THIBAULT FRANC
PROLONGATION JUSQU’AU 5 JUILLET 2025 !
Une constante dans mon travail consiste à mettre en relation nature et culture, écologie et histoire de l’art. Parce que je cherche à responsabiliser mes contemporains sur leur rapport au monde devenu dangereux, mais aussi parce que j’associe différents domaines de la culture pour les faire fonctionner ensemble à la façon d’un écosystème. Comme en permaculture, il s’agit de faire avec plutôt que contre, c’est-à-dire de bricoler avec l’existant, tout en accueillant un maximum de diversité dans l’espace de l’œuvre, pareille à un petit jardin.
Je vais donc trafiquer des images et des œuvres, des objets et des concepts, les remettre en mouvement quitte à les détourner. Il ne s’agit pas de déplacer des œuvres pour les revendre, comme dans le trafic d’art, mais d’œuvrer à des déplacements de sens, un renversement, un art du trafic. On est déjà dans la sphère des échanges aériens internationaux où les appareils peuvent être détournés par des pirates espérant les amener à se poser ailleurs.
Aujourd’hui l’avion est devenu un symbole bien moins positif que celui du seul envol libérateur, capable de donner au monde une nouvelle unité. Le « flight shame », la honte de prendre l’avion, « flygskam » en suédois à l’origine, « avihonte » en français, est un phénomène bien réel. A chacun de juger son impact sur l’environnement, mais les silhouettes d’avions jaunes qui figurent sur internet le trafic en temps réel, sont fascinantes pour un plasticien. Il y a tellement d’appareils à l’écran que le monde semble disparaître par moment, on ne devine presque plus les pays cachés sous la représentation des flux de voyageurs, ou plutôt ce sont ces flux qui donnent leur forme aux continents. Comment réagirions-nous si les avions passaient devant les œuvres dans les musées, en nous empêchant de regarder ?
On a donc un nouveau calque, un masque comme ceux que je fais apparaître sur le visage des artistes, grands maîtres du passé qui deviennent eux aussi des brigands et des pirates, des monte-en-l’air. Les avions rajoutent une couche de couleur sur les cartes, ils montrent et dissimulent en même temps, et nous vivons sous leur ombre, comme nous vivons dans celle de tous les esprits qui nous ont précédés, et qui font la belle terre noire de la culture. Vivre dans l’ombre c’est à la fois bénéficier de ce sol, et un temps de la protection du feuillage des grands arbres, mais aussi chercher de plus en plus la lumière, en espérant une brèche dans la forêt suite à un coup de vent.
Aujourd’hui la tempête est là, crise de civilisation qui vient balayer nos habitudes de confort, notre confiance dans la continuité historique, ce qui est à la fois effrayant, et une chance pour les artistes. Car on peut étouffer sous trop de culture, d’où l’intérêt que je trouve à jouer au sauvage, à réemployer des fragments d’œuvres, des citations plus ou moins tranchantes, comme des haches de pierre taillée. Ré-utiliser, c’est upcycler des images en savourant ce qui nous est déjà donné, plutôt que de toujours rêver de nouveaux horizons. L’avion lui aussi nous vend cet espoir de nous dépayser, quand nous ne faisons qu’uniformiser le monde en nous exportant nous-mêmes.
Pour changer de monde, mieux vaut peut-être affiner nos connaissances et nos sensations là où nous sommes déjà : cultiver notre jardin intérieur, peuplé d’ombres à nommer, à apprivoiser, dans le jeu sans fin de la relecture et de la transmission.
Thibault Franc est un artiste français né en 1976 à Bordeaux. Après des études de philosophie, il se consacre aux arts visuels, explorant des disciplines comme le dessin, la peinture, la sculpture et l’art numérique. Son œuvre se caractérise par une fusion d’éléments urbains et naturels, reflétant une quête constante d’équilibre entre sophistication et nature. En 2019, il s’installe en Aveyron, où il combine sa pratique artistique avec des activités liées à la biodiversité et à l’autonomie rurale. Son atelier, rénové en 2023 avec le soutien de la Région Occitanie, est situé en pleine nature, offrant un espace propice à la création et à la réflexion.
