BAG a eu le plaisir d’accueillir un concert de Marc Delmas et le privilège de découvrir des chansons inédites.
C’était dimanche 19 décembre 2021 dans un des espaces de la Galerie.
Merci à :
__Marc Delmas
__Christophe
__JodetDidier
__OttavianiMarc Closier
___ OLGA KISSELEVA ___
Rivière de lait aux berges de kissel
Projet VOIE LACTÉE en collaboration avec Taisiya Polishchuk et Tatiana Drozd
___ MOTTO BOOKS DISPLAY ___
___ COMPAGNIE FluO – NADIA LARINA ___
Vendredi 10.12 /// 19h30 __ Performance artistique & culinaire réalisée avec le soutien de Sturia et des chef.fe.s : Vivien Durand (Le Prince Noir), Oxana Crétu (Le CroMagnon) et Franck Audu (La Tupina).
Dégustation Kissel / Lunas de BAG Boulangerie, autour d’un verre.
Dimanche 12.12 /// 13h __ Brunch-rencontre avec Olga Kisseleva
BLINIS
Exposition du 10 au 31 décembre 2021
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BLINIS est une manifestation pluridisciplinaire qui incorpore, malaxe, pétrie les disciplines artistiques et gastronomiques mixant expositions, performances, dégustations, rencontres et jeux. Dernier volet de la saison d’automne intitulée “WINTER IS COMING“, BLINIS est réalisé dans le cadre de “l’Année croisée France – Russie 2021“ avec le soutien de la ville de Bordeaux et du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Une co-production BAG_Bakery Art Gallery et Centre National Edition Art Image (cneai=).
Co-commissariat : Sylvie Boulanger, Christian Pallatier, Alexis Zavialoff
OLGA KISSELEVA ___ Rivière de lait aux berges de kissel
Un voile de lait chemine sur la table de bois peinte d’un enduit naturel de poudre de lait. Les OBUs* empilés, des architectes Elisabeth Lemercier et Philippe Bona, supportent cette installation qui matérialise la rivière de lait imaginée par Olga Kisseleva.
C’est derrière ce voile que nous revisitons les contes russes et slaves puisque la légendaire rivière de lait aux berges de kissel abreuve un pays de Cocagne utopique où les paysages même sont comestibles, la paresse est une vertu et la jeunesse éternelle. Elle prend place dans les histoires mettant en scène la vieille et terrible sorcière Baba Yaga. Cette rivière, depuis près de 1000 ans, côtoie, dans ces légendes, un pommier sauvage pouvant bavarder avec les passant·e·s, un tapis volant, une chapka d’invisibilité ainsi que la hutte en bois de la sorcière posée sur deux pattes de poule lui permettant de se mouvoir.
Olga Kisseleva réalise ici un travail autour du kissel (ce dessert russe traditionnel sous forme de soupe, à base de fruits rouges et parfois agrémenté de vin rouge) mais surtout autour du lait, qui prend la forme d’un breuvage essentiel : une base de nourriture pour beaucoup de civilisations. Le lait est entendu comme boisson de vie, nécessaire pour l’être venant de naître. Bien souvent symbolisé comme la nourriture des divinités, le lait est une métaphore de la gentillesse, de l’attention, de la compassion, de l’abondance et de la fertilité. Son goût léger et doux, mais également sa couleur d’un blanc pur, en font un symbole de pureté.
Cependant, sa consommation peut être l’objet de critique puisque sa surproduction conduit à des problématiques écologiques, notamment en terme de tri des déchets plastiques, mais c’est aussi la surconsommation de ce produit qui est y questionné, car cette dernière peut entraîner des dysfonctions corporelles, car le lait est, à l’origine, destiné à nourrir l’enfant ou l’animal venant de naître.
