FESTIVAL TRENTE TRENTE 

SOPHIE DALÈS, Cie Wolf
Love me tomorrow

26.01__27.01.2022

Les 26 et 27 janvier 2022, BAG a eu le plaisir d’accueillir le Festival Trente Trente dans sa galerie et Sophie Dalès pour un solo de danse de 25 minutes.

Trente Trente est un festival initié et porté par la compagnie de théâtre Les Marches de l’Été et son metteur en scène Jean-Luc Terrade. Depuis sa création en 2004, la manifestation prône une programmation des formes courtes hybrides et pluridisciplinaires. Elle offre ainsi une vision plurielle et pointue de la création contemporaine. Le festival réunit une trentaine de propositions artistiques issues de multiples disciplines (danse, cirque, musique, théâtre, installation, …) valorisant ainsi la richesse et la particularité de la nouvelle scène, qu’elle soit locale, nationale ou internationale. 

Sophie Dalès, Cie Wolf – Love me tomorrow

SOPHIE DALÈS, Cie Wolf

« Love me Tomorrow est un solo où je veux déjouer la soumission à nos codes sociétaux et laisser voir mon identité propre. Ce sera comme la traversée de mon âme, de mes instincts, au présent. Je laisserai voir comment le lieu transpire dans ma chair, ce que l’émotion éveille en moi. Ce sera comme une capsule d’espoir traversée de fantasmes. J’ai envie que tout ce qui m’arrive organiquement, articulairement, trouve son écho auprès du public. Qu’il puisse traverser ce que je traverse, vibrer dans un 360 degrés et pas seulement de face… J’espère sublimer tous nos instants présents, nos émotions humaines, en une sorte de « vitrine » de l’intimité. Je me sens remplie d’une telle amplitude de sentiments ! » Sophie Dalès. 

Sophie Dalès, Cie Wolf – Love me tomorrow

Dans le cadre de la 19ème édition du festival Trente Trente – Les Rencontres de la forme courte

BAG vous apporte un poco de calor…. On vous emmène à Madrid !

Rendez-vous le 1er février à 17h, l’heure du goûter chez BAG.
Départ immédiat pour Madrid avec une conférence animée par Christian Pallatier – tout en savourant une pâtisserie BAG avec un thé ou un café.
Installez-vous dans la Little Green Room et que le voyage commence…

Et ce n’est pas fini ! Pourquoi ne pas poursuivre votre voyage en prenant part au We ART… Madrid les 11-12-13 février ?

Pour réserver, cliquez ici.

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Conférence L’ART ET LA MIGRATION DES MONDES : ÊTRE ICI… ET D’AILLEURS

__1 Musée
LE REINA SOFIA 

__1 artiste // 1 œuvre
PABLO PICASSO (1881- 1973) // EQUIPO CRONICA (1964 – 1981)
« Guernica », 1937 // « Peindre, c’est comme donner un coup de poing », 1972
Maitre de l’espace pictural fracturé, Picasso a ouvert le chemin de la liberté en peinture : retour sur la genèse d’un chef-d’œuvre, « Guernica Equipo Cronica ».

__360° autour de l’œuvre
L’art ou l’autre face de la liberté 

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Cycle de conférences  : trAnspoRT CONTEMPORAIN dans les musées européens » // Connaissance de l’art contemporain

Ouka Leele – Le baiser, 1980 – La Movida 

WE ART // WEEK-END ART

Fort d’une expérience de plus de 25 ans dans la médiation de l’art contemporain, Connaissance de l’art propose depuis octobre 2009 de vous accompagner lors des Week-Ends ART® à la découverte des plus importantes collections, des expositions évènements et à la rencontre des acteurs professionnels du monde de l’art. Près de 50 destinations ont déjà été ouvertes à l’occasion d’expositions temporaires, de foires internationales ou simplement pour découvrir une ville, ses musées, ses fondations, galeries, et ses artistes.

