23.09__16.10.21 Vernissage jeudi 23 .09.2021 à 17:00 Exposition des diplômés DNSEP Design 2021 de l’ebabx école supérieure des beaux-arts de Bordeaux avec Alix Caumont, Jérémie Nardella, Justine Puech, Kexin Qi et Maria Luisa Rojano. Sur une proposition de Pierre Ponant dans une mise en espace de Denys Zhdanov et une conception graphique de Maria Luisa Rojano et Jérémie Nardella Horaires d’ouverture : du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 11h à 15h. EXIT Tel est l’intitulé que se sont appropriés les étudiants, aujourd’hui diplômés en art mention design, pour nommer l’exposition de leurs travaux, proposée aux regards d’un public plus large que le seul jury de professionnels qui a délibéré sur leur statut au mois de juin dernier. La sortie de l’école, tous les étudiants y aspirent avec cette envie d’apprendre et de continuer leur formation dans un vrai contexte professionnel. Un contexte qu’ils vont enrichir de leur personnalité, de leur vision et de leurs recherches. À la sortie, tout démarre, tout reste à apprendre. Cinq diplômes sont présentés, reflétant certains enjeux du design qui se déploient dans des pratiques situées et signifiantes, explorant par le graphisme, l’édition, le dessin ou la scénographie urbaine, les questions révélées par une actualité contemporaine en plein bouleversement. Économie globalisée, décroissance ou croissance, « gender studies », écosystèmes urbains, un questionnement inévitable aujourd’hui mais qui prend, peut-être un autre sens au sein d’un cursus d’une école d’art et de design qui peut générer des situations d’utopie. Alix Caumont L’approche d’Alix Caumont sur ces sujets est double. D’une part, il révèle, par l’observation dans le cadre d’un travail ponctuel de cariste dans un entrepôt de grande distribution, un habitat où l’individu vivrait comme dans un lieu de stockage. Un stockage de ses biens personnels et du quotidien. Ce lieu étant lui-même partie intégrante d’un ensemble, monumental, d’habitats collectifs. Chaque ensemble est intégré à une trame urbaine à l’échelle d’une cité sans limites. Les maquettes d’Alix Caumont nous confrontent à une certaine dystopie de nos comportements. Le second projet aborde un tout autre débat : celui où une pratique décroissante peut entraîner sa propre récupération par l’industrie du luxe, une des activités les plus florissantes du secteur boursier. D’autre part, Alix Caumont est un marcheur (au sens propre) et grand utilisateur de sneackers. Sa pratique et son observation l’amènent à réfléchir et à concevoir une économie du recyclage. Il conçoit ses chaussures à partir d’éléments pris à d’autres chaussures qu’il a démontées. Si l’enjeu d’une pratique écologique et démocratique conduit ce travail, il n’en pose pas moins la question du positionnement de l’objet conçu et du registre dans lequel il se situe, multiple ou pièce unique, marché global ou marché de l’art ? Jérémie Nardella revendique son appartenance à la communauté des gens du voyage. Par des installations de réalité virtuelle et augmentée, il nous entraîne dans une scénographie qui ressemble à une fête foraine. Nous entrons alors dans quatre mondes révélant chacun des désirs ou revendications propres. Le premier se met au service de la communauté Queer et de ses acteurs. Cette communauté souffrant d’un ostracisme quotidien s’est vu supprimer, par le confinement, les lieux qui lui permettent d’exister, les lieux de la nuit. Jérémie Nardella propose la conception et la réalisation de masques virtuels au moyen d’un smartphone permettant de mettre en scène sa propre transformation et d’aller l’exhiber, sans sortir de chez lui, dans un second espace virtuel inter-agissant avec d’autres lieux et corps au son de la musique. Communautés souvent décriées comme celles de « voleurs de poules », les gens du voyage subissent depuis des millénaires la méfiance et les