En collaboration avec la BAG_Bakery Art Gallery et ses collègues scientifiques, Olga Kisseleva propose une réflexion sur l’impact des futures utilisations du lait sur la société. L’exposition présente des œuvres du projet EDEN d’Olga Kisseleva qui a reçu, en 2020, le Grand Prix STARTS de la Communauté européenne pour sa collaboration innovante entre art, science et technologies. À l’occasion de l’exposition BLINIS, seront activées les pièces réalisées pour le nouveau projet “La Voie Lactée“, en collaboration avec Taisiya Polishchuk, Tatiana Drozd, Victoria Ananyan, le soutien de la Fondation Aleksandr Savchuk et de BAG_Bakery Art Gallery.
* Original Bipolar Units, système modulaire d’agencement pour le stockage, la classification et l’exposition, conçus par les architectes Elisabeth Lemercier et Philippe Bona. matériaux : acier bichromaté – caoutchouc multipolaire dimensions : L348 x H132 x P480 mm. épaisseur de l’acier : 15/10 éme et 20/10éme, fabriqué en France. © Bona-Lemercier architectes, 2011
OLGA KISSELEVA ___ Forêt en mouvement
Une œuvre d’Olga Kisseleva, en collaboration avec l’ONB (Opéra National de Bordeaux).
La réputation artistique d’Olga Kisseleva, formée aux mathématiques et à l’art, n’est aujourd’hui plus à refaire. Elle jouit, depuis de nombreuses années, d’une grande relation avec la nature et collabore avec des scientifiques comme des ingénieur·e·s ou encore des agronomes.
Par son travail, elle souhaite faire prendre conscience à tou·te·s du dialogue incessant qu’entretiennent les arbres, de même que la communication permanente qui les anime. Ses travaux évoquent des questionnements sur l’agissement sur le milieu naturel, pour écouter l’environnement afin de prévenir les disparitions à venir. Tout ceci pose la question suivante : peut-on sauver la nature ou bien s’agit-il d’une utopie ?
Olga Kisseleva demeure une artiste atypique et engagée, ayant conscience de la fragilité, mais aussi de l’évolution permanente de l’environnement puisque toute disparition cause indubitablement des bouleversements au sein même de l’écosystème.
Olga Kisseleva demeure une artiste atypique et engagée, ayant conscience de la fragilité, mais aussi de l’évolution permanente de l’environnement puisque toute disparition cause indubitablement des bouleversements au sein même de l’écosystème.
Dans son travail, Olga Kisseleva introduit le concept “d’intelligence bio-inspirée”, conçu en lien avec des spécialistes du comportement des organismes vivants, notamment des plantes. Tout ceci prend alors place dans le projet EDEN, qui va ainsi permettre une chorégraphie grâce à l’intelligence des arbres, et non à celle des IA (intelligences artificielles). En collaboration avec des laboratoires du CNRS, elle met en place les systèmes T2N et T2T afin de rassembler et d’interpréter des données sur la communication des forêts en mouvement. Il s’agit d’une dynamique naturelle afin de recréer des formes de naturalité originelle avec l’environnement en place.
OLGA KISSELEVA ___ La voie lactée
La voie lactée d’Olga Kisseleva en collaboration avec Taisiya Savchuk-Polishchuk, Tatiana Drozd, est une vidéo dans laquelle dansent et performent Victoria Ananyan et Simone Tribuna (Ballets de Monté- Carlo).
« La voie lactée » explore une ressource essentielle : le lait, une des bases de notre alimentation, comme de notre civilisation.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés à la surconsommation du lait en tant qu’élément nutritionnel qui peut être nocif pour la santé en cas de mauvaise utilisation, et à la surproduction de lait qui devient un problème écologique, notamment en raison de son non-recyclage. Développé en partenariat avec des acteurs scientifiques, industriels et écologiques de la production et de la transformation du lait, le projet explore les possibilités futures d’intégration intelligente de cette substance essentielle et symbolique, et l’impact que ses utilisations futures pourraient avoir sur la société.
OLGA KISSELEVA ___
» Olga Kisseleva tient une place à part dans le monde de l’art. Sa relation intense avec la nature et ses innombrables collaborations avec des scientifiques (ingénieurs, agronomes…) du monde entier sont à l’origine d’une démarche tout à fait originale. Le souhait de cette artiste et brillante universitaire est de montrer, de faire comprendre, voire de faire entendre, le dialogue des arbres, la communication permanente qui les anime et dont, le plus souvent, nos contemporains n’ont aucune conscience.
