ANAÏS TONDEUR
Tchernobyl Herbarium
Un Parfum // La Nuit
du 14.03 au 10.05__2025
Vernissage le vendredi 14 mars de 18h à 21h
À l’occasion de la deuxième exposition d’Anaïs Tondeur à la Bakery Art Gallery pour le mois de la photographie à Bordeaux, l’artiste a choisi de célébrer un anniversaire. Le 26 avril 1986, à 1h23 minutes et 44 secondes, un test de puissance à la centrale de Tchernobyl tourne à la catastrophe. Le cœur du réacteur n°4 explose, laissant s’échapper un nuage de particules radioactives dans l’atmosphère.
Ce projet est composé d’un rayogramme par année passée, 39 depuis l’explosion, créé par l’empreinte directe de spécimens d’un herbarium radioactif sur des plaques photosensibles. Ces végétaux furent au préalable cultivés dans le sol de la Zone d’Exclusion par l’équipe du bio-généticien Martin Hajduch qui étudie les conséquences de la radioactivité sur la flore dans les zones fortement irradiées autour de la centrale. Cet ensemble a été présenté à la MEP à Paris (Maison Européenne de la Photographie) en 2023.
Dans le project space sera présentée une nouvelle version de Un parfum / La Nuit. Ce projet rassemble les éléments d’une enquête développée sur les traces d’un parfum, rencontré en rêve. En collaboration avec la célèbre Nez Vanina Muracciole, Anaïs Tondeur a pisté ce souffle parmi les arbres centenaires de l’Arboretum Vilmorin (1815) dans le sud de Paris. Association de l’olfaction et de l’image, les 15 portraits de plantes réalisés à la lumière de la pleine lune sont accompagnés d’hypothèses olfactives cherchant à se rapprocher du parfum du rêve.
Anaïs Tondeur est née en 1985. Elle travaille et vit à Paris.
Dans une démarche ancrée dans la pensée écologique, Anaïs Tondeur est engagée dans une pratique interdisciplinaire par laquelle elle explore de nouvelles façons de raconter le monde, porteuses de transformations de notre relation aux autres, au vivant et aux grands cycles de la terre.
Composant une forme de laboratoire des attentions, elle développe ainsi un travail par l’enquête et la fiction, présentées sous forme de marches, d’installations, de photographies ou de protocoles associés à l’alchimie. Elle interroge, à travers les mondes qui implosent, les interdépendances profondes qui relient nos existences humaines à la trame du vivant, par un travail de l’image développé dans un mode de production le plus en lien et en respect possible avec les milieux de vies, et cela, au moyen de protocoles photographiques, d’expériences sensibles ou de récits spéculatifs, présentés sous forme d’installations ou d’arpentages collectifs.
Avec le partenariat d’Another Way Film Festival
EXPOSITIONS PERSONNELLES –
Selection
2025 – Bakery Art Gallery
2025 – Flowers of fire, Spot Home Gallery, Naples
2025 – Fleurs de Feux, Stimultania, Strasbourg
2024 – Là où l’espoir bourgeonne encore & Le Parlement
des Nuages, Bruno Moinard Éditions , Paris
2024 – Quand le monde était rire, Bibliothèque de l’Hôtel
de l’Industrie, Paris,
2023 – 240 millions d’années et un jour, Natural History
Museum, Neuchâtel
2023 – Un pli du bord du monde, Musée de la Poste, Paris
2023 – The Sky in Us, BAG_Bakery Art Gallery, Bordeaux
2023 – Là où l’espoir bourgeonne encore, Science de l’art,
Exploradôme, Vitry
2022 – Tchernobyl Herbarium, Spot Home Gallery, Naples
2021 – Êtres exposés, CAIRN,
2021 – Un Parfum, la nuit, Curator: Emmanuelle de
l’Eccotais, Photo Days, We Are, Paris
2021 – Lorsque le monde était rire, Science de l’art,
Orangerie, Verrières-le-Buisson
2019 – Paris flotte-t-il ?, Musée des Arts et Métiers, Paris
2018 – Pétrichor, Centre Tignous d’Art Contemporain,