insultes, si ce n’est leur extermination programmée, pour cause de leur non-sédentarisation. Dans un autre projet, Jérémie Nardella nous invite à un jeu de rôle où nous prenons la forme d’un lapin qui s’immisce dans les méandres de préjugés, souvent hostiles, de communautés fermées de la banlieue bordelaise. Le dernier monde qu’il nous propose d’explorer est une sorte d’itinérance sans fin, à travers des mondes oniriques, à la recherche d’un point géographique indéfinissable. Peut-être à l’image de cette communauté qui n’a jamais eu de revendications territoriales. Justine Puech Longtemps assimilée à un espace d’enfermement voire d’emprisonnement pour les femmes, la cuisine, en ce début du XXIe siècle, se voit radicalement changée non pas dans sa fonction, mais dans la façon dont on l’habite. La présence des corps ne répond plus à une seule et unique règle mais à de multiples questionnements. La hiérarchie sociale semble s’y estomper. Par la mise œuvre d’une recette somme toute assez conventionnelle, la blanquette de veau, Justine Puech tente l’exercice délicat de sa mise en scène. Elle s’adonne, le temps d’une préparation et d’une cuisson en direc, à une performance où le public se sent obligé de participer au débat. Un débat qui remet en cause certaines idées sur l’aliénation féminine par la cuisine. Dans sa cuisine, Justine Puech, par sa chorégraphie, met à distance la modernité et ses frasques technologiques pour ne laisser agir que le seul plaisir de la langue et du palais. Kexin Qi Kexin Qi nous présente deux scénographies urbaines. Elle nous invite, en plein cœur de Bordeaux, place des Quinconces, au-dessus du pôle d’échanges du tramway, à prendre quelques minutes de nos parcours programmés, pour effectuer une promenade dans la canopée des arbres qui poussent tout au long des voies et qui aboutissent au bord de la Garonne. Cette réflexion ne s’inscrit pas dans cette tendance à la végétalisation de nos cités mais tente une optimisation de l’existant. Le parcours proposé est ponctué de stations, sous la forme de microarchitectures, où l’on peut regarder le ciel, observer la nidification des oiseaux ou tout simplement contempler les courants de la Garonne. Un parcours pour notre santé psychique où l’on peut s’adonner à la rêverie. Toujours dans une approche d’ornithologie urbaine, Kexin Qi réalise des scénographies à l’attention des oiseaux. Dispersées dans les parcs bordelais, elles agissent à la fois comme des points de repères et de protection d’une partie de la faune urbaine. Maria Luisa Rojano Maria Luisa Rojano est engagée et souhaite développer un travail graphique d’utilité publique. Originaire de Colombie, elle nous parle de son pays avec un regard sans concession sur le statut de la femme colombienne face à la violence dont elle est souvent la victime par les féminicides en hausse constante dans le pays. Maria Luisa Rojano nous parle de traditions musicales avec les rythmes de Salsa dont les paroles chantées sont de véritables appels à la culpabilisation et au meurtre des femmes et entrent insidieusement dans les foyers par les playlist. Mala Mujer (mauvaise femme) est l’intitulé d’une série d’affiches dénonçant cet état de fait. Sa démarche graphique est aussi de donner un sens et une représentation visuelle à des données abstraites comme le parcours d’un-e immigré-e face aux vicissitudes tant administratives qu’économiques quand on tente de s’arrimer à une terre d’accueil. La cartographie ressentie est un outil de représentation d’un parcours de vie et Maria Luisa Rojano nous propose d’approcher le sien et celui de sa famille proche. La plateforme Master option Art mention Design de l’ebabx est animée par : Franck Houndegla (scénographe, designer) Didier Lechenne (graphiste) Pierre Ponant (historien et curateur) Camille de Singly (théoricienne du design) Jean Charles Zebo (architecte et designer)