Comment reconstituer notre nature en perdition et pourquoi faut-il agir immédiatement sur l’état naturel ? Comment réparer, écouter la nature altérée et prendre des responsabilités pour la sauvegarder et prévenir les disparitions qui découlent de cette altération ? L’utopie peut-elle devenir réelle et prendre davantage d’ampleur pour sauver, ramener à la vie des arbres, les faire communiquer entre eux et mieux les préserver ? Telles sont les interrogations et les finalités de cette artiste atypique et engagée, consciente de la fragilité comme de l’évolution permanente de notre environnement et pour qui à chaque disparition d’un élément du vivant entraîne un bouleversement de l’écosystème. Toute perte met en péril l’équilibre de l’ensemble … «
Chantal Colleu-Dumond
Directrice du domaine de Chaumont-sur-Loire Olga Kisseleva EDEN, monographie, 2021, ArtsHebdoMedias, Paris
Olga Kisseleva est artiste et chercheur. Depuis 2000, elle enseigne Art & Science à la Sorbonne.
Olga Kisseleva a exposé au Musée d’art moderne (Paris), au KIASMA (Helsinki, Finlande), au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia (Madrid, Espagne) , Fondation Cartier pour l’art contemporain (Paris), Centre Georges Pompidou (Paris, France), Musée Guggenheim (Bilbao, Espagne), Art Institute (Chicago, USA), Centre National d’Art Contemporain (Moscou), Musée du Louvre (Paris), ainsi que la Biennale de Dakar (2002), Biennale de Tirana (2003), Biennale de Moscou (2011), Biennale d’Istanbul (2013), Biennale de Berlin (2014), la Biennale de Venise (2015)… Ses œuvres font partie des plus de 25 collections des musées, comme le Centre Pompidou (Paris, France),
la Fondation Louis Vuitton (Paris, France), le ZKM (Karlsruhe, Allemagne), le Musée d’art moderne de Moscou (Moscou, Russie), le Centre national d’art contemporain (Moscou, Russie), le Centre Getty (Los Angeles, CA), le Musée d’art moderne (MoMA, New York City, NY).
MOTTO BOOKS DISPLAY ___
Scénario : Alexis Zavialoff / Sylvie Boulanger
Scénographie : Jacques Pelletier
L’exposition Motto Books mêle habilement pratiques artistes et “humanités technologiques” afin de mettre en valeur la culture du Samizdat* et de l’Éphéméra*. Dans certains pays, comme la France ou la Russie, des réseaux d’artistes se forment, mais sont laissés pour compte par la diffusion actuelle de la marchandisation de l’art. Cependant, ces mêmes artistes, chorégraphes, graphistes et autres parviennent à diffuser leurs œuvres sous forme de publications tout en réinventant une manière de créer dite “nomade”. Ce dynamisme est une existence commune entre les terres françaises, comme russes, aussi bien pour les artistes émergent·e·s comme incontestables. Bordeaux-Métropole, par son invitation, tend donc à exprimer cette réalité conjointe des deux pays puisque, depuis une dizaine d’années, les publications artistiques forment des collections toutes aussi entières qu’importantes dans ce champ créatif soutenu par les nouvelles technologies d’échange de savoirs.
Blinis prend ainsi la forme d’une exposition d’une trentaine de livres d’artistes organisée sur la base des collections de Motto Books (Alexis Zavialoff) et du CNEAI. C’est en 2007, qu’Alexis Zavialoff crée Motto : une société de distribution suisse de magazines et de fanzines, ce qui était jusqu’alors inédit sur le territoire. Un an après, une première librairie permanente voit le jour, à Berlin-Kreuzberg. Ce magasin est une progression naturelle des librairies temporaires itinérantes que Motto a organisées en Suisse, puis à l’étranger. Motto a pour particularité d’offrir la possibilité de dénicher d’anciens numéros de magazines sélectionnés, ainsi qu’une large sélection de publications d’artistes, y compris des projets plus expérimentaux à des tirages parfois très réduits.