Montreuil
2017 – Nuit des Musées, Centre Pompidou, Paris
2017 – Chernobyl Herbarium, Fondation Cristina Enea,
San Sebastián
2016 – Chernobyl Herbarium, JRC, European Commission,, Brusels & Ispra
2015 – Dryades, ArtCop21, Université Pierre & Marie
Curie, Paris
EXPOSITIONS COLLECTIVES –
Selection
2025 – Lire le ciel, Mucem – Musée des civilisations de
l’Europe et de la Méditerranée, Marseille, FR
2025 – Mörk Флора, Jonkoping, SE
2025 – LUMEN, 2km4, SIANA, Plateau de Saclay, FR
2025 – (Faire) face au nucléaire, Le Delta, Namur, BE
2024 – Science/Fiction – Une non-histoire des Plantes,
Maison Européenne de la Photographie, Paris, FR
2024 – Verspielt ?, Palmengarten, Frankfurt, DE
2024 – Mondes en commun, festival de photographie
contemporaine en partenariat avec l’Association des Amis du Musée départemental Albert-Kahn, Musée
départemental Albert-Kahn, Boulogne-Billancourt, FR
2024 – French Photography Today : A new vision of reality, Sungkok Art Museum, Seoul, CD
2024 – Coalition, Gaité Lyrique, Paris, FR
2023 – Mining Photography, Gewerbe Museum Winterthur, Winterthur, CH
2023 – Cruel Radiance, Backlight Photo Festival, Finland
2023 – The art as a Thorouhfare, Wuhan Biennale, CN
2023 – Carbon, Science Gallery, Bengalore, IN
2022 – Art of Change 21, ArtParis, Paris, FR
2022 – Rebirth, Choi Center, Beijing, CN
2022 – Botanischer Wahnsinn, Plant-Thinking In
Contemporary Art, Kröller-Müller Museum, NL
2022 – Cosmogonies II. Devenir Fleurs, MAMAC, Nice, FR
2022 – Flowers_Blumen in der Kunst des 20 und 21
Jahrhunderts, Museum Ostwall, Dortmund, DE
AWARDS/PRIX
– Mention spéciale 2024 du Prix des Amis du musée Albert-Kahn (2024)
– Prix RPBB 2024 des Rencontres Photographiques de Boulogne-Billancourt (2024)
– MIRA « Mobilité Internationale de Recherche Artistique », Institut français (2023)
– Prix Photographie & Sciences (2023)
– Candidate au Prix Niépce Gens d’images (2023)
– Prix Partage ton Grand Paris (2022)
– Prix Arts of Change (2021)
– Prix Ars Electronica, Live Art and Cyber Arts, Honorary Mention (2019)
– Finalist Prix Coal (2017)
– Ars Electronica, Art @ Science @ESO Honorary Mention (2015)
– Finalist Talents Contemporains Fondation François Schneider (2014 & 2013)
– Bourse Arcadi (2012)
PARTAGER L’AFFICHE
Les archives de Bleu du Ciel
L’affiche revue murale de poésie : 30 ans d’art et de littérature dans l’espace public
Du 23.01 au 08.03__2025 // Vernissage le 23 janvier à partir de 17h30
Commissariat : Christian Pallatier, Didier Vergnaud, avec la participation de Didier Arnaudet
Avec les auteurs et artistes : Maya Anderson, Michèle Antoine, Didier Arnaudet, Denis Castellas, Jean-Jacques Ceccarelli, Jean-Michel Espitallier, Jean-Marie Gleize, Julieta Hanono, Bernard Heidsieck, Michel Herreria, Valérie Jouve, Marin Kasimir, Elisabeth Lennard, Hubert Lucot, Pierre Mabille, François Matton, Danielle Mémoire, Bernard Noël, Présence Panchounette, Jean-Luc Parant, Anne-Marie Pécheur, Charles Pennequin, Nathalie Quintane, Ryoko Sekiguchi, Tatiana Trouvé, Carmelo Zagari…
La Bakery Art Gallery célèbre les archives du Bleu du Ciel : une rétrospective unique
En janvier 2025, Le Bleu du ciel, fondé en 1990 par Didier Vergnaud, ferme ses bureaux à Libourne après avoir marqué l’histoire de l’art contemporain par ses collaborations uniques entre artistes et écrivains. Pour clore cette étape, une exposition exceptionnelle sera présentée à la Bakery Art Gallery à l’initiative de son directeur, l’historien d’art Christian Pallatier, offrant au public l’opportunité de redécouvrir les archives d’un projet artistique et littéraire qui a transcendé les frontières.
