La Bakery Art Gallery a le plaisir de vous convier à la rencontre dialogue autour de l’exposition 1400°.

18h30__19h30 // Gallery side – le bar restera ouvert jusqu’à 21h00
Cette soirée propose un temps d’échange et de réflexion autour du projet. Valérie Blaize présentera le projet 1400° : ses origines, ses intentions et ses modalités de mise en œuvre. Jean-François Bourlard reviendra sur sa pratique de la céramique (« Raku Punk »). Au cours d’une discussion avec l’historien d’art et commissaire d’exposition Christian Pallatier, les artistes évoqueront leurs processus de travail et la mise en regard de leurs œuvres. Pensée comme un espace de dialogue, cette rencontre dépasse le champ de la céramique pour aborder la dimension pluridisciplinaire du projet.

Réalisé dans le cadre du Nikon Film Festival, le court-métrage « L’œuvre » de Marion Pussey propose une réflexion contemporaine sur notre manière de percevoir l’art. À travers une mise en scène épurée, le film explore la pluralité des regards portés sur une même œuvre, révélant les écarts d’interprétation, les incompréhensions, mais aussi la richesse des lectures individuelles.
Le tournage s’est déroulé à la Bakery Art Gallery. Ce choix de décor confère au film une authenticité particulière, en capturant non seulement les œuvres, mais aussi l’atmosphère propre à la galerie.
Le film a été réalisé pendant l’exposition de BARBARA SCHROEDER // At the Centre of their Shadow // 16.10.2025 – 29.11.2025. Cette immersion directe dans l’exposition permet d’ancrer la narration dans une expérience concrète, où l’œuvre exposée devient à la fois sujet, objet et catalyseur de réactions.
À la croisée du cinéma et de l’exposition, ce projet illustre pleinement le dialogue entre création audiovisuelle et art contemporain, tout en mettant en lumière la Bakery Art Gallery comme un lieu de production, de diffusion et d’expérimentation artistique.

Christophe Cinq-Fraix développe des pratiques transversales qui mobilisent une grande diversité de médiums, allant de l’installation à la sculpture, en passant par la photographie et diverses expérimentations visuelles. Il conçoit notamment des totems et des dispositifs in situ, réemployant des matériaux trouvés sur les plages – branches, filets ou déchets marins. Ces créations, par essence éphémères, intègrent leur propre disparition comme une étape du processus, la photographie venant en assurer la persistance mémorielle.
Son travail questionne notre rapport aux images, aux objets et aux traces que nous produisons dans notre environnement. Attaché aux matériaux ordinaires et aux formes simples, Christophe Cinq-Fraix construit, par assemblage, une esthétique du quotidien : figures hybrides évoquant des monstres primitifs, mobiles animés par le vent ou structures abstraites de grande échelle.
Par ailleurs, l’artiste explore les jeux de reflets dans l’eau et les scènes du quotidien. Ces séries photographiques interrogent à la fois des dimensions intimes et des enjeux sociétaux, tel l’isolement – particulièrement durant les périodes de confinement -, ou les mutations des modes de vie. À travers cette pluralité de pratique, il cherche à susciter une expérience sensible et poétique du regard.


Ses œuvres entretiennent une proximité manifeste avec l’Art brut, le Surréalisme, l’art cinétique ou encore le Land Art. Les totems photographiés évoquent l’univers de Gaston Chaissac, les miroitements renvoient aux Matériologies de Dubuffet, tandis que d’autres expérimentations font échos aux frottages de Max Ernst et aux tableaux rébus de Magritte. Ainsi, la démarche de Christophe Cinq-Fraix ne relève pas d’une approche strictement photographique : il opère en plasticien, intégrant consciemment les héritages formels du XXe siècle, tout en les reconfigurant à l’aune des outils numériques contemporains.