échanges du tramway, à prendre quelques minutes de nos parcours programmés, pour effectuer une promenade dans la canopée des arbres qui poussent tout au long des voies et qui aboutissent au bord de la Garonne. Cette réflexion ne s’inscrit pas dans cette tendance à la végétalisation de nos cités mais tente une optimisation de l’existant. Le parcours proposé est ponctué de stations, sous la forme de microarchitectures, où l’on peut regarder le ciel, observer la nidification des oiseaux ou tout simplement contempler les courants de la Garonne. Un parcours pour notre santé psychique où l’on peut s’adonner à la rêverie. Toujours dans une approche d’ornithologie urbaine, Kexin Qi réalise des scénographies à l’attention des oiseaux. Dispersées dans les parcs bordelais, elles agissent à la fois comme des points de repères et de protection d’une partie de la faune urbaine. Maria Luisa Rojano Maria Luisa Rojano est engagée et souhaite développer un travail graphique d’utilité publique. Originaire de Colombie, elle nous parle de son pays avec un regard sans concession sur le statut de la femme colombienne face à la violence dont elle est souvent la victime par les féminicides en hausse constante dans le pays. Maria Luisa Rojano nous parle de traditions musicales avec les rythmes de Salsa dont les paroles chantées sont de véritables appels à la culpabilisation et au meurtre des femmes et entrent insidieusement dans les foyers par les playlist. Mala Mujer (mauvaise femme) est l’intitulé d’une série d’affiches dénonçant cet état de fait. Sa démarche graphique est aussi de donner un sens et une représentation visuelle à des données abstraites comme le parcours d’un-e immigré-e face aux vicissitudes tant administratives qu’économiques quand on tente de s’arrimer à une terre d’accueil. La cartographie ressentie est un outil de représentation d’un parcours de vie et Maria Luisa Rojano nous propose d’approcher le sien et celui de sa famille proche. La plateforme Master option Art mention Design de l’ebabx est animée par : Franck Houndegla (scénographe, designer) Didier Lechenne (graphiste) Pierre Ponant (historien et curateur) Camille de Singly (théoricienne du design) Jean Charles Zebo (architecte et designer)