Cet été sur la place Michel Martin, à Lège-Cap-Ferret, s’est installée la Belle Brocante. BAG a pris part à cette Brocante qui avait lieu tous les samedi durant le mois de juillet et août 2021. Cet évènement était l’occasion pour la galerie de présenter les œuvres de la collection MULTIPLES du cneai (Centre National Édition Art Image) dont BAG est dépositaire, des oeuvres disponibles à partir de 20€.

Urban forest   24/07 (reporté)

Urban Forest, une manifestation parallèle au Festival Culture-Cultures : installation d’une forêt urbaine d’un millier de plants issus de la collection de Jean-Marc Parra + un concert + une rencontre. 

L’exposition en quelques lignes : Nous avons toujours vécu grâce aux plantes. Aussi, par nécessité et par curiosité, quand cela a été possible, nous sommes allés aux quatre coins du monde à leur découverte. Et même s’il nous paraît que les plantes qui nous semblent familières sont présentes depuis toujours. En fait, chaque plante a son histoire liée à celle des hommes. Fleurs, fruits, tubercules, semences, arbres arrivent en Europe et envahissent les quais des ports avant d’être disséminés sur les continents. 

Je vais tenter de relier les 5 continents par le biais des plantes endémiques. Zanthoxylum, plectranthus, solanaceae, labiaceae, sapindaceae… vont se donner les racines et les branches pour traverser les océans afin  d’embellir, relever, épicer les diverses cuisines à travers le monde. Les céréales font partie de ces grandes voyageuses, et sont devenues un élément essentiel d’un repas : le pain. Lors d’une rencontre, Jean-Marc Parra racontera dans sa langue malicieuse, la longue et fabuleuse migration des plantes à travers les époques et les continent.
Biographie : Dès les années 70, ayant choisi d’être agriculteur, j’oriente ma ferme vers la production de vieilles variétés de légumes et d’aromatiques pour redonner un sens au goût. Je rencontre des cuisiniers au travers des différentes expositions florales avec qui je collabore, et qui m’aident à orienter ma pépinière vers la découverte des saveurs. 50 ans après, cette passion reste inchangée et la trouvaille de nouvelles plantes m’émerveille autant qu’au départ. 

 

Concert du duo CANTO composé de Baptiste Castets et Eddie Dhiani, autour d’un répertoire de musique traditionnelle, biguines, musique brésilienne ou cubaine avec des reprises de Marc Perrone, Pierre & Eddy Louiss, Buena Vista Social Club… Le duo revisitera ces répertoires avec une grande liberté, parfois à deux guitares, parfois guitare – batterie : une musique à écouter et à danser !

Winter is coming  27/09___16/10

Afin de célébrer les jeunes dimplomé.e.s du Dnsep Art mention Design 2021de l’École des Beaux Arts de Bordeaux (EBABX), la galerie BAG hébergera l’exposition Winter is coming.

Seront exposé.e.s d’Alix Caumont, Jérémie Nardella, Justine Puech, Kexin Qi et Maria Luisa Rojano, sur une proposition de Pierre Ponant dans une mise en espace de Denys Zhdanov, et avec une conception graphique de Maria Luisa Rojano et Jérémie Nardella.

Le vernissage aura lieu le 23 septembre 2021 à 17h et l’exposition durera un peu moins d’un mois. 

 

24.06___________20.09

SUMMER!

Cette nouvelle saison prolonge un printemps confiné et permet à chacun de respirer l’art à pleins poumons. SUMMER! porte l’idée d‘un temps nécessaire de récupération, physique et spatiale. Les quatre artistes réunies chez BAG sont engagées, résiliantes et retrouvent la notion d’espace au cœur du souffle naturel, celui du vent et des siffleurs, des fragrances des polders et du sfumato des ciels pollués des grandes villes. 

Nature Blow&space 

L’exposition présente les œuvres dAdélaïde Fériot, Nuit Lavande, 2019 tableau de soie aux couleurs naturelles récemment montré au Palais de Tokyo, Lucette, 2019 de Marion Laborde, poème sifflé par deux bergers béarnais en Vallée d’Ossau, Eau de Polder – lEssence de Mastenbroek, 2005-2021 de Birthe Leemeijer, œuvre olfactive, Aral Revival, 2013 de Sarah Trouche, luttant contre le vent. Le toucher, l’ouïe, l’odorat et la vue sont convoqués. Le goût sera produit par le laboratoire de boulangerie biologique de BAG : une meringue soufflée légère comme le vent.. 