Crédits photographiques : © 2025 Denis Thomas
Instagram : un_mémoire_eidetique
« En janvier 2023, j’ai fait l’acquisition d’un appareil miniature. Un jouet, semble-t-il, mais un bijou nommé Minox Classic Leica M3 fabriqué en 2005. Largeur : 7 cm. Hauteur : 4,7 cm et poids : 110 grammes. Son ancienneté en fait un fragile rebelle à la haute technologie. Je venais d’exposer la série « Trop tard », un certain regard sur la fin des mondes. Fin des illusions, fin d’une terre en souffrance, fin de l’insouciance, nature morte aux beautés de fanaison. La sobriété guettait en réponse à ces finitudes. L’intelligence artificielle commençait à roder, les milliards de pixels produisaient par jour des milliards d’images dans le monde. Comment poursuivre la fulgurante pensée de Walter Benjamin pour qui, une image serait « un missile projeté sur le spectateur ». Lui qui a tant réfléchi sur la relation entre la technique et l’art.Et se souvenir de Chris Marker qui disait : « La photo, c’est la chasse, c’est l’instinct de chasse sans l’envie de tuer. C’est la chasse des anges… On traque, on vise, on tire, et Clac ! Au lieu d’un mort, on fait un éternel ».
Alors cette année-là, je décidais que le Minox minus serait le complice du chasseur.
Ce boitier, aux fichiers numériques déglingués, au retard de déclenchement frôlant le ridicule (il admet deux secondes à se décider avant de dégainer), au cadrage aléatoire et aux déformations indignes, m’ a accompagné durant 2023 quotidiennement. Ce fut un instrument de capture photographique , fidèle, discret, obtus et râleur mais toujours surprenant. On lui pardonne presque tout. Ne pas avoir la main, faire avec peu et petit, retrouver le jeu et le pari serait donc le propos de cette série. Le mini Leica a tenu ses promesses, solide,pas d’abandon, juste une quête d’image. Un compagnonnage loin du progrès, en toute discrétion. »
Christophe Airaud
Christophe Airaud est un photographe français qui a débuté sa carrière professionnelle à la fin des années 1980, collaborant en tant que freelance pour des médias comme Libération, L’Humanité et Sud-Ouest. Pendant cette période, il a également exposé ses œuvres à Bordeaux, notamment lors d’une exposition conjointe avec C. Bourgeyx.
En 1990, il s’éloigne de la photographie pour se consacrer au journalisme et travaille aujourd’hui comme grand reporter pour Franceinfo Culture. À partir de 2016, il revient à la photographie et présente plusieurs expositions à la Galerie Rastoll à Paris ainsi qu’à La Place des Photographes à Arles. Parmi ses séries les plus remarquées figurent Disparition(S), Tombé du Ciel et Suerte. Il est actuellement représenté par la Galerie Rastoll à Paris.
ANAÏS TONDEUR
Tchernobyl Herbarium
Un Parfum // La Nuit
du 14.03 au 10.05__2025
Vernissage le vendredi 14 mars de 18h à 21h
À l’occasion de la deuxième exposition d’Anaïs Tondeur à la Bakery Art Gallery pour le mois de la photographie à Bordeaux, l’artiste a choisi de célébrer un anniversaire. Le 26 avril 1986, à 1h23 minutes et 44 secondes, un test de puissance à la centrale de Tchernobyl tourne à la catastrophe. Le cœur du réacteur n°4 explose, laissant s’échapper un nuage de particules radioactives dans l’atmosphère.
Ce projet est composé d’un rayogramme par année passée, 39 depuis l’explosion, créé par l’empreinte directe de spécimens d’un herbarium radioactif sur des plaques photosensibles. Ces végétaux furent au préalable cultivés dans le sol de la Zone d’Exclusion par l’équipe du bio-généticien Martin Hajduch qui étudie les conséquences de la radioactivité sur la flore dans les zones fortement irradiées autour de la centrale. Cet ensemble a été présenté à la MEP à Paris (Maison Européenne de la Photographie) en 2023.
Dans le project space sera présentée une nouvelle version de Un parfum / La Nuit. Ce projet rassemble les éléments d’une enquête développée sur les traces d’un parfum, rencontré en rêve. En collaboration avec la célèbre Nez Vanina Muracciole, Anaïs Tondeur a pisté ce souffle parmi les arbres centenaires de l’Arboretum Vilmorin (1815) dans le sud de Paris. Association de l’olfaction et de l’image, les 15 portraits de plantes réalisés à la lumière de la pleine lune sont accompagnés d’hypothèses olfactives cherchant à se rapprocher du parfum du rêve.