Parce que nous ne sommes pas une agence de voyages, mais des spécialistes de l’Histoire de l’art, nous vous laissons composer votre WeART… selon vos disponibilités et vos envies. Vous effectuez vous-mêmes les réservations de transports et d’hôtel. Ainsi, vous êtes libre de choisir vos dates de séjour et votre hôtel comme vous l’entendez ou parmi le choix que nous vous proposons.

Pour plus d’informations, cliquez ici.
 

Liberté, Égalité, Fraternité, 2020. Édition non limitée, numérotée 1 sur l’infini. Couverture de survie, 45 x 35 x 5 cm.

FRANÇOIS MANGEOL

 

Les enfants perdus
 

28.01___20.03.2022

Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 28 janvier // 17h-22h
Rencontres avec l’artiste le samedi 29 janvier  // 16h-19h
Art Brunch avec l’artiste le dimanche 30 janvier // 13h-15h (réservation obligatoire)

L’exposition Les enfants perdus rassemble une trentaine d’œuvres originales et multiples autour des grands thèmes de prédilection de François Mangeol : l’universalité, la spatialité, la temporalité. Dans le roman Peter Pan de J. M. Barrie paru en 1902, le héros et sa petite troupe d’enfants turbulents cherchent à éviter les responsabilités, une excellente raison de ne pas grandir. Cette peur phobique de la mort – thanatophobie -, génère une anxiété et un dangereux repli sur soi lié à l’état dépressif. Selon l’auteur, rien ne changera tant que les enfants seront “innocents et sans coeur”. Et pour nous, qu’en est-il ? Resterons-nous paralysés par la peur du lendemain ou réussirons-nous à surmonter le sentiment de trahison qui domine aujourd’hui ? 

Sur 200m2, l’exposition  interroge notre expérience du temps en proposant une déambulation-méditation au cours de laquelle les visiteurs se confrontent à l’expérience de Mini-Appartenant*, sérigraphie sur carton d’un plan d’appartement de 2m2 (2x1m, l’emprise d’une personne allongée sur le sol), déchiffrent un alphabet inspiré des colombages dont l’ossature est faite des bandes VHS du dessin animé Peter Pan, expérimentent une œuvre numérique battant au rythme du coeur de l’artiste (NFT), s’inquiètent d’un panoptique qui les reflète ou les observe, jouent avec des mots et des livres… Un art conceptuel aux formes poétiques et autobiographiques.

Les enfants perdus illustre la crise de l’imagination que traverse ce début de siècle tourmenté. Après des lustres de progrès technologiques, économiques et scientifiques, le futur engendre désormais plus de craintes que d’espoir. N’est-il pas temps de grandir ? Nous n’en finissons pas de tirer les leçons du passé et d’anticiper les catastrophes, sans jamais réussir à nous dégager d’un présent obsédant, point de fuite de nos perspectives d’avenir. Limité à l’imaginaire et à ses projections, ce parcours interroge le temps de ceux qui, désorientés face à ce début de XXIème siècle, rêvent du Neverland de Peter Pan, migrent vers des pays imaginaires, grandissent un masque sur le visage, dorment à la belle étoile… Cette expérience se conclut par un jeu de mots « allumer le FEU de joie» que les visiteurs emportent et une lapalissade, “La vie c’est mortel”. Partir à la recherche des enfants perdus est la plus belle façon d’ouvrir l’année du centenaire de Marcel Proust (1871-1922).

* Mini-Appartenant, 2x1m, sérigraphie sur carton, 50 ex. numérotés et signés & Impression sur serviette de plage à la palette de peaux de la plus claire à la plus bronzée, BAG_Bakery Art Gallery, Bordeaux, 2022. À l’occasion de l’exposition, seront réalisés par le laboratoire de boulangerie des sablés “Visa“, ainsi qu’un journal de l’exposition avec une œuvre reproduite au verso.

FRANÇOIS MANGEOL //

Il vit et travaille à Bordeaux. Il est diplômé de l’École d’art et design Saint-Étienne.