Motto Books fonctionne régulièrement comme un espace de présentation de livres et de magazines, ainsi que des soirées spéciales consacrées à différentes discussions autour de l’édition sur l’art, le graphisme, la photographie, la typographie et des sujets connexes. Les publications exposées complètent un programme intense d’expositions, de projections, de discussions et de présentations.
Leurs publications prennent un tournant exponentiel pour représenter aujourd’hui pas moins de 20 000 titres avec un catalogue incessamment remis à jour. Après avoir établi des collaborations avec de grands distributeurs internationaux, l’intérêt pour les livres et les petits articles auto-édités est venu naturellement et constitue maintenant une partie importante de l’activité de Motto. Aujourd’hui, Motto distribue plus de 150 éditeurs à plus de 100 endroits dans le monde.
Dans le cadre de ce travail, l’ensemble des artistes a pour vocation le travail, à la fois de l’exposition mais également celui de la performance afin de répondre à la question laissée en suspens par l’exposition : œuvre qui s’expose ? Œuvre qui se partage ?
Ces mêmes questionnements invitent donc le public à partager cet événement autour d’une grande table puisque le programme des performances est une joyeuse réunion d’une relation artistique et gastronomique : performances sonores et filmiques côtoient performances culinaires et gustatives pour former des performances ludiques.
Collection FMRA du CNEAI. Le Cneai = (Centre National Edition Art Image) est un centre d’art contemporain, organisation à but non-lucratif fondée en 1997, à la fois lieu de recherche, de production et de diffusion de l’art. Le centre d’art possède ses propres collections d’œuvres composées de trois fonds : FMRA (petits documents, disques et livres d’artistes), MULTIPLES (estampes et multiples d’artistes), YONA FRIEDMAN (maquettes et dessins de l’architecte).
La collection FMRA est composée de plus de 11 000 livres d’artistes et d’éphéméras ; livres d’artistes, revues et magazines, posters, flyers, stickers, cassettes, dépliants, cartes postales, vinyles, CD, DVD, pages Web, emails, etc. et est en constante augmentation et actualisation. Organisé suivant des catégories simples — auteur, éditeur et format — ce fonds fait apparaître naturellement des sous-ensembles et propose des lectures croisées des différents domaines de création : du graphisme, de la création sonore et littéraire, des revues, de la poésie, etc. Plus de 2500 artistes internationaux sont présents dans cette collection. www.cneai.com/fmra
* Système de circulation d’écrits clandestins, manuscrits comme dactylographiés, et jugés comme rebelles par le système politique alors en place en URSS et dans les pays du bloc de l’Est et produits par des individus membres de ces réseaux informels.
* Système de micro-édition, c’est-à-dire des écrits ou imprimés dont la fabrication ne les destinait pas à la conservation comme les affiches ou les billets.
COMPAGNIE FluO
NADIA LARINA
Every Drop Of My Blood
Le corps performatif : regards croisés
14.12 au 18.12 2021
Dans le cadre de l’année croisée France-Russie, la Compagnie FluO propose une installation plastique, musicale et participative, en lien avec la création chorégraphique Every Drop Of My Blood. Les spectateurs pourront mettre en mots et en corps leurs expériences liées au conditionnement des corps, aux rapports de domination, à la binarité des genres, aux contraintes normatives imposées par la société.
Installation accessible au public du 14.12 au 18.12 aux horaires d’ouverture de la galerie.
Mardi 14 / Jeudi 16 / Samedi 18 /// 17h-19h __ Ateliers
Permanences collectes de témoignages et improvisation chorégraphique (Samedi à partir de 14h)
Mardi 14 / Jeudi 16 / Samedi 18 /// 19h __
Performance chorégraphique de Nadia Larina, danseuse et chorégraphe russo-française
Samedi 18.12 /// 20h __ Débat
« Le corps nu et performatif sur les scènes française et russe : regards croisés » –
Intervenants : Nadia Larina, chorégraphe et danseuse russo-française, Jean-Luc Terrade, metteur en scène et Stéphanie Pichon, journaliste-spécialiste de la danse.