Anaïs Tondeur est née en 1985. Elle travaille et vit à Paris.
Dans une démarche ancrée dans la pensée écologique, Anaïs Tondeur est engagée dans une pratique interdisciplinaire par laquelle elle explore de nouvelles façons de raconter le monde, porteuses de transformations de notre relation aux autres, au vivant et aux grands cycles de la terre.
Composant une forme de laboratoire des attentions, elle développe ainsi un travail par l’enquête et la fiction, présentées sous forme de marches, d’installations, de photographies ou de protocoles associés à l’alchimie. Elle interroge, à travers les mondes qui implosent, les interdépendances profondes qui relient nos existences humaines à la trame du vivant, par un travail de l’image développé dans un mode de production le plus en lien et en respect possible avec les milieux de vies, et cela, au moyen de protocoles photographiques, d’expériences sensibles ou de récits spéculatifs, présentés sous forme d’installations ou d’arpentages collectifs.
Avec le partenariat d’Another Way Film Festival
EXPOSITIONS PERSONNELLES –
Selection
2025 – Bakery Art Gallery
2025 – Flowers of fire, Spot Home Gallery, Naples
2025 – Fleurs de Feux, Stimultania, Strasbourg
2024 – Là où l’espoir bourgeonne encore & Le Parlement
des Nuages, Bruno Moinard Éditions , Paris
2024 – Quand le monde était rire, Bibliothèque de l’Hôtel
de l’Industrie, Paris,
2023 – 240 millions d’années et un jour, Natural History
Museum, Neuchâtel
2023 – Un pli du bord du monde, Musée de la Poste, Paris
2023 – The Sky in Us, BAG_Bakery Art Gallery, Bordeaux
2023 – Là où l’espoir bourgeonne encore, Science de l’art,
Exploradôme, Vitry
2022 – Tchernobyl Herbarium, Spot Home Gallery, Naples
2021 – Êtres exposés, CAIRN,
2021 – Un Parfum, la nuit, Curator: Emmanuelle de
l’Eccotais, Photo Days, We Are, Paris
2021 – Lorsque le monde était rire, Science de l’art,
Orangerie, Verrières-le-Buisson
2019 – Paris flotte-t-il ?, Musée des Arts et Métiers, Paris
2018 – Pétrichor, Centre Tignous d’Art Contemporain,
Montreuil
2017 – Nuit des Musées, Centre Pompidou, Paris
2017 – Chernobyl Herbarium, Fondation Cristina Enea,
San Sebastián
2016 – Chernobyl Herbarium, JRC, European Commission,, Brusels & Ispra
2015 – Dryades, ArtCop21, Université Pierre & Marie
Curie, Paris
EXPOSITIONS COLLECTIVES –
Selection
2025 – Lire le ciel, Mucem – Musée des civilisations de
l’Europe et de la Méditerranée, Marseille, FR
2025 – Mörk Флора, Jonkoping, SE
2025 – LUMEN, 2km4, SIANA, Plateau de Saclay, FR
2025 – (Faire) face au nucléaire, Le Delta, Namur, BE
2024 – Science/Fiction – Une non-histoire des Plantes,
Maison Européenne de la Photographie, Paris, FR
2024 – Verspielt ?, Palmengarten, Frankfurt, DE
2024 – Mondes en commun, festival de photographie
contemporaine en partenariat avec l’Association des Amis du Musée départemental Albert-Kahn, Musée
départemental Albert-Kahn, Boulogne-Billancourt, FR
2024 – French Photography Today : A new vision of reality, Sungkok Art Museum, Seoul, CD
2024 – Coalition, Gaité Lyrique, Paris, FR
2023 – Mining Photography, Gewerbe Museum Winterthur, Winterthur, CH
2023 – Cruel Radiance, Backlight Photo Festival, Finland
2023 – The art as a Thorouhfare, Wuhan Biennale, CN
2023 – Carbon, Science Gallery, Bengalore, IN
2022 – Art of Change 21, ArtParis, Paris, FR
2022 – Rebirth, Choi Center, Beijing, CN
2022 – Botanischer Wahnsinn, Plant-Thinking In
Contemporary Art, Kröller-Müller Museum, NL
2022 – Cosmogonies II. Devenir Fleurs, MAMAC, Nice, FR