Depuis ses débuts, Le Bleu du ciel éditions a réinventé l’affiche en tant qu’œuvre d’art, mêlant texte et image dans un dialogue fertile. Inspirées par l’esprit des livres d’artistes des années 60 et 70, ces affiches invitent à une traversée poétique et visuelle, jouant sur les détournements et les glissements. Cet art de jonction, à la croisée du visible et du lisible, a voyagé à travers le monde — Paris, Marseille, Louvain, New York, Québec, Montréal, Singapour — pour revenir aujourd’hui à Bordeaux.
À l’occasion de cette rétrospective, un vaste choix d’œuvres, d’affiches et de documents issus des archives sera dévoilé. Parmi les artistes et écrivains présentés figurent des noms emblématiques tels que Jean-Jacques Ceccarelli, Michel Herreria, Anne-Marie Pécheur, Jean Sabrier, Tatiana Trouvé, Valérie Jouve… Cette exposition mettra également en lumière des éditions rares, des affiches et des pièces uniques témoignant du dialogue constant entre art et littérature.
Le travail de Bleu du ciel a retenu l’attention de la Bakery Art Gallery car c’est une opportunité inédite pour les amateurs d’art et de littérature d’acquérir des œuvres témoins d’une aventure artistique unique. L’exposition est une invitation à explorer un patrimoine artistique où les mots dansent avec les images, un héritage nomade qui se pose enfin, pour un temps, dans la capitale girondine.
Les archives de Bleu du Ciel : 30 ans d’art et de littérature dans l’espace public
Depuis plus de 30 ans, Le Bleu du Ciel œuvre à redéfinir les frontières de la littérature contemporaine en l’inscrivant dans des espaces inattendus. Fondé sur l’idée d’un dialogue entre texte et image, le projet explore les interactions entre littérature et arts plastiques, tout en questionnant les pratiques poétiques et leurs liens avec les codes visuels et sociaux.
Une approche innovante de la littérature //
Inspiré par le modèle de l’art public, Le Bleu du Ciel vise à sortir la littérature de l’espace traditionnel du livre pour l’installer dans des lieux non dédiés — rues, médiathèques, universités, lieux d’art et d’échanges. À travers ses créations, il transforme le texte en une parole vivante, propice au dialogue et à la conversation. Les affiches littéraires, au croisement des normes graphiques et des inventions poétiques, deviennent des œuvres à part entière : un jeu à partager, un espace commun à investir.
« L’Affiche revue murale de poésie » //
L’une des initiatives les plus emblématiques de Bleu du Ciel, a vu le jour en 1992 et compte aujourd’hui plus de 100 affiches. Ce projet se poursuit en France et à l’international, proposant un accès direct à la création contemporaine dans des espaces publics et culturels. Ces œuvres continuent d’être exposées dans des lieux prestigieux tels que le Centre Pompidou, le Centre international de poésie de Marseille ou encore le musée d’art contemporain de Montréal.
Croiser disciplines et expériences //
Au-delà de l’affiche, Le Bleu du Ciel s’est enrichi de multiples activités : résidences, expositions, productions d’événements et expérimentations artistiques. L’accent est mis sur les collaborations entre poésie et autres pratiques artistiques — arts visuels, sonores, numériques ou multimédias. Chaque initiative est conçue comme une invitation à l’échange et à la surprise, affirmant le rôle de la littérature comme espace collectif et expérimental.
Une aventure qui se poursuit //
En 2022, Le Bleu du Ciel célébrait trois décennies d’affiches littéraires et artistiques lors d’un événement marquant à la MÉCA, avec une installation monumentale réalisée par Michel Herreria. Cette aventure continue à voyager, témoignant d’une volonté intacte de rendre la littérature vivante et accessible à tous.