Réservations : fluo.cie@gmail.com
Lire le dossier de présentation
Le 19 novembre 2021, Bakery Art Gallery invitait la compagnie FemmeSavantes pour la soirée « Ouverture du Cercle ». Placée sous le signe du théâtre, la soirée était l’occasion, pour la compagnie, de présenter ses travaux et projets en cours. Lectures, projections, dispositifs sonores, exposition d’une oeuvre de Messua Wolff étaient au programme. Bagheera Poulin s’est entourée d’anciens élèves du cours Florent de Bordeaux pour une mise en scène haute en poésie. La soirée a pris fin avec un happening écrit et mis en scène par Bagheera Poulin faisant écho à l’exposition « Bunkers & Palombières » de l’artiste Nicolas Daubanes dont les oeuvres étaient présentées chez BAG au même moment.
NICOLAS DAUBANES
Vernissage inaugural le jeudi 21.10.2021 de 17h à 22h en présence de l’artiste
Rencontre avec Nicolas Daubanes le 9.11.2021 à 19h
« J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croisement de ce qui va advenir. Mon travail s’inscrit dans la durée, il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégage-ment de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’intensité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique. »
Nicolas Daubanes réalise un travail autour du monde carcéral (dessins, installations, vidéos) issu de résidences immersives dans les maisons d’arrêt, depuis près de 10 ans. Depuis ses dessins à la limaille de fer aux monumentales installations de béton saboté au sucre, Nicolas Daubanes s’intéresse au moment combiné de la suspension et de la chute : il s’agit de voir avant la chute, avant la ruine, l’élan vital. La limaille de fer, matière fine et dangereuse, volatile, utilisée dans les dessins et walldrawings, renvoie aux barreaux des prisons, et par extension à l’évasion. Le béton chargé de sucre est inspiré du geste vain des résistants pendant la seconde guerre mondiale pour saboter les constructions du Mur de l’Atlantique. Temporaire et fugitif.
Pour cette exposition à la galerie BAG, Nicolas Daubanes a produit 6 nouveaux dessins illustrant des espaces sous contrôle : bunkers et palombières. Viennent s’y ajouter des dessins illustrant la chute de la Tour de Babel, des paysages saisis près du camp du Struthof en Alsace, de la montagne au lac de Serre-Ponçon… Silencieux, apaisés, ils se placent en disruption avec une sirène allemande remilitarisée et impossible à activer sous peine de briser les oeuvres et toutes les vitres du bâtiment.
Né en 1983 (FR). Vit et travaille à Marseille. Nicolas Daubanes a exposé dans de nombreuses institutions : la Villa Arson, les Abattoirs (FRAC Occitanie Toulouse), le FRAC Occitanie Montpellier, le MRAC Sérignan… Ses œuvres font partie de collections privées et publiques notamment les FRACs Occitanie Montpellier, Provence-Alpes-Côte-d’Azur…
Nicolas Daubanes est lauréat du Prix Yia 2016, du Grand Prix Occitanie d’art contemporain 2017 et du Prix Mezzanine Sud les Abattoirs 2017, du Prix des Amis du Palais de Tokyo, 2018. En 2019, 2020 il bénéficie d’expositions personnelles au FRAC Provence-Alpes-Côte-d’Azur, au Château d’Oiron et au Palais de Tokyo. En 2021, il est lauréat du Prix Drawing Now. En 2022, il présentera un solo show au Drawing Lab, ainsi qu’une grande installation au Centre Pompidou Metz.