Son travail est présent dans les collections internationales publiques et privées : Fonds National
d’Art Contemporain FNAC-CNAP ; du MAMCO à Genève, Suisse ; du Kaiser Kunstmuseen Krefeld, Allemagne,
Collection IMAGO MUNDI de Luciano Benetton, Italie, collection de la fondation Jan Michalski, Suisse…

Des expositions individuelles de son travail ont été organisées à l’Institut français à Milan, Italie, à
la Mannerheim Gallery, à la galerie Domeau & Pérès et à la galerie ALB, Paris, dans différents musées
et centres d’art français et européens.

Il a participé à de nombreuses expositions collectives et biennales comprenant la Art Paris Art Fair, la foire
Bienvenue en France, ARCO Madrid, la SwabArt Fair à Barcelone en Espagne, la DesignArt Tokyo au Japon…

MINI-APPARTENANT, 2008-2022 

Mini-Appartenant interroge les limites de l’espace public/privé d’une population privée de logement. Non réductible, les 2m² d’emprise au sol que prend un corps allongé dans l’espace public propose un choix au visiteur, l’enjamber ou marcher dessus, comme si de rien n’était. 

Lors de la Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2008, François Mangeol rencontre Michel Philippon, commissaire d’exposition. À son invitation, il réalise une sérigraphie sur carton disponible pour le public. Suite à cette exposition, trois d’entre elles seront exposées au MAMCO de Genève à la demande de Christian Bernard, directeur et conservateur, et intégreront les collections. BAG édite une nouvelle série de 50 exemplaires signés et numérotés par l’artiste au prix de 100 euros.

 

À l’occasion de l’exposition Les enfants perdus à la Bakery Art Gallery, l’artiste propose un nouvel exemplaire, en adaptant les dimensions de l’œuvre à celles de la galerie. Une serviette de bain au motif de “Mini-Appartenant” (160x80cm) est éditée en 10 couleurs de bronzage. À la verticale, on devine le bas du maillot et les cheveux longs d’une femme de dos – pour mieux la voir, pivotez cette feuille à l’horizontal.

 

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Annonce : Vends 1 Gde pièce 2m², 1 ch. Rdc plein Sud (à orienter). Grande entrée, Espace cuisine, Coin salon, Isolation sol-terrasse, Proche commerces. État d’usage. À localiser. Vendu au prix du m2 de la localité de son lieu de vente. 

MINI-APPARTENANT, 2008-2022
Sérigraphie avec impression en blanc sur carton, 200 x 100 cm.
Série de 50 exemplaires numérotés et signés + 10 EAiowh,

Éditée par Bakery Art Gallery, Bordeaux.

Un grand merci à Anna Maisonneuve du journal Sud Ouest.

MAISONNEUVE Anna. A la BAG, les jeux de piste de François Mangeol. Sud Ouest. 05 février 2022, p.25.

CONCERT / CAPTATION
__19.12.2021__

 

BAG a eu le plaisir d’accueillir un concert de Marc Delmas et le privilège de découvrir des chansons inédites.
C’était dimanche 19 décembre 2021 dans un des espaces de la Galerie.

Merci à :

__Marc Delmas

__Christophe

__JodetDidier

__OttavianiMarc Closier

___ OLGA KISSELEVA ___ 
Rivière de lait aux berges de kissel
Projet VOIE LACTÉE en collaboration avec Taisiya Polishchuk et Tatiana Drozd 

___ MOTTO BOOKS DISPLAY ___

___ COMPAGNIE FluO – NADIA LARINA ___

Vendredi 10.12 /// 19h30 __ Performance artistique & culinaire réalisée avec le soutien de Sturia et des chef.fe.s : Vivien Durand (Le Prince Noir), Oxana Crétu (Le CroMagnon) et Franck Audu (La Tupina).

Dégustation Kissel / Lunas de BAG Boulangerie, autour d’un verre.