Donner à lire dans l’espace est une conquête //
Une conquête que Le Bleu du Ciel poursuit inlassablement, entre créations audacieuses et rencontres inattendues comme celle à laquelle nous vous donnons rendez-vous du 23 janvier au mars 2025 chez BAG (Bakery Art Gallery), à Bordeaux.
|
LAURENT PERBOS WAR IS … ! GAME OVER Vernissage // Jeudi 09.01.2025 de 17h à 21h Cette installation spectaculaire occupe le Project Space et relie le travail de Laurent Perbos au message pacifiste de John Lennon et Yoko Ono. Premier multiple réalisé par la Bakery Art Gallery en 2019, les Ballons2 sont des objets décalés et ludiques qui réinterprètent le message universel de paix de “WAR IS OVER!”. Insérés dans des filets multicolores, ils donnent une dimension populaire et quotidienne au message, rappelant l’approche accessible de Lennon et Ono à travers leurs slogans et actions publiques. “WAR IS … !”, écriture monumentale de 12 mètres de long, modernise l’acte de diffuser un message pacifiste, tandis que le spectateur complète la phrase sur des cartes de couleur, renforçant la réflexion collective. Le lit installé dans la galerie, accompagné des panneaux “Bed Peace” et “Hair Peace” fait référence au “Bed-In for Peace” de Montréal, transformant un espace intime en lieu de protestation. Les visiteurs peuvent s’installer dans le lit pour s’approprier le message et réfléchir à son impact. La diffusion d’un extrait du documentaire de 1969 et de la chanson “All we are saying is Give Peace a Chance” immerge les visiteurs dans l’univers pacifiste de Lennon et Ono. Enfin, l’imposante inscription “GAME OVER” symbolise la fin d’une partie et invite à un changement de stratégie, évoquant les conflits qui persistent. Combinée à “WAR IS … !”, elle mène de la réflexion à la conclusion, appelant à une prise de conscience collective pour la paix. « HAPPY XTMAS WAR IS OVER if you want it »
|
|
Dans le cadre du programme Édition/Éditions destiné à accroitre la visibilité des maisons d’édition françaises et étrangères, BAG invite WE DO NOT WORK ALONE, une maison d’édition fondée à Paris en 2015 par Louise Grislain, Anna Klossowski et Charlotte Morel.
WE DO NOT WORK ALONE édite, en séries limitées, des objets usuels conçus par des artistes.
WE DO NOT WORK ALONE propose aux artistes un écart vis à vis de leur pratique habituelle en les confrontant à la question de la fonctionnalité et de l’usage. En s’appuyant sur des savoirs-faire artisanaux ou industriels, ces objets de la vie quotidienne sont produits au cas par cas, selon des modalités définies en collaboration avec l’artiste.
WE DO NOT WORK ALONE s’entend comme une tentative nouvelle de répondre à la question ancienne des liens entre l’art et la vie quotidienne.
WE DO NOT WORK ALONE est aussi le titre du recueil de pensées sur la création artistique du potier japonais Kawai Kanjiro.
Vernissage // Jeudi 28.11.2024 de 18h à 21h
Vernissage le jeudi 17 octobre à 11H
Commissariat : Franck Houndégla, Mega Mingiedi
Chargées de production et de réalisation : Rokhaya Diallo, Catherine Tétard
Direction artistique : Guy Lenoir
Du 18 octobre au 24 novembre 2024, pour la deuxième année consécutive, BAG accompagne la résidence de l’artiste Mega MINGIEDI, dans le cadre du projet TÉLÉMA. Ce partenariat avec l’association MC2a et SO Coopération préfigure l’installation, rue du Mirail, du futur Institut des Afriques en 2025. Dans cette exposition, Mega Mingiedi Tunga artiste plasticien cartographe originaire de la République démocratique du Congo (RDC) pose la question des frontières, leurs origines et leur devenir. Il s’approprie les Objectifs de développement durable (ODD) en proposant une reconfiguration des frontières africaines en 2030.