2022 – Flowers_Blumen in der Kunst des 20 und 21
Jahrhunderts, Museum Ostwall, Dortmund, DE
AWARDS/PRIX
– Mention spéciale 2024 du Prix des Amis du musée Albert-Kahn (2024)
– Prix RPBB 2024 des Rencontres Photographiques de Boulogne-Billancourt (2024)
– MIRA « Mobilité Internationale de Recherche Artistique », Institut français (2023)
– Prix Photographie & Sciences (2023)
– Candidate au Prix Niépce Gens d’images (2023)
– Prix Partage ton Grand Paris (2022)
– Prix Arts of Change (2021)
– Prix Ars Electronica, Live Art and Cyber Arts, Honorary Mention (2019)
– Finalist Prix Coal (2017)
– Ars Electronica, Art @ Science @ESO Honorary Mention (2015)
– Finalist Talents Contemporains Fondation François Schneider (2014 & 2013)
– Bourse Arcadi (2012)
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Les archives de Bleu du Ciel
L’affiche revue murale de poésie : 30 ans d’art et de littérature dans l’espace public
Du 23.01 au 08.03__2025 // Vernissage le 23 janvier à partir de 17h30
Commissariat : Christian Pallatier, Didier Vergnaud, avec la participation de Didier Arnaudet
Avec les auteurs et artistes : Maya Anderson, Michèle Antoine, Didier Arnaudet, Denis Castellas, Jean-Jacques Ceccarelli, Jean-Michel Espitallier, Jean-Marie Gleize, Julieta Hanono, Bernard Heidsieck, Michel Herreria, Valérie Jouve, Marin Kasimir, Elisabeth Lennard, Hubert Lucot, Pierre Mabille, François Matton, Danielle Mémoire, Bernard Noël, Présence Panchounette, Jean-Luc Parant, Anne-Marie Pécheur, Charles Pennequin, Nathalie Quintane, Ryoko Sekiguchi, Tatiana Trouvé, Carmelo Zagari…
La Bakery Art Gallery célèbre les archives du Bleu du Ciel : une rétrospective unique
En janvier 2025, Le Bleu du ciel, fondé en 1990 par Didier Vergnaud, ferme ses bureaux à Libourne après avoir marqué l’histoire de l’art contemporain par ses collaborations uniques entre artistes et écrivains. Pour clore cette étape, une exposition exceptionnelle sera présentée à la Bakery Art Gallery à l’initiative de son directeur, l’historien d’art Christian Pallatier, offrant au public l’opportunité de redécouvrir les archives d’un projet artistique et littéraire qui a transcendé les frontières.
Depuis ses débuts, Le Bleu du ciel éditions a réinventé l’affiche en tant qu’œuvre d’art, mêlant texte et image dans un dialogue fertile. Inspirées par l’esprit des livres d’artistes des années 60 et 70, ces affiches invitent à une traversée poétique et visuelle, jouant sur les détournements et les glissements. Cet art de jonction, à la croisée du visible et du lisible, a voyagé à travers le monde — Paris, Marseille, Louvain, New York, Québec, Montréal, Singapour — pour revenir aujourd’hui à Bordeaux.
À l’occasion de cette rétrospective, un vaste choix d’œuvres, d’affiches et de documents issus des archives sera dévoilé. Parmi les artistes et écrivains présentés figurent des noms emblématiques tels que Jean-Jacques Ceccarelli, Michel Herreria, Anne-Marie Pécheur, Jean Sabrier, Tatiana Trouvé, Valérie Jouve… Cette exposition mettra également en lumière des éditions rares, des affiches et des pièces uniques témoignant du dialogue constant entre art et littérature.
Le travail de Bleu du ciel a retenu l’attention de la Bakery Art Gallery car c’est une opportunité inédite pour les amateurs d’art et de littérature d’acquérir des œuvres témoins d’une aventure artistique unique. L’exposition est une invitation à explorer un patrimoine artistique où les mots dansent avec les images, un héritage nomade qui se pose enfin, pour un temps, dans la capitale girondine.