Dimanche 12.12 /// 13h __ Brunch-rencontre avec Olga Kisseleva

 

BLINIS
Exposition du 10 au 31
décembre 2021
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BLINIS est une manifestation pluridisciplinaire qui incorpore, malaxe, pétrie les disciplines artistiques et gastronomiques mixant expositions, performances, dégustations, rencontres et jeux. Dernier volet de la saison d’automne intitulée “WINTER IS COMING“, BLINIS est réalisé dans le cadre de “l’Année croisée France – Russie 2021“ avec le soutien de la ville de Bordeaux et du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Une co-production BAG_Bakery Art Gallery et Centre National Edition Art Image (cneai=).

Co-commissariat : Sylvie Boulanger, Christian Pallatier, Alexis Zavialoff

OLGA KISSELEVA ___ Rivière de lait aux berges de kissel

Un voile de lait chemine sur la table de bois peinte d’un enduit naturel de poudre de lait. Les OBUs* empilés, des architectes Elisabeth Lemercier et Philippe Bona, supportent cette installation qui matérialise la rivière de lait imaginée par Olga Kisseleva.

C’est derrière ce voile que nous revisitons les contes russes et slaves puisque la légendaire rivière de lait aux berges de kissel abreuve un pays de Cocagne utopique où les paysages même sont comestibles, la paresse est une vertu et la jeunesse éternelle. Elle prend place dans les histoires mettant en scène la vieille et terrible sorcière Baba Yaga. Cette rivière, depuis près de 1000 ans, côtoie, dans ces légendes, un pommier sauvage pouvant bavarder avec les passant·e·s, un tapis volant, une chapka d’invisibilité ainsi que la hutte en bois de la sorcière posée sur deux pattes de poule lui permettant de se mouvoir.

Olga Kisseleva réalise ici un travail autour du kissel (ce dessert russe traditionnel sous forme de soupe, à base de fruits rouges et parfois agrémenté de vin rouge) mais surtout autour du lait, qui prend la forme d’un breuvage essentiel : une base de nourriture pour beaucoup de civilisations. Le lait est entendu comme boisson de vie, nécessaire pour l’être venant de naître. Bien souvent symbolisé comme la nourriture des divinités, le lait est une métaphore de la gentillesse, de l’attention, de la compassion, de l’abondance et de la fertilité. Son goût léger et doux, mais également sa couleur d’un blanc pur, en font un symbole de pureté.

Cependant, sa consommation peut être l’objet de critique puisque sa surproduction conduit à des problématiques écologiques, notamment en terme de tri des déchets plastiques, mais c’est aussi la surconsommation de ce produit qui est y questionné, car cette dernière peut entraîner des dysfonctions corporelles, car le lait est, à l’origine, destiné à nourrir l’enfant ou l’animal venant de naître.

En collaboration avec la BAG_Bakery Art Gallery et ses collègues scientifiques, Olga Kisseleva propose une réflexion sur l’impact des futures utilisations du lait sur la société. L’exposition présente des œuvres du projet EDEN d’Olga Kisseleva qui a reçu, en 2020, le Grand Prix STARTS de la Communauté européenne pour sa collaboration innovante entre art, science et technologies. À l’occasion de l’exposition BLINIS, seront activées les pièces réalisées pour le nouveau projet “La Voie Lactée“, en collaboration avec Taisiya Polishchuk, Tatiana Drozd, Victoria Ananyan, le soutien de la Fondation Aleksandr Savchuk et de BAG_Bakery Art Gallery.

 

* Original Bipolar Units, système modulaire d’agencement pour le stockage, la classification et l’exposition, conçus par les architectes Elisabeth Lemercier et Philippe Bona. matériaux : acier bichromaté – caoutchouc multipolaire dimensions : L348 x H132 x P480 mm. épaisseur de l’acier : 15/10 éme et 20/10éme, fabriqué en France. © Bona-Lemercier architectes, 2011

 

 

 

OLGA KISSELEVA ___ Forêt en mouvement

Une œuvre d’Olga Kisseleva, en collaboration avec l’ONB (Opéra National de Bordeaux).

La réputation artistique d’Olga Kisseleva, formée aux mathématiques et à l’art, n’est aujourd’hui plus à refaire. Elle jouit, depuis de nombreuses années, d’une grande relation avec la nature et collabore avec des scientifiques comme des ingénieur·e·s ou encore des agronomes.