Sous le commissariat de Franck Houndégla et Mega Mingiedi Tunga , cette exposition réunira également les œuvres d’artistes tels que Barbara Asei Dantoni, Danièle Bokino, Christophe Doucet, Isidore Krapo, Alice Raymond, Natacha Sansoz, et Corinne Szabo.
Dans un monde globalisé et face aux urgences multiples, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a proposé 17 Objectifs mondiaux de Développement Durable (ODD) à atteindre d’ici 2030. Il s’agit d’un plan d’action pour les populations, la planète, la prospérité, la paix tout en mettant en oeuvre des partenariats à toutes les échelles. SO Coopération répond aux enjeux de sensibilisation des ODD à travers son programme Récital ODD soutenu par la Conférence interrégionale des réseaux régionaux multi-acteurs (CIRRMA) et l’Agence française de développement (AFD). En effet, le programme permet d’éduquer aux ODD par des créations artistiques et culturelles, levier majeur pour faire passer des messages en vue de la réalisation de ces objectifs universels.
Le projet TÉLÉMA est né dans la foulée des débats sur la Restitution à l’Afrique de son patrimoine matériel et immatériel. En invitant en résidence l’artiste plasticien cartographe Mega Mingiedi, TÉLÉMA pose la question des frontières de l’Afrique à l’instar des ODD qui interrogent les frontières entre les acteurs, les secteurs, le Nord et le Sud et l’universalité des combats.
Les objectifs :
– Comprendre le territoire, en revisitant l’Histoire, celle des peuples, leurs langues, la terre et le sous- sol.
– Concevoir une carte représentative des frontières africaines en 2030 qui met en exergue les réalités sociologiques, anthropologiques, culturelles, artistiques et les enjeux environnementaux.
« Le travail de l’artiste interroge le monde qui l’entoure proche ou lointain, qu’il regarde depuis sa ville où il a grandi et choisi de vivre. Ainsi je vis et travaille à Kinshasa, mes récits graphiques entre cartographie et dessin artistique racontent la ville monde en particulier celle de Kinshasa avec 17.000.000 d’habitants, mais aussi d’autres villes du monde et imaginaires.
L’artiste rapporte la manière dont l’imaginaire circule, dont les gens façonnent l’urbain, le pratiquent ou le chantent. Mon travail témoigne de l’intensité de Kinshasa, ville si dure qui est aussi, un royaume d’une joie extrême.
Les évènements de notre temps les chaos vécus venus de l’Afrique, les prises de conscience en Occident liées à la colonisation ainsi que d’autres secteurs, celles de l’art et de la restitution des objets d’art nous intéressent.
Comment redonner à l’Afrique de nouvelles configurations frontalières. Mon travail d’artiste et ma pratique de la cartographie aideront à la compréhension du monde africain de demain à travers les perspectives de nouvelles frontières proposées par l’artiste, dans le cadre du projet TÉLÉMA.
Afin de répondre aux ODD (objectifs de développement durable) je me suis focalisé sur 5 points essentiels choisis parmi les 17 attendus:
1. Éducation de qualité
2. Réduire des inégalités
3. Égalité entre les sexes
4. Protection des enfants
5. Paix, justice, et institutions efficaces
Pour finir je ne suis pas un artiste sectoriel parce que les problématiques des frontières ne concernent pas que la R. D. Congo, c’est un phénomène global ».
L’idée est de produire une installation en deux volets :
– L’une traduisant mes idées sur les nouvelles perspectives des frontières africaines par un dessin diptyque comprenant les problématiques liées à des régions qui veulent être autonomes, refusent la nation dit conventionnelle tels des pays « normaux ».
L’installation sera accompagnée de lots de caisses en bois et de témoignages individuels sur la thématique:
– L’autre, le work shop. Le travail va être confronté, échangé et partagé avec les étudiants et les lycéens dans le but de vivre ce projet dans un contexte d’échange et trouver ensemble, dire, inventer nommer… le résultat de ce processus.