Les archives de Bleu du Ciel : 30 ans d’art et de littérature dans l’espace public
Depuis plus de 30 ans, Le Bleu du Ciel œuvre à redéfinir les frontières de la littérature contemporaine en l’inscrivant dans des espaces inattendus. Fondé sur l’idée d’un dialogue entre texte et image, le projet explore les interactions entre littérature et arts plastiques, tout en questionnant les pratiques poétiques et leurs liens avec les codes visuels et sociaux.
Une approche innovante de la littérature //
Inspiré par le modèle de l’art public, Le Bleu du Ciel vise à sortir la littérature de l’espace traditionnel du livre pour l’installer dans des lieux non dédiés — rues, médiathèques, universités, lieux d’art et d’échanges. À travers ses créations, il transforme le texte en une parole vivante, propice au dialogue et à la conversation. Les affiches littéraires, au croisement des normes graphiques et des inventions poétiques, deviennent des œuvres à part entière : un jeu à partager, un espace commun à investir.
« L’Affiche revue murale de poésie » //
L’une des initiatives les plus emblématiques de Bleu du Ciel, a vu le jour en 1992 et compte aujourd’hui plus de 100 affiches. Ce projet se poursuit en France et à l’international, proposant un accès direct à la création contemporaine dans des espaces publics et culturels. Ces œuvres continuent d’être exposées dans des lieux prestigieux tels que le Centre Pompidou, le Centre international de poésie de Marseille ou encore le musée d’art contemporain de Montréal.
Croiser disciplines et expériences //
Au-delà de l’affiche, Le Bleu du Ciel s’est enrichi de multiples activités : résidences, expositions, productions d’événements et expérimentations artistiques. L’accent est mis sur les collaborations entre poésie et autres pratiques artistiques — arts visuels, sonores, numériques ou multimédias. Chaque initiative est conçue comme une invitation à l’échange et à la surprise, affirmant le rôle de la littérature comme espace collectif et expérimental.
Une aventure qui se poursuit //
En 2022, Le Bleu du Ciel célébrait trois décennies d’affiches littéraires et artistiques lors d’un événement marquant à la MÉCA, avec une installation monumentale réalisée par Michel Herreria. Cette aventure continue à voyager, témoignant d’une volonté intacte de rendre la littérature vivante et accessible à tous.
Donner à lire dans l’espace est une conquête //
Une conquête que Le Bleu du Ciel poursuit inlassablement, entre créations audacieuses et rencontres inattendues comme celle à laquelle nous vous donnons rendez-vous du 23 janvier au mars 2025 chez BAG (Bakery Art Gallery), à Bordeaux.
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LAURENT PERBOS WAR IS … ! GAME OVER Vernissage // Jeudi 09.01.2025 de 17h à 21h Cette installation spectaculaire occupe le Project Space et relie le travail de Laurent Perbos au message pacifiste de John Lennon et Yoko Ono. Premier multiple réalisé par la Bakery Art Gallery en 2019, les Ballons2 sont des objets décalés et ludiques qui réinterprètent le message universel de paix de “WAR IS OVER!”. Insérés dans des filets multicolores, ils donnent une dimension populaire et quotidienne au message, rappelant l’approche accessible de Lennon et Ono à travers leurs slogans et actions publiques. “WAR IS … !”, écriture monumentale de 12 mètres de long, modernise l’acte de diffuser un message pacifiste, tandis que le spectateur complète la phrase sur des cartes de couleur, renforçant la réflexion collective. Le lit installé dans la galerie, accompagné des panneaux “Bed Peace” et “Hair Peace” fait référence au “Bed-In for Peace” de Montréal, transformant un espace intime en lieu de protestation. Les visiteurs peuvent s’installer dans le lit pour s’approprier le message et réfléchir à son impact. La diffusion d’un extrait du documentaire de 1969 et de la chanson “All we are saying is Give Peace a Chance” immerge les visiteurs dans l’univers pacifiste de Lennon et Ono. Enfin, l’imposante inscription “GAME OVER” symbolise la fin d’une partie et invite à un changement de stratégie, évoquant les conflits qui persistent. Combinée à “WAR IS … !”, elle mène de la réflexion à la conclusion, appelant à une prise de conscience collective pour la paix. « HAPPY XTMAS WAR IS OVER if you want it »
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