Par son travail, elle souhaite faire prendre conscience à tou·te·s du dialogue incessant qu’entretiennent les arbres, de même que la communication permanente qui les anime. Ses travaux évoquent des questionnements sur l’agissement sur le milieu naturel, pour écouter l’environnement afin de prévenir les disparitions à venir. Tout ceci pose la question suivante : peut-on sauver la nature ou bien s’agit-il d’une utopie ?

Olga Kisseleva demeure une artiste atypique et engagée, ayant conscience de la fragilité, mais aussi de l’évolution permanente de l’environnement puisque toute disparition cause indubitablement des bouleversements au sein même de l’écosystème.

Olga Kisseleva demeure une artiste atypique et engagée, ayant conscience de la fragilité, mais aussi de l’évolution permanente de l’environnement puisque toute disparition cause indubitablement des bouleversements au sein même de l’écosystème.

Dans son travail, Olga Kisseleva introduit le concept “d’intelligence bio-inspirée”, conçu en lien avec des spécialistes du comportement des organismes vivants, notamment des plantes. Tout ceci prend alors place dans le projet EDEN, qui va ainsi permettre une chorégraphie grâce à l’intelligence des arbres, et non à celle des IA (intelligences artificielles). En collaboration avec des laboratoires du CNRS, elle met en place les systèmes T2N et T2T afin de rassembler et d’interpréter des données sur la communication des forêts en mouvement. Il s’agit d’une dynamique naturelle afin de recréer des formes de naturalité originelle avec l’environnement en place.

 

 

 

OLGA KISSELEVA ___ La voie lactée 

 

La voie lactée d’Olga Kisseleva en collaboration avec Taisiya Savchuk-Polishchuk, Tatiana Drozd, est une vidéo dans laquelle dansent et performent Victoria Ananyan et Simone Tribuna (Ballets de Monté- Carlo).

« La voie lactée » explore une ressource essentielle : le lait, une des bases de notre alimentation, comme de notre civilisation.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à la surconsommation du lait en tant qu’élément nutritionnel qui peut être nocif pour la santé en cas de mauvaise utilisation, et à la surproduction de lait qui devient un problème écologique, notamment en raison de son non-recyclage. Développé en partenariat avec des acteurs scientifiques, industriels et écologiques de la production et de la transformation du lait, le projet explore les possibilités futures d’intégration intelligente de cette substance essentielle et symbolique, et l’impact que ses utilisations futures pourraient avoir sur la société.

 

OLGA KISSELEVA ___

 » Olga Kisseleva tient une place à part dans le monde de l’art. Sa relation intense avec la nature et ses innombrables collaborations avec des scientifiques (ingénieurs, agronomes…) du monde entier sont à l’origine d’une démarche tout à fait originale. Le souhait de cette artiste et brillante universitaire est de montrer, de faire comprendre, voire de faire entendre, le dialogue des arbres, la communication permanente qui les anime et dont, le plus souvent, nos contemporains n’ont aucune conscience.

Comment reconstituer notre nature en perdition et pourquoi faut-il agir immédiatement sur l’état naturel ? Comment réparer, écouter la nature altérée et prendre des responsabilités pour la sauvegarder et prévenir les disparitions qui découlent de cette altération ? L’utopie peut-elle devenir réelle et prendre davantage d’ampleur pour sauver, ramener à la vie des arbres, les faire communiquer entre eux et mieux les préserver ? Telles sont les interrogations et les finalités de cette artiste atypique et engagée, consciente de la fragilité comme de l’évolution permanente de notre environnement et pour qui à chaque disparition d’un élément du vivant entraîne un bouleversement de l’écosystème. Toute perte met en péril l’équilibre de l’ensemble … « 

Chantal Colleu-Dumond
Directrice du domaine de Chaumont-sur-Loire Olga Kisseleva
EDEN, monographie, 2021, ArtsHebdoMedias, Paris

Olga Kisseleva est artiste et chercheur. Depuis 2000, elle enseigne Art & Science à la Sorbonne.