Pour ce second volet, BAG_ Bakery Art Gallery présentera en regard des œuvres de l’exposition, les œuvres choisies par les 4 artistes dans la collection du Centre National Edition Art Image, élaborant un dialogue avec leurs propres œuvres. 

Autour de Joseph Beuys (1921-1986), à l’occasion de l’anniversaire de son centenaire, BAG organise un cycle de rencontres en partenariat avec le Goethe Institut de Bordeaux. Effectivement, ce sont les concepts de Sculpture sociale et d’art élargi qui ont servi de socle à cette exposition conçue par Christian Pallatier.

Les 4 artistes invitées ont sélectionné une œuvre dans la collection Multiples du Centre national édition art image (CNEAI =) en contrepoint des pièces de l’exposition.

 

Adélaïde Fériot a choisi

 

François Curlet

Make-up, 2000. 

39,5 × 48,5 cm 

Gravure, eau forte avec impression en noir sur papier vélin d’Arches. Lorsque l’Anthropocène maquille la nature et offre des formes monstrueusement belle.

 

Artiste français gardant comme point d’ancrage à Bruxelles. Son œuvre se défini par des détournements burlesques, jeux de mots visuels, autodérision, décalages … Il se sert de tous les objets qui l’entoure pour créer un univers ludico-poétique. Grâce à l’humour et la légèreté, François Curlet aborde l’art de manière décomplexé. Son œuvre se plait donc à associer des idées, parfois opposées au sein d’un même objet.

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Marion Laborde a choisi 

Maja Spasova

Voyage romantique sur la Seine I, II, III.

74 x 105 cm

Série limité de 22 exemplaires numérotés et signés.

Imprimé par l’atelier Eric Seydoux, Paris

 

Une rencontre entre projections et reflets lumineux au rythme des vagues de la Seine. Images réalisées à l’occasion d’un parcours en péniche où l’artiste projetait des textes de petites annonces sur les édifices parisiens. 

Maja Spasova joue sur les expériences et les contradictions associés aux situations. Elle plonge les passants dans une dimension où se mêlent l’art et la vie pour finalement finir par se confondre. 

Les projections lumineuses se révèlent aussi dématérialisée que le souffle des bergers de la Vallée d’Ossau : présents, éphémères et poétiques.

 

 

Birthe Leemeijer a choisi 

 

Manfred Jade

“Plantes triptyque n°3“ 

Suite de 3 photo-lithographiques en couleur sur papier BFK Rives 250g. 

52 x 66 cm. Série de 20 exemplaires numérotés, signés. 

 

La nature montrée comme une matière abstraite et dense, dans une approche résolument minimaliste tisse un lien avec Eau de Polder. Une œuvre all-over qui, comme le parfum n’a ni centralité, ni point de fuite.

Sarah Trouche a choisi

 

Philippe Cazal

“Encore“, 1998. 46 x 32 cm.

Edité à 32 exemplaires numérotés, datés, signés. 

 

Cette triple répétition énigmatique d’un seul et même mot signifiant lui-même la résilience. Avec cette œuvre, elle souligne sa volonté de ne pas lâcher prise, de résister. Cette répétition illustre son courage et sa force face au vent de la mer d’Aral. 

Artiste français, il fait ses études à l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Il commence en étant peintre et sculpteur puis réalise des assemblages d’objets inspirés de la société de consommation à travers la politique, l’économie, le social ou encore la ville.

De 1975 à 1980, il appartient au groupe UNTEL, miroir critique et dynamique de l’art au contact du réel. Ils examinent le quotidien et ses banalités ainsi que l’espace public grâce à une série d’actions et d’interventions, la plupart du temps exécutées dans la rue, ce qui invitait le public à repenser le monde.

Après la séparation de UNTEL en 80, il « radicalise » sa pratique et devient artiste publicitaire. Il transforme alors son nom comme image de marque, qui découlera en logo. Son travail est alors décliné sur des supports divers, peinture, sculpture, photographie, livre, reprenant ainsi les codes du marketing.