Mega Mingiedi
__Tables-rondes
Vendredi 25 octobre 2024 :
16h-18h : « Art et Sciences frontières », cartographie sensible, cartographie artistique/story map : Marina Duféal, Sylvain Guyot, Frank Houndegla, Anne-Laure Amilhat-Szary, Philippe Rekacewicz
18h – 19h : « Frontières et conflits au sein de la République Démocratique du Congo », avec Valéry Ntwali
Samedi 26 octobre 2024 :
16h30 – 17h : présentation du numéro de la revue Multitudes autour de la question Frontières/ Lisières avec Allan Deneuville
17h – 19h : « Frontière et transmission », avec Barbara Asei-Dantoni, Danièle Bokino, Christophe Doucet, Isidore Krapo, Alice Raymond, Natacha Sansoz, Corine Szabo, Julie Peghini, Androa Mindre Kolo
__Ateliers
Jeudi 24 octobre 2024 :
11h – 13h : « Révéler les frontières » , avec Sylvain Guyot, en lien avec ses dix oeuvres exposées sur les typologies de frontières propres à l’Afrique du Sud.
Vendredi 25 octobre 2024 :
10h – 12h / 14h – 16h : carto-partie : atelier de cartographie contributive sur OpenStreetMap par Marina Dufeal (sur inscription)
Samedi 26 octobre 2024 :
11h – 12h30 : atelier carto partie sur Kinshasa, avec Marina Duféal, Mega Mingiedi
Vendredi 25 octobre :
Eric Androa Kolo, performeur
» Mi-Cartographies, mi-mind maps ultra conceptuelles, dessins/ collages /graphes/installations, les travaux de Mega Mingiedi portent un regard tout à fait inédit sur l’espace urbain. Pour qui a travaillé avec lui , comme c’est mon cas , à Kinshasa et à Johannesbourg , il est impossible de regarder ces deux villes , d’y travailler , d’y vivre, comme on le faisait avant : le regard de l’artiste transforme radicalement celui de l’observateur. Cela est d’autant plus frappant pour qui s’intéresse aux théories actuelles de la géographie radicale, mise en exergue, notamment dans les travaux de théoriciens / praticiens tels Eyal Weizman et Teddy Cruz . L’oeuvre de Mega Mingiedi est en dialogue avec et enrichit leur production . Je n’entends pas par là que l’artiste a vu Weizman ou Cruz, mais qu’il répond, à travers son travail, à une riche gamme d’interrogations centrales à la réflexion actuelle sur la violence (économique, politique, sociale, spirituelle) et, simultanément, l’extraordonaire vitalité dont ces espaces sont le creuset.
Cette ouverture – et cette capacité à dialoguer sont le fait d’études approfondies en arts plastiques, d’abord à l’Academie des Beaux-Arts de Kinshasa , où l’artiste a acquis la rigueur qui caractérise son trait, puis à l’Ecole Superieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, où il a été exposé à toute une gamme d’approches – Scénographiques , performatives, de cartographies – qui lui ont apporté une base conceptuelle à la fois solide et complexe. C’est à partir de ce double socle et d’une réelle réflexion personnelle, engagée, qu’il a développé le vocabulaire innovant qui caractérise son travail. Dans ces deux contextes aussi -ABA de Kinshasa et ESAD à Strasbourg – il a appris la rigueur à laquelle je faisais précedement allusion – A une capacité de concentration qui ne peut qu’épater, l’artiste allie un réel intérêt pour les échanges approfondis : pour les conversations fouillées autour d’approches de thématiques, de structures, de possibilités physiques et philosophiques. «
Dominique Malaquais, chargée de recherche
Centre d’Etudes des Mondes Africains / CNRS
TELEMA est un projet MC2a – SO Coopération, auquel s’associe l’Institut des Afriques en partenariat avec la Cité Internationale des Arts.
Fondation Lucien Faye (Paris)
Agence Française de Développement
Cité Internationale des Arts de Paris
Lycée Michel Montaigne (Bordeaux)
Musée Ethnographique Universitaire de Bordeaux
Réseau Aquitain de l’Histoire et de la Mémoire de l’Immigration