Olga Kisseleva a exposé au Musée d’art moderne (Paris), au KIASMA (Helsinki, Finlande), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (Madrid, Espagne) , Fondation Cartier pour l’art contemporain (Paris), Centre Georges Pompidou (Paris, France), Musée Guggenheim (Bilbao, Espagne), Art Institute (Chicago, USA), Centre National d’Art Contemporain (Moscou), Musée du Louvre (Paris), ainsi que la Biennale de Dakar (2002), Biennale de Tirana (2003), Biennale de Moscou (2011), Biennale d’Istanbul (2013), Biennale de Berlin (2014), la Biennale de Venise (2015)… Ses œuvres font partie des plus de 25 collections des musées, comme le Centre Pompidou (Paris, France),
la Fondation Louis Vuitton (Paris, France), le ZKM (Karlsruhe, Allemagne), le Musée d’art moderne de Moscou (Moscou, Russie), le Centre national d’art contemporain (Moscou, Russie), le Centre Getty (Los Angeles, CA), le Musée d’art moderne (MoMA, New York City, NY).

 

MOTTO BOOKS DISPLAY ___

Scénario : Alexis Zavialoff / Sylvie Boulanger

Scénographie : Jacques Pelletier

L’exposition Motto Books mêle habilement pratiques artistes et “humanités technologiques” afin de mettre en valeur la culture du Samizdat* et de l’Éphéméra*. Dans certains pays, comme la France ou la Russie, des réseaux d’artistes se forment, mais sont laissés pour compte par la diffusion actuelle de la marchandisation de l’art. Cependant, ces mêmes artistes, chorégraphes, graphistes et autres parviennent à diffuser leurs œuvres sous forme de publications tout en réinventant une manière de créer dite “nomade”. Ce dynamisme est une existence commune entre les terres françaises, comme russes, aussi bien pour les artistes émergent·e·s comme incontestables. Bordeaux-Métropole, par son invitation, tend donc à exprimer cette réalité conjointe des deux pays puisque, depuis une dizaine d’années, les publications artistiques forment des collections toutes aussi entières qu’importantes dans ce champ créatif soutenu par les nouvelles technologies d’échange de savoirs.

Blinis prend ainsi la forme d’une exposition d’une trentaine de livres d’artistes organisée sur la base des collections de Motto Books (Alexis Zavialoff) et du CNEAI. C’est en 2007, qu’Alexis Zavialoff crée Motto : une société de distribution suisse de magazines et de fanzines, ce qui était jusqu’alors inédit sur le territoire. Un an après, une première librairie permanente voit le jour, à Berlin-Kreuzberg. Ce magasin est une progression naturelle des librairies temporaires itinérantes que Motto a organisées en Suisse, puis à l’étranger. Motto a pour particularité d’offrir la possibilité de dénicher d’anciens numéros de magazines sélectionnés, ainsi qu’une large sélection de publications d’artistes, y compris des projets plus expérimentaux à des tirages parfois très réduits.

 

Motto Books fonctionne régulièrement comme un espace de présentation de livres et de magazines, ainsi que des soirées spéciales consacrées à différentes discussions autour de l’édition sur l’art, le graphisme, la photographie, la typographie et des sujets connexes. Les publications exposées complètent un programme intense d’expositions, de projections, de discussions et de présentations.

Leurs publications prennent un tournant exponentiel pour représenter aujourd’hui pas moins de 20 000 titres avec un catalogue incessamment remis à jour. Après avoir établi des collaborations avec de grands distributeurs internationaux, l’intérêt pour les livres et les petits articles auto-édités est venu naturellement et constitue maintenant une partie importante de l’activité de Motto. Aujourd’hui, Motto distribue plus de 150 éditeurs à plus de 100 endroits dans le monde.