R.C.I (Ration de Campagne Individualisée) 2021 21.5 x 15.5 x 10.5 cm
31 exemplaires Édition Cneai =
Dans le cadre de la relocalisation du marché de Lacapelle-Biron (Lot et Garonne) sur son emplacement d’avant-guerre, sur la place principale du village, Nicolas Daubanes crée une boîte de rationnement intitulée R.C.I. (Ration de campagne individualisée). En résidence à l’association Pollen à Monflanquin, Nicolas Daubanes a mené le projet « Aujourd’hui », visant à faire revivre le marché disparu de la place de Lacapelle-Biron, où il avait lieu avant la déportation tragique des jeunes hommes du village durant la seconde guerre mondiale. L’artiste s’est plongé dans les détails de l’évènement historique et a mené une enquête auprès des habitants, pour leur permettre de se réapproprier cet espace. Par ce geste, Nicolas Daubanes ancre le devoir de mémoire dans le présent, notamment grâce à l’implication de jeunes tout au long du projet. La réhabilitation du marché sur la place du village s’accompagne de la réalisation d’un multiple réalisé en partenariat avec le CNEAI=. Il s’agit d’une boîte de rationnement évoquant celles du front. Dépliable, elle peut être exposée au mur. Elle est réalisée en 31 exemplaires. Comme sur les boites de survie, l’artiste place un coup de tampon rouge sur chaque boîte pour y inscrire le titre.
R.C.I (Ration de Campagne Individualisée) est une boite en carton dépliable en édition limitée contenant une impression en quadri ainsi que des produits glanés sur le marché de Lacapelle- Biron (Lot-et-Garonne) : des pruneaux bio de la région, du pâté de canard, un carnet de notes fait main sur mesure par la libraire du village, du pollen ramassé dans la région et une fiole d’eau de vie, des « biscuits de guerre » fabriqués par BAG_Bakery Art Gallery.
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« S.A.I.P. » (Système d’Alerte et d’Information aux populations), sirène de camp militaire allemand et couvertures, 160 x 160 x 200 cm, 2018.
Vue de l’exposition « O.K.L.M. » (Au Calme), Château de Servière, Marseille, 2018. © Jc Lett.
« Nicolas Daubanes nous invite ici au repos. Ce repos qui s’impose à celui ou celle qui se retrouve loin de toute contrainte quotidienne. Il a vu cette parenthèse comme une mise en sourdine trop courte qui n’efface rien des angoisses, mais qui les transformeraient plutôt en bombe à retardement. Il y répond logiquement par une installation potentiellement explosive, comme pourrait l’être le retour à une vie dite normale. Une sirène militaire trouvée dans un surplus d’armée et réparée clandestinement côtoie des dessins de paysages dénués de toute présence humaine, réalisés sur des plaques de verre avec une poudre de métal projetée. Sur le sol de l’exposition des centaines de couvertures militaires, généralement amassées dans des situations d’urgence, sont prêtes à être utilisées. La sirène est branchée, et pourrait être activée à tout moment, malgré l’interdiction d’utilisation dont elle est frappée. Les dommages qu’elle pourrait causer en raison de sa puissance menacent de faire exploser les paysages sur verre contemplés longuement depuis l’hôtel. La mise à distance de l’anxiété du monde contemporain, son stress, a été pensé comme un cri que l’on étouffe ; cri que l’artiste compte raviver à la fin du PAC en activant la sirène après l’avoir ceinturée de couvertures. »
Extrait du Texte de Nathalie Desmet pour ESSE : Printemps de l’art contemporain, Marseille, 2018
Pop in the city est un évènement touristique et sportif qui permet de découvrir une ville autrement. Il s’agit d’un raid urbain féminin, regroupant 500 femmes sur une journée. L’évènement se déroule de la sorte : des équipes composées de deux femmes, munies d’une carte de la ville et d’un roadbook, doivent accomplir le maximum de challenges possibles, défis faisant appel aux capacités sportives et créatives des participantes. Une fois la ligne d’arrivée franchie, l’objectif est d’avoir vécu un maximum d’expériences. Cinq catégories rassemblent une trentaine de challenges : Culture, Art, Sport, Solidarité et Extrême.
Le samedi 16 octobre 2021, Pop in the city proposait à ses participantes de découvrir la ville de Bordeaux ! Et lors de leur course effrénée, parmi les challenges proposés, les « popeuses » pouvaient découvrir comment créer leur propre levain avec Sylvie Pallatier chez BAG. Souvenirs en images…
Crédit Photos : Pop in the city