Dans le cadre de ce travail, l’ensemble des artistes a pour vocation le travail, à la fois de l’exposition mais également celui de la performance afin de répondre à la question laissée en suspens par l’exposition : œuvre qui s’expose ? Œuvre qui se partage ?

Ces mêmes questionnements invitent donc le public à partager cet événement autour d’une grande table puisque le programme des performances est une joyeuse réunion d’une relation artistique et gastronomique : performances sonores et filmiques côtoient performances culinaires et gustatives pour former des performances ludiques.

Collection FMRA du CNEAI. Le Cneai = (Centre National Edition Art Image) est un centre d’art contemporain, organisation à but non-lucratif fondée en 1997, à la fois lieu de recherche, de production et de diffusion de l’art. Le centre d’art possède ses propres collections d’œuvres composées de trois fonds : FMRA (petits documents, disques et livres d’artistes), MULTIPLES (estampes et multiples d’artistes), YONA FRIEDMAN (maquettes et dessins de l’architecte).

La collection FMRA est composée de plus de 11 000 livres d’artistes et d’éphéméras ; livres d’artistes, revues et magazines, posters, flyers, stickers, cassettes, dépliants, cartes postales, vinyles, CD, DVD, pages Web, emails, etc. et est en constante augmentation et actualisation. Organisé suivant des catégories simples — auteur, éditeur et format — ce fonds fait apparaître naturellement des sous-ensembles et propose des lectures croisées des différents domaines de création : du graphisme, de la création sonore et littéraire, des revues, de la poésie, etc. Plus de 2500 artistes internationaux sont présents dans cette collection. www.cneai.com/fmra

 

* Système de circulation d’écrits clandestins, manuscrits comme dactylographiés, et jugés comme rebelles par le système politique alors en place en URSS et dans les pays du bloc de l’Est et produits par des individus membres de ces réseaux informels.

* Système de micro-édition, c’est-à-dire des écrits ou imprimés dont la fabrication ne les destinait pas à la conservation comme les affiches ou les billets.

COMPAGNIE FluO

NADIA LARINA

Every Drop Of My Blood
Le corps performatif : regards croisés

14.12 au 18.12 2021

Dans le cadre de l’année croisée France-Russie, la Compagnie FluO propose une installation plastique, musicale et participative, en lien avec la création chorégraphique Every Drop Of My Blood. Les spectateurs pourront mettre en mots et en corps leurs expériences liées au conditionnement des corps, aux rapports de domination, à la binarité des genres, aux contraintes normatives imposées par la société.

Installation accessible au public du 14.12 au 18.12 aux horaires d’ouverture de la galerie.

Mardi 14 / Jeudi 16 / Samedi 18 /// 17h-19h __ Ateliers
Permanences collectes de témoignages et improvisation chorégraphique (Samedi à partir de 14h)

Mardi 14 / Jeudi 16 / Samedi 18 /// 19h __ 

Performance chorégraphique de Nadia Larina, danseuse et chorégraphe russo-française

Samedi 18.12 /// 20h __ Débat 
« Le corps nu et performatif sur les scènes française et russe : regards croisés » – 
Intervenants : Nadia Larina, chorégraphe et danseuse russo-française, Jean-Luc Terrade, metteur en scène et Stéphanie Pichon, journaliste-spécialiste de la danse.

Réservations : fluo.cie@gmail.com

Lire le dossier de présentation

Le 19 novembre 2021, Bakery Art Gallery invitait la compagnie FemmeSavantes pour la soirée « Ouverture du Cercle ». Placée sous le signe du théâtre, la soirée était l’occasion, pour la compagnie, de présenter ses travaux et projets en cours. Lectures, projections, dispositifs sonores, exposition d’une oeuvre de Messua Wolff étaient au programme. Bagheera Poulin s’est entourée d’anciens élèves du cours Florent de Bordeaux pour une mise en scène haute en poésie. La soirée a pris fin avec un happening écrit et mis en scène par Bagheera Poulin faisant écho à l’exposition « Bunkers & Palombières » de l’artiste Nicolas Daubanes dont les oeuvres étaient présentées chez BAG au même moment.